scholarly journals Claude-Henri Grignon et les droites radicales françaises de l’entre-deux-guerres : influences et échanges*

2019 ◽  
Vol 27 (2) ◽  
pp. 119-145
Author(s):  
Ghyslain Hotte1

L’influence des droites radicales françaises sur le Canada français a fait l’objet de nombreux travaux avec, en toile de fond, la question controversée de la réception et des usages du maurrassisme dans les milieux canadiens-français. Cependant, les historiens se sont surtout intéressés aux membres des réseaux intellectuels et des cercles littéraires, le plus souvent issus de la bourgeoisie urbaine, de la presse à grand tirage ou des professions libérales. Par conséquent, cet article se penche sur les liens privilégiés qu’entretenait Claude-Henri Grignon (1894-1976), décrocheur scolaire, ex-détenu de la Prison de Bordeaux et pamphlétaire autodidacte du nord des Laurentides, avec René Benjamin (1885-1948), écrivain prolifique, militant de l’Action française et proche collaborateur de Charles Maurras. Cette recherche nous apportera un éclairage inédit sur un cas particulier d’influences littéraires et idéologiques entre la France et le Canada français hormis les cercles montréalais près de l’abbé Lionel Groulx ou de L’Action française de Montréal.


2014 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 7-66 ◽  
Author(s):  
Olivier Dard

Cette contribution s’emploie d’abord à définir ce qu’il faut entendre par maurrassisme en partant du cœur de son expression, la France. En second lieu, il s’agit, en remettant le Canada français en perspective (à travers une comparaison avec la Belgique), de s’interroger sur le degré de pénétration du maurrassisme comme sur sa nature en se demandant si l’on est en présence d’influences ou de transferts culturels et politiques. Enfin, nous montrerons que la vision du Canada français de Charles Maurras et de quelques maurrassiens français est bien davantage conditionnée par leur vision de la France que par un effort d’analyse sur le Canada français lui-même.



1963 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
pp. 248
Author(s):  
A. Papillon


1960 ◽  
Vol 100 (1) ◽  
pp. 8-9
Author(s):  
Paul Veyret
Keyword(s):  


1990 ◽  
Vol 40 (4) ◽  
pp. 501-520
Author(s):  
Stéphane Dion
Keyword(s):  


2005 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 9-22 ◽  
Author(s):  
Fernand Dumont

