scholarly journals L’histoire du concept d’équilibre en sciences économiques

2017 ◽  
Vol 92 (3) ◽  
pp. 581-594
Author(s):  
Till DÜPPE

Le concept d’équilibre permet d’identifier le domaine de théorie économique dans la recherche actuelle en économie. Cette place prépondérante a plusieurs origines historiques. Avant même que la notion d’équilibre fasse son apparition, les arguments d’équilibre se retrouvaient dans les écrits du XVIIe siècle sur le commerce. C’est à la fin du XVIIIe siècle qu’il entre dans le vocabulaire des économistes politiques. C’était un concept analogique et surtout normatif se rapportant à l’ordre naturel de l’économie. À la fin du XIXe siècle, il s’enrichit d’une signification analytique, principalement grâce à la différenciation entre équilibre statique et dynamique. Entre les années 1940 et 1960, le concept évolue en notion métathéorique, devenant la pierre angulaire de l’analyse axiomatique de l’équilibre général; cette dernière deviendra le fondement de la modélisation mathématique actuelle. On retrouve également le concept dans la théorie des jeux, où il est le principal outil d’analyse sans être restreint à l’étude des marchés concurrentiels; il permet la formalisation d’environnements institutionnels et d’interactions stratégiques au niveau d’un individu ou d’un groupe. Dans presque tout modèle macroéconomique, la théorie de l’équilibre général reste le point de référence principal.


2007 ◽  
Vol 25 (2) ◽  
pp. 219-237
Author(s):  
Alan Kirman

RÉSUMÉ Cette communication traite de l'utilisation des concepts évolutionnaires en économie. Une approche a été d'utiliser Vidée de révolution comme une vague analogie. Il y a deux exemples de ce type d'approche. Certains; comme Friedman, ont utilisé la notion de sélection naturelle afin de justifier le modèle standard de la théorie économique, celui d'Arrow-Debreu. D'autres ont utilisé l'idée d'évolution comme base à une critique de la nature fermée et statique de ce modèle. Une autre approche a été de prendre l'idée de l'évolution au sérieux, comme cela a été fait en théorie des jeux évolutionnaires. Je suggère que même dans ce cas, le modèle standard est incompatible avec un point de vue évolutionniste et qu'il ne suffit pas d'utiliser l'évolution comme outil pour sélectionner parmi les équilibres statiques. Des modèles économiques compatibles avec une approche évolutionnaire doivent nécessairement être très différents des modèles standards qu 'on utilise aujourd'hui.



2009 ◽  
Vol 76 (2) ◽  
pp. 173-198
Author(s):  
Jean-François Richard

RÉSUMÉ Cet article présente une synthèse de travaux relatifs aux modèles empiriques de la théorie des jeux. Les principaux sujets abordés sont : modèles structurels, identification, solutions d’équilibre, résolution par simulation de Monte-Carlo, estimation et applications.





1984 ◽  
Vol 39 (6) ◽  
pp. 1330-1359 ◽  
Author(s):  
Robert Boyer ◽  
Benjamin Coriat

L'épisode des greenbacks, ouvert en 1862 avec l'émission par le Trésor de New York d'une monnaie de papier inconvertible destinée à financer la guerre de Sécession, marque le début d'une séquence de l'histoire monétaire et de sa théorie dont tous les observateurs s'accordent à reconnaître qu'elle est d'un intérêt majeur.Si l'on va à l'essentiel, l'apport de cet épisode paraît fondé à double titre. A distance, c'est-à-dire aussi à la lumière des institutions et des débats contemporains relatifs à la monnaie, la période apparaît à la fois comme:- un véritable laboratoire d’expérimentation en matière monétaire et financière, marqué dans ce domaine par un ensemble d’innovations institutionnelles majeures, qui vont imprimer au système monétaire et financier américain des traits particuliers et originaux qui pour certains, perdurent aujourd’hui encore.un moment fécond de la théorie économique puisque la période des greenbacks voit naître sinon une « école » au sens strict, du moins une tradition d'études sur la question du cycle et de la théorie quantitative de la monnaie, qui associée aux États-Unis aux noms de Mitchell et Fisher, connaîtra d'importants développements ultérieurs.



1978 ◽  
Vol 33 (3) ◽  
pp. 602-622
Author(s):  
Serge-Christophe Kolm

Les sciences sociales ne peuvent réussir cet appui mutuel dont nous devons beaucoup attendre qu'au prix d'un minimum de compréhension, par chacune, de ce que sont et font les autres.Toute science, toute création élaborée de connaissance, a trois aspects : son objet, son intention et sa méthode. Pour la science économique, j'ai déjà parlé, dans cette revue, de son objet et de son intention.De l'objet, ce qu'il en faut d'abord savoir est qu'il s'étend à vue d'œil. Rappelons quelques tendances importantes de ce développement. Déjà la science politique est à moitié investie, ou, plus exactement, sa partie la plus théorique est devenue une application de concepts, théories et modes d'idées forges par les économistes, dans la lignée de la théorie du bipartisme électoral de Downs (mauvaise application d'une bonne idée), de l'échange politique de Buchanan et Tullock, de la revue Public Choice et de 1’ « École de Virginie », de Arrow et des développements de la « théorie des choix sociaux », de la théorie des jeux, des analyses logiques des procédures de vote, de la proto-théorie — venue, elle, de la science politique — des « ressources politiques » (Dahl), etc.



1998 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 205-225
Author(s):  
Claudio Napoleoni
Keyword(s):  


1982 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 97-105
Author(s):  
Catherine Colliot-Thélène
Keyword(s):  


1996 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 59-79 ◽  
Author(s):  
Christian Gollier
Keyword(s):  




Genèses ◽  
1994 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 28-47 ◽  
Author(s):  
Dorothée Rivaud-Danset
Keyword(s):  


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