scholarly journals Transferts sédimentaires dans le Bas-Rhône depuis le milieu du 19e siècle : essai de quantification

2009 ◽  
Vol 61 (1) ◽  
pp. 39-53 ◽  
Author(s):  
Grégoire M. Maillet ◽  
Guillaume Raccasi ◽  
Mireille Provansal ◽  
François Sabatier ◽  
Christelle Antonelli ◽  
...  
Keyword(s):  

Résumé En raison des contraintes géographiques et hydrographiques qui le caractérisent (influence des affluents méditerranéens, affaiblissement du profil longitudinal, proximité du niveau marin), le Bas-Rhône présente une tendance historique au stockage des sédiments dans sa plaine d’inondation, responsable de la progradation de la plaine deltaïque. Il constitue aujourd’hui une zone-clé essentielle à la compréhension des relations entre le bassin-versant et le milieu océanique, aussi bien pour le transfert de la charge sédimentaire que pour les différents polluants dont celle-ci est le vecteur. Il apparaît donc nécessaire de déterminer quelle est sa capacité de transfert et quelle part du transit sédimentaire est stockée dans les différents compartiments de cet espace. Les données utilisées sont issues de sources bibliographiques directes (mesures in situ, travaux de quantification) et indirectes (superposition de cartes bathymétriques, reconstitution de l’historique des débits). Disponibles à diverses échelles temporelles et spatiales, ces sources permettent de proposer un bilan du fonctionnement sédimentaire depuis 150 ans et d’analyser les discontinuités du transit particulaire, en tenant compte de la part du stockage (permanent ou temporaire) dans les lits fluviaux et du transfert vers l’embouchure, puis le littoral et la plate-forme continentale. Ce bilan démontre que le Rhône actuel est un bon conducteur de sa charge solide jusqu’à l’embouchure et que cette dernière stocke de moins en moins le flux sédimentaire. Ce fonctionnement est interprété comme étant la conséquence des aménagements qui contraignent l’écoulement fluvial depuis le milieu de 19e siècle.


2005 ◽  
Vol 6 (2) ◽  
pp. 195-209 ◽  
Author(s):  
A. Orand ◽  
M. Colon

L'utilisation de traçeurs pour la mesure des débits n'est pas un concept nouveau. Néanmoins les applications pratiques sont peu répandues, les méthodes au moulinet étant préférées, dans la plupart des cas, bien qu'elles s'avèrent souvent de mise en oeuvre difficile, surtout en régime torrentiel. C'est dans le cadre particulier d'études des transferts de pollution dans des bassins versants montagnards, que nous avons été amené à développer un dispositif de mesure intégré des débits basé sur des traçages à la rhodamine. Nous avons choisi la rhodamine wt pour son innocuité vis-à-vis de l'environnement et sa faible affinité pour les matières en suspension (MES). Un fluorimètre équipé d'une cuve à circulation, plaçé près de la rivière, permet de suivre en continu et in situ le signal de fluorescence. La mesure de la fluorescence permet de définir la concentration moyenne et le temps de passage du nuage et par conséquent le débit Q = M/ (Cm * t). La précision de la méthode dépend du soin avec lequel l'étalonnage au laboratoire a été effectué. On définit tout d'abord la constante spécifique du colorant en faisant varier température et concentration de rhodamine wt dans plusieurs solutions étalons. La constante de la rhodamine a été évaluée à : n = -0.024°C-1 et la fluorescence ramenée à 10 °C à : Fs = Ft.e-0.024(ts-t) La relation entre concentration et fluorescence est : Cµg. l-1 = 0.0047 F1.0049 La présence de matières en suspension (MES) a pour effet de diminuer la fluorescence du colorant. Mesurée dans des solutions d'eau, de rhodamine wt (0 à 0.3 µg. l-1) et de MES (0 à 2 g. l-1), la fluorescence de la rhodamine wt, pour les conditions extrêmes, est sous estimée de 6 %. La méthode de mesure des débits par coloration à la rhodamine wt a été appliquée à quelques rivières du Chablais (bassin versant du Léman) et, en particulier, a permis de définir la relation hauteur-débit de la transe au pont de Vongy.



