scholarly journals Impact de la variation du niveau d'eau d'un marais du lac Saint-Pierre (Québec, Canada) sur les concentrations et les flux d'hydrogène, monoxyde de carbone, méthane et dioxyde de carbone

2005 ◽  
Vol 18 (4) ◽  
pp. 521-539 ◽  
Author(s):  
P. Constant ◽  
L. Poissant ◽  
R. Villemur

Le but de la présente étude était d'étudier l'impact de la variation des niveaux d'eau d'un marais d'eau douce (Baie Saint-François, Québec) sur l'évolution des concentrations et des flux d'hydrogène, monoxyde de carbone, méthane et dioxyde de carbone. Une approche originale impliquant l'association d'un gradient de concentration de ces composés sur un profil vertical de 1,5 m au transfert de flux turbulent micrométéorologique fut utilisée pour la détermination des flux. L'étude démontre qu'une hausse du niveau d'eau d'un bassin versant alimentant une zone humide influence les flux de méthane, de monoxyde de carbone d'hydrogène et de dioxyde de carbone. En conditions submergées, le marais émettait du méthane et du monoxyde de carbone et consommait moins d'hydrogène troposphérique. Ainsi, cette étude démontre que des mesures in situ peuvent servir à inférer des scénarios d'impacts possibles des changements climatiques et des variations des niveaux d'eau sur les émissions des gaz à effets de serre dans l'écosystème du fleuve Saint-Laurent.


2009 ◽  
Vol 61 (1) ◽  
pp. 39-53 ◽  
Author(s):  
Grégoire M. Maillet ◽  
Guillaume Raccasi ◽  
Mireille Provansal ◽  
François Sabatier ◽  
Christelle Antonelli ◽  
...  
Keyword(s):  

Résumé En raison des contraintes géographiques et hydrographiques qui le caractérisent (influence des affluents méditerranéens, affaiblissement du profil longitudinal, proximité du niveau marin), le Bas-Rhône présente une tendance historique au stockage des sédiments dans sa plaine d’inondation, responsable de la progradation de la plaine deltaïque. Il constitue aujourd’hui une zone-clé essentielle à la compréhension des relations entre le bassin-versant et le milieu océanique, aussi bien pour le transfert de la charge sédimentaire que pour les différents polluants dont celle-ci est le vecteur. Il apparaît donc nécessaire de déterminer quelle est sa capacité de transfert et quelle part du transit sédimentaire est stockée dans les différents compartiments de cet espace. Les données utilisées sont issues de sources bibliographiques directes (mesures in situ, travaux de quantification) et indirectes (superposition de cartes bathymétriques, reconstitution de l’historique des débits). Disponibles à diverses échelles temporelles et spatiales, ces sources permettent de proposer un bilan du fonctionnement sédimentaire depuis 150 ans et d’analyser les discontinuités du transit particulaire, en tenant compte de la part du stockage (permanent ou temporaire) dans les lits fluviaux et du transfert vers l’embouchure, puis le littoral et la plate-forme continentale. Ce bilan démontre que le Rhône actuel est un bon conducteur de sa charge solide jusqu’à l’embouchure et que cette dernière stocke de moins en moins le flux sédimentaire. Ce fonctionnement est interprété comme étant la conséquence des aménagements qui contraignent l’écoulement fluvial depuis le milieu de 19e siècle.



