opinion publique
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Author(s):  
Christine Vogel
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2021 ◽  
Author(s):  
Jörn Leonhard ◽  
Hans-Jürgen Lüsebrink
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Author(s):  
Annie Deperchin
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Lorsque la Grande Guerre éclate, les juristes adhèrent d’autant plus facilement à la guerre qu’ils se perçoivent en défenseurs naturels du droit et de la justice que l’Allemagne a violés à plusieurs reprises. Ils vont mettre leurs compétences dans les fonctions qu’ils occupent pour faire du droit une arme de guerre contre l’ennemi. Les professeurs de droit imaginent les modalités juridiques par lesquelles il serait possible de punir l’Allemagne, ses dirigeants et son peuple. Les magistrats, à travers leur activité juridictionnelle, mènent la guerre, comme s’il s’agissait d’un front, aux Allemands implantés en France en mettant leurs biens sous séquestre ou en les privant d’agir en justice. Ces décisions contraires aux principes fondamentaux du droit s’expliquent par la violence du patriotisme qui imprègne leur esprit. Soumis à la pression d’une opinion publique manipulée par la presse nationaliste, fort peu de magistrats osent exprimer un avis différent pour faire prévaloir la culture pacifique du droit. Si tous n’approuvaient pas cette violence juridique, presque tous ont préféré se taire. Dans son journal, Pierre Malicet, un magistrat des territoires occupés, nous livre les analyses et jugements d’un homme qui reste impartial et ne cède pas à la culture de la violence qui conduit à haïr l’ennemi et à le ravaler au rang des animaux. Proche des idées wilsoniennes, il estime que la guerre est le mal suprême dont il ne doit pas être tiré avantage. Même si son cas peut paraître singulier, il permet de dire que la magistrature n’a pas été unanimement conquise par la culture de guerre.



Author(s):  
André Dumoulin
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La flexibilité conditionnelle dans le domaine de la sécurité coopérative et de la défense au sein de l’Union Européenne (UE) renvoie à l’idée de volontariat et de souveraineté des États. Ces derniers sont les maîtres du jeu et le refus de s’engager repose sur de nombreuses motivations : refus ou peur de grimper sur le terrain, refus d’être emporté par une opinion publique interventionniste, absence d’intérêts stratégiques, géopolitiques ou économiques en matière d’engagement, absence de mandat de l’Organisation des Nations Unies (ONU), faible disponibilité des ressources militaires et civiles, évaluation négative des pertes estimées, manque de conviction, manque de culture stratégique interventionniste (première entrée), hostilité des citoyens envers les engagements extérieurs, manque de consensus au sein du gouvernement et/ou parlement, calendrier électoral trop proche, manque d’informations sur la situation sur le terrain ou manque de partenaires pour une coalition. L’une des clés pourrait provenir de l’aboutissement d’une véritable autonomie diplomatique européenne parallèlement à une souveraineté européenne partagée mais aussi et surtout d’assurer « le suivi des décisions adoptées » et de parvenir à une forte cohérence en matière de politique étrangère qui devrait être unique. Le constructivisme n’est pas loin avec ses jeux d’influence, le partage des normes, les croyances partagées, la socialisation institutionnelle et les pratiques communes entre les forces militaires dans les opérations de la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), l’union faisant la force. Il reste à clarifier et à respecter une feuille de route politique autant qu’une capacité de plus de cohérence et d’autonomie stratégique. Les États membres de l’UE devront proposer une analyse commune des menaces, définir les intérêts, puis les capacités, « pour protéger tous ses citoyens sur le sol européen ».



2021 ◽  
Vol 32 (1) ◽  
pp. 84
Author(s):  
Normand Landry ◽  
Alexandre Blanchet ◽  
Sylvain Rocheleau ◽  
Anne-Marie Gagné ◽  
Pascale Caidor ◽  
...  
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