scholarly journals Officiers et marchands : les sociétés de commerce des fourrures, 1715-1760

2008 ◽  
Vol 40 (3) ◽  
pp. 409-428
Author(s):  
Gratien Allaire

RÉSUMÉ L'analyse de 202 contrats notariés de société pour le commerce des fourrures donne, de cet aspect du commerce, un portrait plus précis que celui que l'on a tiré de la correspondance administrative. Mise en place et rodée à partir de 1715, cette forme d'exploitation prend toute son importance entre 1722 et 1734, pour décliner ensuite. Au cours de ces 8 ans, les officiers et les commandants de poste s'associent à des marchands-voyageurs pour l'exploitation des postes. Alors que les premiers apportent à la société le droit de faire la traite, les seconds se chargent de la gestion des affaires. Quant aux marchands-équipeurs, ils approvisionnent ces sociétés sans en faire partie.


2010 ◽  
Vol 63 (1) ◽  
pp. 5-31 ◽  
Author(s):  
François Antaya

Résumé Au début du XIXe siècle, la Haute-Mauricie est investie par trois grandes compagnies intéressées dans le commerce des fourrures : la North West Company, la King’s Posts Company et la Hudson’s Bay Company. Si la présence de ces compagnies dans le bassin de la rivière Saint-Maurice a fait l’objet de recherches approfondies, les activités des petits commerçants et la main-d’oeuvre qu’ils employèrent sont demeurées jusqu’à présent méconnues. Pourtant, comme l’attestent les engagements contractés devant les notaires trifluviens, des marchands indépendants, profitant d’une période de flottement, ont été particulièrement actifs sur ce territoire entre 1815 et 1822. Comparativement aux compagnies avec lesquelles ils peinaient à rivaliser, ces derniers employèrent des engagés amérindiens dans des proportions beaucoup plus fortes, majoritairement des Abénaquis de Saint-François-du-Lac et de Bécancour. À travers l’étude des modalités d’embauche des engagés amérindiens, cet article vise à illustrer leur rôle particulier dans la traite du Saint-Maurice, notamment à titre de chasseurs salariés, et, par le fait même, jette un nouvel éclairage sur les stratégies des marchands indépendants.



2005 ◽  
Vol 60 (4) ◽  
pp. 791-815 ◽  
Author(s):  
Simon Schaffer

RésuméEn 1791, le gouvernement britannique envoyait une expédition majeure de recherches sur le littoral nord-est du Pacifique avec pour objectif, entre autres, de prendre la maîtrise du commerce des fourrures entre l’Amérique et l’Asie. L’année suivante, les Britanniques envoyaient une délégation en Chine pour obtenir des améliorations des conditions du commerce entre la Compagnie des Indes orientales et l’Empire des Qing. Dans chaque projet, les instruments astronomiques ont joué un rôle décisif. Signes de la puissance britannique, ils étaient aussi des moyens de mesure de haute précision. Ils faisaient l’objet de démonstrations théâtrales, de manipulations destinées à mettre en valeur leur ingéniosité, mais étaient aussi, en retour, victimes de vols, quand ils n’étaient pas cassés et vendus. L’article examine la manière dont ces instruments, au cours de ces expéditions, servaient d’intermédiaires entre des groupes humains différents, indigènes, marchands, functionnaires, savants et voyageurs. Parce que les instruments peuvent incorporer des valeurs et des cosmologies très différentes, voire opposées, leurs cursus sont des moyens très efficaces de tracer les voies d’accès aux rencontres transculturelles et d’observer leurs conséquences.



2017 ◽  
Vol 6 ◽  
pp. 99-194
Author(s):  
Gaétan Gervais

Gaétan Gervais s’intéresse au réseau paroissial franco-ontarien. Outil de survivance ou institution sociale, la paroisse fut, avec l’école, cet appareil polyvalent qui fédéra les élites canadiennes-françaises, au temps où langue française et religion catholique fusionnaient, et qui marqua profondément, sur les plans culturel, social, éducatif et économique, la vie des Franco-Ontariens. Le survol historique de deux siècles et demi et le balayage géographique que l’auteur propose font plus que « montrer la concomitance entre une carte des églises du réseau franco-ontarien de paroisses catholiques et les régions de peuplement franco-ontarien ». Car, si cette problématique paraît aller de soi, les instruments de recherche pour la démontrer étaient jusqu’ici inexistants. Le tableau qu’il brosse constitue précisément un outil de recherche par lequel il dénombre, répertorie et localise par diocèse, en datant leur fondation, chacune des 258 paroisses qu’il a recensées entre 1767 et 2000, et qu’il a représentées par une série de dix-huit tableaux et d’autant de cartes qu’il a fait préparer. Alors, les relations entre l’expansion démographique de ce peuple, qui se déploie au gré des activités de travail (commerce des fourrures, colonisation, exploitations forestières, agricoles, minières, ferroviaires et industrielles), et l’établissement des paroisses apparaissent clairement. Ce texte, qui définit le cadre dans lequel s’agitent les questions religieuses et nationales (paroisses françaises et paroisses bilingues), est aussi le prélude à un répertoire complet des paroisses franco-ontariennes auquel notre collègue travaille depuis quelques années.



Speculum ◽  
1982 ◽  
Vol 57 (2) ◽  
pp. 365-367 ◽  
Author(s):  
Richard C. Hoffmann


1970 ◽  
Vol 11 (3) ◽  
pp. 363-390 ◽  
Author(s):  
Chantal Lemercier-Quelquejay ◽  
Alexandre Bennigsen


1981 ◽  
Vol 86 (5) ◽  
pp. 1081
Author(s):  
Thomas W. Blomquist ◽  
Robert Delort


2002 ◽  
Vol 51 (3) ◽  
pp. 391-417
Author(s):  
Claude Gélinas

RÉSUMÉ Cet article présente un historique du commerce des fourrures en Haute-Mauricie depuis l'implantation des premiers postes de traite jusqu'en 1831. Il est d'abord fait état des motivations qui ont amené des petits commerçants indépendants, puis la North West Company, à s'établir dans cette région. Par la suite, l'attention est portée sur la concurrence qui a sévi en Haute-Mauricie, durant les années 1820, entre la Hudson's Bay Company et la King's Posts Company. Il est proposé que les activités des deux compagnies dans la région étaient davantage motivées par des considérations d'ordre stratégique, à savoir la protection des frontières de leurs monopoles respectifs, que par la recherche de profits.



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