2007 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 141-152 ◽  
Author(s):  
Michel Allard ◽  
Maurice K.-Seguin

RÉSUMÉ La compilation de travaux publiés et d'études inédites permet de proposer un bilan des connaissances sur le pergélisol du Québec. Au Québec arctique, quelques études, fondées sur des mesures thermiques dans des trous de forage, ont révélé des épaisseurs de plusieurs centaines de mètres de pergélisol et permis d'en reconstituer l'évolution climatique. Cependant, la morphologie cryogène n'a presque pas été étudiée. Au Québec subarctique, les nombreuses mesures thermiques dans la région de Schefferville et les relevés régionaux, principalement en Hudsonie. mettent en évidence l'étroite relation entre la présence, l'épaisseur et le régime thermique du pergélisol et les facteurs climatiques locaux, en particulier l'enneigement. Ce dernier facteur étant lié de près à la structure du couvert végétal, une nouvelle carte du pergélisol, fondée sur les données les plus récentes de la végétation et des observations personnelles, est proposée. Trois approches ont servi à déterminer l'âge et l'évolution passée du pergélisol : 1) un modèle physico-mathématique développé à partir de mesures thermiques en milieu arctique; 2) l'analyse stratigraphique de tourbières à palses; 3) l'analyse du contexte géologique quaternaire. La dynamique récente du pergélisol a été étudiée par le biais des changements écologiques survenus dans les tourbières. Le pergélisol au Québec subarctique peut dater d'aussi loin que la déglaciation dans les régions jamais boisées; ailleurs, il apparaît être d'âge néoglaciaire. Les feux de forêts ont peut-être eu une influence sur sa dynamique. Les formes cryogènes et les gélisols les plus répandus au Québec subarctique sont brièvement mis en relation avec les différents types de formations superficielles pergélisolées. Les mesures in situ des propriétés physiques et du régime thermique du pergélisol discontinu seront nécessaires pour prévoir l'effet des changements climatiques.



2013 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 33-38 ◽  
Author(s):  
Faiza Hallouz ◽  
Mohamed Meddi ◽  
Gil Mahe

Résumé Une modification des pluies va probablement entraîner une modification de la disponibilité des ressources en eau. Les impacts pour la population humaine devraient donc être importants. Les ressources en eau font aussi l’objet d’une pression anthropique qui ne cesse de croître : changement d’occupation des sols, construction de barrages, prélèvements d’eau souterraine. Le bassin versant de l’oued Mina, de 6 000 km2 environ, situé au nord-ouest d’Algérie et affluent de l’oued Cheliff, présente une variabilité spatiale et temporelle importante des pluies et des débits. Une régionalisation de la pluviométrie annuelle de ce bassin a été réalisée à partir des données de 26 stations pluviométriques ayant 77 années d’observation (1930-2007). Grâce aux tests statistiques de détection des ruptures sur les séries chronologiques, nous avons détecté une diminution des pluies annuelles de 19 à 20 % sur le bassin de l’oued Mina, vers 1976 le plus souvent, et une rupture dans les séries de débits mensuels et annuels de cinq postes hydrométriques, à partir du milieu des années 1970 et jusqu’au cours des années 1980. Sur l’ensemble du jeu de données de débits, tous les mois présentent des ruptures, et c’est durant les mois de février, mars et avril, de fin de saison humide, qu’elles sont les plus significatives. Durant les années récentes, aucun changement de tendance ne peut être observé sur les séries étudiées. À cette échelle, les pluies diminuent effectivement de manière importante et abrupte depuis 1960. Les changements climatiques qui affectent actuellement le bassin méditerranéen sont susceptibles d’avoir des conséquences importantes sur les régimes hydrologiques des fleuves côtiers.



