scholarly journals Changements techniques et recomposition des savoirs enseignés aux ouvriers : des discours aux pratiques

2002 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 71-86 ◽  
Author(s):  
Lucie TANGUY

Résumé À rencontre des discours, aujourd'hui dominants, qui postulent une correspondance linéaire entre la technique, les impératifs économiques et les savoirs, cette étude entend montrer comment les institutions de formation retraduisent les demandes qui leur sont adressées selon une logique propre. Parmi ces processus de retraduction, l'action des enseignants s'avère en ce moment un opérateur essentiel de l'évolution de la formation professionnelle en France, laquelle tend à passer d'un apprentissage de savoirs de métier à un enseignement de savoirs techniques. En appréhendant les savoirs transmis par l'école comme le produit d'un faisceau de relations sociales, la démarche mise en œuvre ici permet de procéder à une analyse qui échappe aux conceptions sustantialistes et relativistas.


2018 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 13-25
Author(s):  
Andréanne Gagné ◽  
Sarah-Sandra Cloutier ◽  
Isabelle Duchesne ◽  
Nadia Girard

Cet article présente l’initiative pédagogique du carnet d’employabilité mise en œuvre dans un programme de formation professionnelle de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. La description de cette initiative professionnelle s’appuie sur l’expérience de l’équipe porteuse du projet, ainsi que les propos d’employeurs régionaux. Elle détaille l’interrelation entre les milieux scolaires et professionnels témoignant de la pertinence du carnet d’employabilité pour favoriser l’insertion sociale et professionnelle des finissants de la formation professionnelle. Les étapes de sa mise en place, les défis rencontrés, les contributions relevées et les actions à venir sont également décrits.



2015 ◽  
Vol 70 (3) ◽  
pp. 532-557
Author(s):  
Étienne Cognard

RésuméCet article étudie les politiques de formation professionnelle négociées par les partenaires sociaux des secteurs belge et français des services à domicile. Une attention particulière est accordée aux parcours professionnels offerts aux aides-ménagères à domicile. Ces parcours sont quasi-inexistants en Belgique, mais beaucoup mieux construits en France. Notre analyse comparative qualitative montre que deux principaux facteurs expliquent cette différence d’approche de la formation continue. Le premier est le type d’activités subsidiées par l’État dans le cadre des politiques d’emploi centrées sur le développement des services à domicile. La France se distingue de la Belgique par l’inclusion de l’aide à domicile et de la garde d’enfant. Dans la mesure où les prestataires « titres-services d’aide-ménagère » ne proposent pas ces deux types de services à domicile, ils n’ont pas intérêt à promouvoir des formations sectorielles qualifiantes. En France, les employeurs des services à la personne ont soutenu la mise en oeuvre de dispositifs sectoriels certifiant ou diplômant vers l’aide à domicile et la garde d’enfant, deux évolutions possibles pour les aides-ménagères. Le second facteur est la structure du dialogue social sectoriel. En Belgique, la concentration des aides-ménagères titres-services dans une seule commission paritaire spécifique rend plus difficile la construction de parcours professionnels par les partenaires sociaux sectoriels. En France, la concurrence économique et politique entre les trois branches des associations, entreprises et particuliers-employeurs stimulent, au contraire, la volonté des partenaires sociaux, employeurs en tête, de développer des politiques sectorielles cohérentes. L’effet pervers de cette concurrence est, toutefois, la réticence à organiser des mobilités interbranches.



Author(s):  
Daniel FAÏTA

RESUME Des travaux émanant de courants de pensée différents, voire de disciplines elles-mêmes différentes, comme les sciences de l'éducation et l'ergonomie, convergent actuellement vers un objet apparemment commun : mettre à contribution les récits et discours de professionnels dans la formation des praticiens débutants. Si la problématique, dans sa généralité, n'est pas nouvelle, son actualisation dans des sphères particulières et la mise en oeuvre concrète des démarches qui en découlent suscitent des questions inédites, au moins concernant les outils proposés. On examinera celles-ci en référence à deux exemples français d'actions de formation professionnelle: l'autoformation des professeurs débutants au moyen de la plateforme Néop@ss-action, et l'utilisation de récits professionnels dans la formation au métier d'ergonome. On assiste dans les deux cas à des tentatives de " didactiser " des objets et processus choisis dans la sphère de la production discursive.



2004 ◽  
Vol 26 (2) ◽  
pp. 285-304
Author(s):  
Bernadette Charlier ◽  
France Henri

Dans cet article, nous montrons comment une démarche d’évaluation participative et continue mise en œuvre dans le cadre d’un dispositif de formation hybride peut supporter la dynamique de l’émergence d’une communauté de pratique. Nous définissons et décrivons cette démarche que nous appelons évaluation pour la connaissance et tentons d’établir comment les étapes de sa mise en œuvre et les connaissances qui en résultent peuvent soutenir les processus constitutifs de la création de communautés de pratique, notamment ceux de la participation et de la réification, et de la sorte concourent à définir l’identité de la communauté. Nous illustrons cette proposition en présentant un cas. En conclusion, nous élargissons le propos en soulignant d’autres apports potentiels de l’évaluation ainsi que des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre et soulignons des pistes de recherche à poursuivre.



Author(s):  
Martin St-Amant

En 1990, l'action juridique du canada en matière de commerce international se sera principalement manifestée au GATT, comme le démontre les conflits relativement nombreux dans lesquels le Canada fut impliqué ainsi que l'activité qu'il aura dépolyé cette année là. L'action juridique du Canada se sera en outre révélée en cette année, par l'entremise d'actes unilatéraux et d'accords commerciaux conclus avec d'autres États. La mise en oeuvre de l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis constitue un dernier aspect qui aura préoccupé, par la force des choses, le Canada en cette année 1990.





2006 ◽  
Vol 190 (8) ◽  
pp. 1827-1828
Author(s):  
Daniel Loisance ◽  
Daniel Couturier ◽  
Patrice Queneau ◽  
MM. Berche ◽  
Couturier ◽  
...  
Keyword(s):  


Author(s):  
Jean François Serratrice

Au laboratoire, l’essai de sensibilité est réalisé en visant à mesurer l’amplitude des déformations de gonflement et de tassement provoquées par l’imbibition d’un sol compacté et chargé sous différents niveaux de contraintes totales dans des cellules œdométriques indépendantes. Le sol est compacté par compactage statique. Des indices de sensibilité à l’imbibition servent à décrire la réponse du sol point par point en fonction des charges appliquées. Dans cette étude, une méthode d’analyse globale est proposée pour interpréter les essais de sensibilité portant sur une vingtaine de sols compactés dans différents états. L’interprétation se fonde sur la loi semi-logarithmique de compressibilité des sols qui est mise en œuvre habituellement pour exploiter les essais de gonflement en parallèle. La méthode est présentée sur des exemples de courbes expérimentales, à partir desquelles sont identifiés les principaux paramètres caractéristiques : compressibilités, pression de gonflement, rapport de gonflement. Un regard particulier est porté à la pression de gonflement, définie et attachée à cette procédure d’essai, en comparaison de la contrainte de compactage. Mais il faut faire appel à une contrainte de reprise du compactage pour interpréter les tassements observés pendant le chargement et avant l’imbibition du sol compacté. Cet éclairage offre une base intéressante pour expliquer la variété des réponses observées au cours des essais de sensibilité et poser les limites d’application de cette approche globale et complémentaire de l’approche originale.



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