2005 ◽  
Vol 18 (4) ◽  
pp. 521-539 ◽  
Author(s):  
P. Constant ◽  
L. Poissant ◽  
R. Villemur

Le but de la présente étude était d'étudier l'impact de la variation des niveaux d'eau d'un marais d'eau douce (Baie Saint-François, Québec) sur l'évolution des concentrations et des flux d'hydrogène, monoxyde de carbone, méthane et dioxyde de carbone. Une approche originale impliquant l'association d'un gradient de concentration de ces composés sur un profil vertical de 1,5 m au transfert de flux turbulent micrométéorologique fut utilisée pour la détermination des flux. L'étude démontre qu'une hausse du niveau d'eau d'un bassin versant alimentant une zone humide influence les flux de méthane, de monoxyde de carbone d'hydrogène et de dioxyde de carbone. En conditions submergées, le marais émettait du méthane et du monoxyde de carbone et consommait moins d'hydrogène troposphérique. Ainsi, cette étude démontre que des mesures in situ peuvent servir à inférer des scénarios d'impacts possibles des changements climatiques et des variations des niveaux d'eau sur les émissions des gaz à effets de serre dans l'écosystème du fleuve Saint-Laurent.



2005 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 3-22
Author(s):  
M. Moncef ◽  
M. Malki ◽  
A. Fahde ◽  
J. Devaux
Keyword(s):  

La retenue de barrage Al Massira (Maroc) constitue une pièce maîtresse dans le plan d'aménagement du bassin versant de l'Oum Er Rbia. Elle se situe dans la province de Settat, à 120 km au sud-est de Casablanca. La mesure de l'intensité du broutage zooplanctonique sur le peuplement phytoplanctonique a été réalisée à trois périodes différentes; le 20 mars 1992 d'une part et les 27 et 28 mai 1992 d'autre part, avec respectivement des mesures de jour et de nuit . Pour cela, une analyse de l'évolution des densités phytoplanctoniques au sein d'enceintes immergées in situ à 5 et 15 m pendant 8 heures, en absence (enceintes témoins) et en présence (enceintes expérimentales) de zooplancton, a été réalisée. Les résultats obtenus montrent que: - La technique adoptée est performante dans la mesure où les différences entre les densités algales entre les temps initial et final sont en général significatives dans les deux enceintes. - Conformément aux données de la littérature, le broutage apparaît bien comme sélectif; de nombreuses espèces n'apparaissant pas être consommées. - La sélection effectuée par le zooplancton est principalement basée sur la taille des cellules. Toutefois, à tailles égales, certaines espèces phytoplanctoniques semblent être consommées préférentiellement par les copépodes. - Seules les espèces algales présentant un développement important dans les enceintes témoins sont soumises à la prédation.



2005 ◽  
Vol 7 (2) ◽  
pp. 115-130
Author(s):  
M. Alaoui Mhamdi ◽  
L. Aleya ◽  
S. Rachiq ◽  
J. Devaux

Les échanges de phosphore à l'interface eau-sédiment ont été étudiés dans la retenue Al Massira. La campagne de prélèvements a été menée pendant la faible oxygénation des eaux profondes au mois d'octobre 1991. Les mesures des échanges de phosphore ont été réalisées in situ en chambre benthique. Les valeurs de pH sont élevées et reflètent clairement l'influence de la nature géologique du bassin versant sur la composition chimique des eaux. Ce bassin versant, formé essentiellement de roches sédimentaires calcaires, est vraisemblablement à l'origine des concentrations élevées en calcium mesurées dans les chambres benthiques. En période de faible oxygénation, on note une augmentation des teneurs en phosphore particulaire dans les eaux surnageantes en raison de la présence de complexes calcium-phosphore, fer-phosphore et manganèse-phosphore. En période d'anoxie, la réduction de ces complexes est accompagnée d'une aug- mentation des teneurs en phosphore. La densité bactérienne et la concentration en phosphore total et notamment en orthophosphates suivent une évolution temporelle comparable. Une fraction non négligeable du phosphore particulaire serait liée aux bactéries. Des mesures drastiques de déphosphatation du tributaire Oum Errbia doivent être prises pour éviter la dissociation des complexes Ca, Fe, Mn-Phosphore et le relargage de phosphore biodisponible.



1984 ◽  
Vol 75 ◽  
pp. 743-759 ◽  
Author(s):  
Kerry T. Nock

ABSTRACTA mission to rendezvous with the rings of Saturn is studied with regard to science rationale and instrumentation and engineering feasibility and design. Future detailedin situexploration of the rings of Saturn will require spacecraft systems with enormous propulsive capability. NASA is currently studying the critical technologies for just such a system, called Nuclear Electric Propulsion (NEP). Electric propulsion is the only technology which can effectively provide the required total impulse for this demanding mission. Furthermore, the power source must be nuclear because the solar energy reaching Saturn is only 1% of that at the Earth. An important aspect of this mission is the ability of the low thrust propulsion system to continuously boost the spacecraft above the ring plane as it spirals in toward Saturn, thus enabling scientific measurements of ring particles from only a few kilometers.



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