Dans une étude récente, Henri Lefebvre propose de distinguer la conscience, le psychisme et Y idéologie de classe. La spécificité de l'idéologie par rapport aux deux autres composantes apparaît aisément. D'une part, ses fabricateurs sont généralement extérieurs aux classes impliquées. D'autre part, l'idéologie se fonde avant tout sur le besoin de donner cohérence à des situations. D'où vient cette exigence de cohérence ? D'abord, sans doute, du souci de fournir une représentation quelconque des rapports de la conscience de classe et du psychisme de classe. Mais aussi de la nécessité de mettre en relations le système de classes et la société globale. Insistons sur cette dernière proposition : elle indique le cadre de l'analyse qui va suivre. On peut postuler qu'il est particulièrement important, pour la société globale, de ramener les classes à une quelconque systématisation fonctionnelle, car leur existence est, pour elle, le défi le plus grand. Songeons, par exemple, à la nation. Se représenter la collectivité en termes ethniques ou en termes de classes : n'est-ce point une des questions, un des problèmes les plus décisifs qui tourmentent l'Occident depuis des siècles et qui ont gagné maintenant les pays en voie de développement ? Le conflit mérite d'autant plus de nous retenir que la distinction des trois éléments des classes que nous avons évoqués paraît être tout aussi valable et même nécessaire pour la société globale elle-même. Ici encore on pourrait parler de conscience, de psychisme et d'idéologie de la nation. De même, la fonction intégratrice des idéologies est primordiale. Car on ne saurait rendre compte de la cohésion qu'implique la nation en évoquant seulement un vague sentiment d'appartenance. Par ailleurs, les facteurs dits « objectifs » (comme la langue, la religion, l'organisation politique) varient d'une nation à l'autre, et même, pour une nation donnée, selon les phases historiques. Et les groupements, à l'intérieur d'une nation, ne sont pas toujours d'accord sur les mêmes facteurs d'intégration : on pense, par exemple, aux perpétuelles discussions sur la nation canadienne-française et sur la nation canadienne. D'où la fonction déterminante des idéologies qui réunissent, dans une sorte de « théorie », des conditions préalables comme la communauté de langue, de religion, etc., tout en se nourrissant de la conscience diffuse de traits distinctifs et d'une relative opposition à des autrui (c'est-à-dire, à d'autres nations). Le problème ainsi posé est particulièrement passionnant si on le traduit dans le contexte canadien-français. Nous sommes devant une nation qui s'est donné ses premières définitions idéologiques d'elle-même au moment où elle était encore une « société paysanne ». Elle a subi ensuite, à un rythme extrêmement rapide, l'impact de l'industrialisation. Si on ajoute à cela un angoissant voisinage avec l'Anglais et l'Américain, beaucoup plus riches et maîtres du pouvoir économique, on admettra qu'il s'agit d'un très beau cas où devraient nous apparaître certains mécanismes exemplaires de syncrétisme dans les définitions idéologiques des classes et de la société globale. Durant un siècle — en gros, des années 1840 aux lendemains de la dernière guerre — une idéologie très organique a régné ici presque sans conteste. Nous ne reprendrons pas ici la démonstration du caractère unitaire de cette idéologie ; nous l'avons esquissée dans d'autres travaux et, d'ailleurs, il existe à ce sujet une certaine unanimité des chercheurs canadiens-français. Nous nous attacherons plutôt, dans une première partie, à éclairer la constitution de cette idéologie et à repérer ses définiteurs en tâchant de déceler leur allégeance de classe. Nous analyserons brièvement, dans une deuxième partie, les grands thèmes de cette idéologie, en dégageant naturellement surtout la représentation des classes. Nous tâcherons enfin, dans une brève section finale, de formuler quelques hypothèses sur les remaniements impliqués par la crise profonde que traverse actuellement le Canada français. Nous nous imposerons ainsi un long détour historique, mais celui-ci est suggéré par la nature même du phénomène qui nous intéresse.





2005 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 69-100 ◽  
Author(s):  
Léon Dion
Keyword(s):  

Dans le numéro précédent de cette revue, Léon Bien a étudié le libéralisme du statu quo au niveau de l'idéologie : Il a montré les conséquences du refus d’ajuster les principes libéraux aux conditions de la civilisation industrielle américaine. Il analyse ici les manifestations de ce refus: sur le plan juridique. Nous avons souligné déjà l’importance de ces travaux dans la perspective des études comparatives sur le Canada français.



2002 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 163-170
Author(s):  
Roberto MIGUELEZ

Résumé Si les histoires de vie ont un degré variable de généralisation, dépendant essentiellement de leur degré de typicité, elles peuvent posséder par contre un potentiel heuristique non négligeable. À partir de l'histoire de vie d'un sociologue, cet article se propose d'examiner la manière dont les enjeux idéologiques d'une époque et d'une société ont influencé la reflexion sociologique. Il y est notamment question de quatre époques, trois sociétés, et quatre enjeux idéologiques : le début des années soixante, l'Argentine, et l'institutionnalisation académique de la sociologie ; la fin des années soixante, la France, et le débat de la gauche ; le début des années soixante-dix, le Canada français, et le mouvement nationalitaire ; enfin, la fin des années soixante-dix, le Canada français, et les revendications des groupes " minoritaires ". L'examen de cette influence vise surtout les conséquences de celle-ci aux niveaux épistémologique et institutions de la discipline.





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