2005 ◽  
Vol 6 (2) ◽  
pp. 195-209 ◽  
Author(s):  
A. Orand ◽  
M. Colon

L'utilisation de traçeurs pour la mesure des débits n'est pas un concept nouveau. Néanmoins les applications pratiques sont peu répandues, les méthodes au moulinet étant préférées, dans la plupart des cas, bien qu'elles s'avèrent souvent de mise en oeuvre difficile, surtout en régime torrentiel. C'est dans le cadre particulier d'études des transferts de pollution dans des bassins versants montagnards, que nous avons été amené à développer un dispositif de mesure intégré des débits basé sur des traçages à la rhodamine. Nous avons choisi la rhodamine wt pour son innocuité vis-à-vis de l'environnement et sa faible affinité pour les matières en suspension (MES). Un fluorimètre équipé d'une cuve à circulation, plaçé près de la rivière, permet de suivre en continu et in situ le signal de fluorescence. La mesure de la fluorescence permet de définir la concentration moyenne et le temps de passage du nuage et par conséquent le débit Q = M/ (Cm * t). La précision de la méthode dépend du soin avec lequel l'étalonnage au laboratoire a été effectué. On définit tout d'abord la constante spécifique du colorant en faisant varier température et concentration de rhodamine wt dans plusieurs solutions étalons. La constante de la rhodamine a été évaluée à : n = -0.024°C-1 et la fluorescence ramenée à 10 °C à : Fs = Ft.e-0.024(ts-t) La relation entre concentration et fluorescence est : Cµg. l-1 = 0.0047 F1.0049 La présence de matières en suspension (MES) a pour effet de diminuer la fluorescence du colorant. Mesurée dans des solutions d'eau, de rhodamine wt (0 à 0.3 µg. l-1) et de MES (0 à 2 g. l-1), la fluorescence de la rhodamine wt, pour les conditions extrêmes, est sous estimée de 6 %. La méthode de mesure des débits par coloration à la rhodamine wt a été appliquée à quelques rivières du Chablais (bassin versant du Léman) et, en particulier, a permis de définir la relation hauteur-débit de la transe au pont de Vongy.



2008 ◽  
Vol 21 (2) ◽  
pp. 129-133
Author(s):  
Claude Villeneuve

Résumé Les prévisions globales du GIEC tendent vers une augmentation des précipitations dans le nord-est de l’Amérique du Nord, une augmentation des températures moyennes annuelles et de la quantité de précipitations neigeuses, mais une diminution de la durée de la couverture de neige au sol. Si les modèles régionaux et les observations de terrain nous permettent de confirmer cette tendance dans le centre et le nord du Québec, la tendance est moins claire dans le bassin versant des Grands Lacs / Saint-Laurent dont dépend la majeure partie de la population québécoise. Sachant que les impacts d’un changement climatique ne peuvent se prévoir de façon déterministe, sans tenir compte de la capacité d’adaptation d’une population et de sa capacité d’anticiper et d’investir, les nouvelles tendances dans la nature, l’abondance et la répartition des précipitations et surtout, l’équilibre entre les précipitations et l’évaporation à l’échelle de grands bassins versants constituent une grande inconnue des changements climatiques à venir. Nous tenterons dans ce court article de caractériser les impacts et les pistes d’adaptation envisagées pour le sud du Québec face aux modifications anticipées du régime hydrologique.



2005 ◽  
Vol 5 (2) ◽  
pp. 179-195 ◽  
Author(s):  
G. Morin ◽  
M. Slivitzky

Les résultats du modèle de circulation générale (MCG) à haute résolution du Centre climatologique canadien (CCC) sont utilisés pour estimer l'ampleur des impacts d'éventuels changements climatiques sur le régime hydrologique d'une rivière de la côte nord du Saint-Laurent. Pour le Québec, le MCG du CCC prévoit des augmentations annuelles de l'ordre de 0 à 15 % pour les précipitations et de 4 à 5° C pour les températures, tandis que les variations saisonnières seraient beaucoup plus importantes, les températures hivernales (décembre à février) augmentant de 6 à 9° C et les précipitations 15 à 20 %. Le modèle hydrologique CEQUEAU est appliqué au bassin versant de la rivière Moisie, pour simuler les débits dans le contexte climatique actuel et dans ce nouveau contexte climatique. Pour ce bassin versant, les précipitations annuelles seraient pratiquement inchangées alors que les températures annuelles augmenteraient de 4° C. En appliquant, aux 24 dernières années (1986-1989), les changements mensuels de précipitation et température découlant du MCG, le débit annuel moyen serait réduit d'environ 5 % et l'écart-type augmenterait de 15 %. La probabilité des années humides serait pratiquement inchangée alors que pour les années les plus sèches enregistrées au cours de ces 25 dernières années soit 600 mm, la probabilité de non dépassement dans ce nouveau contexte climatique passerait de 0,12 à 0,28 ; les débits annuels, d'occurence décennale, diminueraient d'environ 10 %. On assisterait à une modification plus importante dans la distribution mensuelle des écoulements. Les débits moyens des mois d'été (juillet à septembre) seraient réduits d'environ 35 % tandis que pour les mois d'hiver les écoulements moyens seraient plus soutenus.



