arrêt cardiaque
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2021 ◽  
Vol 11 (4) ◽  
pp. 235-241
Author(s):  
F. Dumas ◽  
A. Cariou

À ce jour, l’adrénaline est fortement recommandée dans le traitement de l’arrêt cardiaque. Son utilisation est bien ancrée dans les pratiques, et elle est présente dans les recommandations et les algorithmes de prise en charge depuis des décennies. Cependant, ces mêmes recommandations reposent sur un niveau de preuve faible dans cette indication. Les propriétés pharmacologiques de l’adrénaline et ses effets secondaires et indirects peuvent expliquer en partie la controverse actuelle qui anime les experts dans ce domaine. Plusieurs études cliniques récentes, majoritairement observationnelles, ont renforcé les incertitudes concernant le devenir des patients exposés à ce traitement lors d’un arrêt cardiaque, en termes de survie et d’évolution neurologique. Ces observations ont encouragé la réalisation d’essais cliniques susceptibles de clarifier le rapport bénéfice/risque de ce traitement. Un large essai randomisé a récemment évalué l’adrénaline comparée à un placebo, et a montré l’efficacité de ce médicament concernant le succès de la réanimation initiale. Toutefois, le questionnement demeure entier concernant l’effet de ce traitement sur le devenir neurologique à distance. Actuellement, plusieurs études cliniques explorent d’autres modalités d’administration afin d’optimiser au mieux son effet sur les différents critères de jugement incluant le devenir à long terme. Globalement, même si l’adrénaline permet d’améliorer la survie immédiate après un arrêt cardiaque, son rôle reste donc incertain concernant le devenir neurologique des patients à moyen et long termes. Cependant, en l’absence d’alternative et dans l’attente de données supplémentaires, ce médicament reste recommandé dans tous les protocoles de réanimation spécialisée de l’arrêt cardiaque.



Author(s):  
G. Malacarne ◽  
S. Anane ◽  
F. Coenen ◽  
P. Denoël ◽  
A. Manara
Keyword(s):  


Author(s):  
A. Hutin ◽  
C. Dagron ◽  
K. An ◽  
H. Amar ◽  
L. Lamhaut ◽  
...  
Keyword(s):  


2021 ◽  
Vol 22 (4) ◽  
pp. 159-166
Author(s):  
Thierry Secheresse ◽  
Pascal Pansu ◽  
Laurent Lima

Contexte : Le débriefing dans le secteur de la santé est souvent considéré comme un processus de réflexion centré sur l’apprenant nécessaire pour la construction des connaissances, où le formateur joue un rôle de facilitateur. Cependant, diverses études soulignent l’importance que le débriefing soit explicite pour les apprenants novices. Cet article examine l’efficacité de différents types de débriefing, simulation, pour des apprenants expérimentés qui travaillent dans des équipes d’urgence. Objectif : Cette étude vise à vérifier si le débriefing explicite est aussi efficace pour les professionnels expérimentés qu’il l’a été pour les apprenants novices. Méthodes : Cette étude prospective randomisée monocentrique a été réalisée dans le cadre d’un programme de simulation basé sur des interventions d’urgence lors d’un arrêt cardiaque. Les connaissances déclarées de chaque participant, leur auto-efficacité et l’efficacité de l’équipe ont été mesurées avant et après la formation par simulation. Résultats : Les résultats montrent un effet bénéfique sur les connaissances et l’auto-efficacité pour les deux types de débriefing. Les soins apportés aux patients ont aussi été optimisés pour les deux types de débriefing. Conclusion : Les deux types de débriefing post-simulation sont efficaces pour les équipes d’urgence expérimentées.



Author(s):  
G. Aya ◽  
D. Benhamou ◽  
M.-P. Bonnet ◽  
M. Bonnin ◽  
L. Bouvet ◽  
...  


