Vies drôles et « scalps de puce »
Résumé Cet article étudie le développement d’un nouveau genre journalistique à la Belle Époque : des articles très travaillés et souvent minuscules qui paraissent en une de quotidiens comme Le Figaro, L’Écho de Paris ou Le Gaulois. Certains écrivains, comme Jules Renard, Étienne Grosclaude, Alfred Capus ou Alphonse Allais, s’en font une spécialité et en vivent. Ces articles se définissent à la fois par leur caractère bref et par leur humour souvent fondé sur l’absurde et l’incongru. Il s’agira de montrer que, loin d’avoir uniquement une fonction de divertissement, ces textes intègrent les mutations du système de l’information, le passage à la chose vue et les exigences d’une écriture de l’actualité. Mais, ce faisant, ils prennent aussi à revers et à défaut la grande machinerie de l’information par ces petites déflagrations ironiques et poétiques installées au sein même de ses colonnes d’actualité.