2005 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 3-22
Author(s):  
M. Moncef ◽  
M. Malki ◽  
A. Fahde ◽  
J. Devaux
Keyword(s):  

La retenue de barrage Al Massira (Maroc) constitue une pièce maîtresse dans le plan d'aménagement du bassin versant de l'Oum Er Rbia. Elle se situe dans la province de Settat, à 120 km au sud-est de Casablanca. La mesure de l'intensité du broutage zooplanctonique sur le peuplement phytoplanctonique a été réalisée à trois périodes différentes; le 20 mars 1992 d'une part et les 27 et 28 mai 1992 d'autre part, avec respectivement des mesures de jour et de nuit . Pour cela, une analyse de l'évolution des densités phytoplanctoniques au sein d'enceintes immergées in situ à 5 et 15 m pendant 8 heures, en absence (enceintes témoins) et en présence (enceintes expérimentales) de zooplancton, a été réalisée. Les résultats obtenus montrent que: - La technique adoptée est performante dans la mesure où les différences entre les densités algales entre les temps initial et final sont en général significatives dans les deux enceintes. - Conformément aux données de la littérature, le broutage apparaît bien comme sélectif; de nombreuses espèces n'apparaissant pas être consommées. - La sélection effectuée par le zooplancton est principalement basée sur la taille des cellules. Toutefois, à tailles égales, certaines espèces phytoplanctoniques semblent être consommées préférentiellement par les copépodes. - Seules les espèces algales présentant un développement important dans les enceintes témoins sont soumises à la prédation.



2005 ◽  
Vol 7 (2) ◽  
pp. 115-130
Author(s):  
M. Alaoui Mhamdi ◽  
L. Aleya ◽  
S. Rachiq ◽  
J. Devaux

Les échanges de phosphore à l'interface eau-sédiment ont été étudiés dans la retenue Al Massira. La campagne de prélèvements a été menée pendant la faible oxygénation des eaux profondes au mois d'octobre 1991. Les mesures des échanges de phosphore ont été réalisées in situ en chambre benthique. Les valeurs de pH sont élevées et reflètent clairement l'influence de la nature géologique du bassin versant sur la composition chimique des eaux. Ce bassin versant, formé essentiellement de roches sédimentaires calcaires, est vraisemblablement à l'origine des concentrations élevées en calcium mesurées dans les chambres benthiques. En période de faible oxygénation, on note une augmentation des teneurs en phosphore particulaire dans les eaux surnageantes en raison de la présence de complexes calcium-phosphore, fer-phosphore et manganèse-phosphore. En période d'anoxie, la réduction de ces complexes est accompagnée d'une aug- mentation des teneurs en phosphore. La densité bactérienne et la concentration en phosphore total et notamment en orthophosphates suivent une évolution temporelle comparable. Une fraction non négligeable du phosphore particulaire serait liée aux bactéries. Des mesures drastiques de déphosphatation du tributaire Oum Errbia doivent être prises pour éviter la dissociation des complexes Ca, Fe, Mn-Phosphore et le relargage de phosphore biodisponible.



Sécheresse ◽  
2009 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 145-152 ◽  
Author(s):  
Ibrahim Bouzou Moussa ◽  
Oumarou Faran Maiga ◽  
Jean-Marie Karimou Ambouta ◽  
Benoit Sarr ◽  
Luc Descroix ◽  
...  


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