2020 ◽  
Vol 32 (6) ◽  
pp. 229-234
Author(s):  
Jean-Michel Juliard
Keyword(s):  


2020 ◽  
Vol 69 (6) ◽  
pp. 365-369
Author(s):  
Louis Pechmajou ◽  
Eloi Marijon ◽  
David Perrot ◽  
Xavier Jouven ◽  
Nicole Karam
Keyword(s):  


Author(s):  
Daniel De Backer ◽  
Grégoire Michiels ◽  
Simone Giglioli

L’arrêt cardiaque prolongé est associé à un taux faible de retour à la circulation (ROSC) et à un mauvais devenir neurologique. La réanimation cardio-pulmonaire assistée par ECMO veno-arterielle, ou eCPR, est proposée depuis plusieurs années dans ces conditions. Dans cette revue, nous allons discuter l’intérêt potentiel et les limitations des l’eCPR tans dans l’arrêt cardiaque intrahospitalier (iHCA) qu’extrahospitalier (oHCA). Dans l’iHCA, l’eCPR semble améliorer le devenir de patients de patients présentant un arrêt cardiaque devant témoin et pour lesquels des manœuvres de réanimation cardiopulmonaires sont entreprises sans délais, et qui par ailleurs ne présentent pas de pathologie terminale. Dans ce contexte, il semble raisonnable de proposer l’eCPR pour des patients sélectionnés présentant un iHCA, pour autant que le centre possède les possibilités d’insérer une ECMO VA. Dans l’oHCA, les résultats sont plus mitigés et fortement dépendant du délai de « low-flow ». Il semble cependant raisonnable de proposer une eCPR à des patients présentant un oHCA devant témoin, pour autant que le délai entre le début de l’arrêt cardiaque et la mise en circulation de l’ECMO soit relativement limité.



2020 ◽  
Vol 10 (6) ◽  
pp. 355-362 ◽  
Author(s):  
P.-Y. Gueugniaud ◽  
V. Baert ◽  
D. Hugenschmitt ◽  
H. Hubert ◽  
K. Tazarourte
Keyword(s):  

Introduction : Notre objectif était d’analyser la survie des patients victimes d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) durant la pandémie Covid-19 et de comparer les données en fonction du centre de traitement de l’appel choisi, le 15 ou le 18. Méthode : Nous avons extrait les données exhaustives du Registre des arrêts cardiaques (RéAC), entre le 1er mars et le 30 avril 2020. Nous avons effectué trois comparaisons de la survie à 30 jours (J30) de cohortes de patients : 1) Covid vs non-Covid ; 2) appels arrivés au service d’aide médicale urgente (Samu) (15) vs aux sapeurs-pompiers (SP) (18) et 3) appels arrivés au 15 vs 18 pour les patients Covid. Résultats : Sur un total de 870 ACEH, 184 étaient atteints de la Covid. Nous avons observé 487 (56 %) appels arrivés au 15 et 383 (44 %) au 18. La survie à J30 était de 3 %. Les ACEH Covid avaient une survie à J30 plus faible que les non-Covid (0 vs 4 %, p < 0,001). Le délai d’arrivée de SP était plus long lors d’un appel au 15. En revanche, aucune différence de survie n’est observée entre les appels arrivés au 15 ou au 18. Conclusion : La survie consécutive à un ACEH durant la pandémie est extrêmement faible. Cependant, quel que soit le numéro composé (15 ou 18), la survie n’est pas différente, même si le délai d’arrivée des prompts secours est plus court lors d’un appel au 18.



2020 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 40-42
Author(s):  
Alain Cariou ◽  
J Pottecher ◽  
F Adnet ◽  
D. Whitaker ◽  
P Carli ◽  
...  

La survenue d’un arrêt cardiaque intra-hospitalier, quiconstitue la forme la plus extrême de l’urgence vitaleintra-hospitalière (UVIH), constitue un évènementindésirable majeur qui concerne environ 1 à 5 patientspour 1000 admissions. Le pronostic de ces victimesest étroitement dépendant de la mise en œuvre d’unechaîne de survie intra-hospitalière efficace, dont l’élémentle plus important est le déclenchement immédiat dessecours. Chaque minute compte : tout retard engendrénotamment par une incertitude ou une hésitation surle système d’alerte diminue les chances de survie etaugmente les risques de séquelles.



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