Revue québécoise de science politique
Latest Publications


TOTAL DOCUMENTS

67
(FIVE YEARS 0)

H-INDEX

3
(FIVE YEARS 0)

Published By Consortium Erudit

1918-6592, 1189-9565

2008 ◽  
pp. 31-64 ◽  
Author(s):  
François Pétry ◽  
Howard R. Harmatz
Keyword(s):  

Résumé Cet article a pour objectif de tester empiriquement plusieurs modèles d’explication des dépenses publiques. Nous confrontons certaines variables d’explication tirées des théories démocratiques aux variables tirées de l’approche Public Choice dans le but d’évaluer la contribution de ces dernières à l’explication de l’évolution des dépenses réelles du gouvernement fédéral. Nos résultats indiquent que, parmi les variables démocratiques retenues pour analyse, la variable chômage contribue largement à l’explication des variations annuelles dans les dépenses publiques. Parmi les variables Public Choice, l’illusion fiscale et les cycles électoraux contribuent de façon significative à expliquer les variations dans les dépenses publiques, même si cette contribution est faible.



2008 ◽  
pp. 51-120
Author(s):  
François-Pierre Gingras ◽  
Benoît Gauthier ◽  
Frank Graves
Keyword(s):  

Résumé Cet article s’efforce de tracer des liens entre l’enjeu dominant de la campagne électorale fédérale de 1993 et l’appui aux formations politiques, en cherchant à vérifier l’hypothèse que les choix particuliers de chaque région du Canada reflètent des attitudes différentes à l’égard de cet enjeu. Ayant décrit comment l’importance du chômage comme enjeu électoral varie selon les régions du pays, on montre que l’attribution d’une priorité à cet enjeu plutôt qu’à un autre est liée aux choix partisans, dont certains seulement sont constants à travers le Canada. On montre qu’une étiquette regroupant le « reste du Canada » est trompeuse parce qu’elle masque de nombreuses particularités régionales. Ceci amène naturellement les auteurs à aborder la question du caractère soi-disant encore plus distinctif du Québec. L’article conclut que des conditions économiques objectives, comme le taux de chômage et le fait d’être chômeur, ou une attitude non politique, comme l’insécurité d’emploi, sont moins pertinentes eu égard aux choix partisans que l’association établie par l’électeur entre cette question économique et la position d’un parti politique, association qui manifeste sans doute l’habileté des partis soit à façonner l’opinion publique, soit à s’identifier au courant d’opinion dominant dans certains milieux à propos des questions économiques.



2008 ◽  
pp. 203-224 ◽  
Author(s):  
Denis Monière

Cet article vise à montrer que ce n’est donc pas tant l’argent qui explique le succès ou l’échec d’une option à un référendum, mais beaucoup plus le contenu de l’argumentaire soutenu par les camps en présence. L’efficacité de la communication politique dépend de l’adéquation du contenu à la réceptivité de l’électeur et au déroulement de la campagne. Cette thèse s’appuie sur une analyse des stratégies publicitaires pour le OUI et pour le NON où l’auteur aborde les questions : y a-t-il eu équilibre dans la diffusion des messages publicitaires du OUI et du NON? Quelle a été l’importance de la publicité fédérale? Y a-t-il eu intensification des campagnes publicitaires à l’approche du scrutin? Les campagnes publicitaires du OUI et du NON ont-elles varié selon la langue des auditoires? Qui ont été les principaux porte-parole des deux comités? Quels ont été les principaux arguments employés par les deux camps?



2008 ◽  
pp. 65-87 ◽  
Author(s):  
Diane Lamoureux
Keyword(s):  

Résumé Dans La crise de la culture, Hannah Arendt opère une analogie entre esthétique et politique, analogie qui ne sert pas tant à une esthétisation du politique qu’à souligner que, dans les deux sphères d’activité, ce qui est à l’oeuvre c’est la capacité humaine de jugement. Cette démonstration s’effectue en trois temps. D’abord, il s’agit de cerner la difficulté du politique dans le monde contemporain. Ensuite, il sera question du rôle de l’art dans les « sombres temps ». Enfin, le théâtre du monde sera distingué de la société du spectacle. Tout ceci permettra de comprendre le rôle du jugement dans la création d’une communauté politique diversifiée et fondée sur la parole persuasive.



2008 ◽  
pp. 123-148 ◽  
Author(s):  
Richard Nadeau ◽  
Daniel Guérin ◽  
Pierre Martin

RésuméLa présente étude applique un modèle de vote permettant de mieux comprendre l’effondrement du Parti progressiste-conservateur à l’élection fédérale de 1993. Ce modèle repose sur l’idée selon laquelle les Conservateurs, compte tenu des positionnements idéologiques des divers partis fédéraux sur deux « super enjeux », l’économie et le statut du Québec, ont été incapables de protéger une base minimale d’appuis qui leur aurait permis, à tout le moins, de « sauver les meubles » dans cette élection. Notre approche multivariée a tenu compte des enjeux économiques, des choix constitutionnels ainsi que des évaluations relatives aux partis et aux chefs. Notre analyse a mis en évidence une offre de politiques et une structure de préférences qui se sont avérées nettement désavantageuses pour le P.C. L’effet combiné de ce phénomène et de la profonde insatisfaction à l’endroit de la performance du gouvernement contribue à expliquer l’effondrement des Conservateurs à l’élection de 1993.



2008 ◽  
pp. 5-29 ◽  
Author(s):  
Jean Mercier

Résumé Ceux qui critiquent le mouvement écologiste reprochent parfois à ses adeptes de proposer des politiques publiques qui sont imprécises et, même, contradictoires. Certains écologistes, s’inspirant de Edgar Morin, ont répondu que les contradictions apparentes de leurs propositions ne sont que « les signes avant-coureurs de la complexité ». Selon les écologistes, leurs propositions tiendraient donc davantage du paradoxe que de la contradiction. Plusieurs propositions écologistes sont examinées pour déterminer, si, prima facie, elles tiennent du paradoxe ou de la contradiction et, dans cette optique, quelques thèmes de politiques publiques sont abordés : la centralisation/décentralisation, l’utilisation de la science et de la rationalité, la technocratie, ainsi que le syndrome NIMBY (not in my back yard). Même s’il faut concéder aux écologistes que dans un des cas sommairement rapporté, celui du syndrome NIMBY, Ia contradiction apparente pourrait bien être un authentique paradoxe, il n’en demeure pas moins qu’une bonne partie des propositions écologistes comportent des éléments qui sont ambigus et contradictoires.



2008 ◽  
pp. 89-113
Author(s):  
Lawrence Olivier

Résumé Les sciences sociales ont établi, grosso modo, d’une double manière leur rapport à la politique. Premièrement, la politique est évacuée des préoccupations du chercheur, au profit de la recherche de l’objectivité et du statut de science. D’autres croient, au nom du conditionnement social de la science, qu’elle participe non seulement à la vie politique, mais qu’elle est même un élément essentiel de la gouverne politique. Le travail théorique serait lié aux intérêts de ceux qui le font, aux classes sociales auxquelles ils appartiennent. On peut cependant se demander si l’articulation que les sciences sociales donnent du rapport entre théorie et pratique constitue une fatalité à laquelle il est difficile, sinon impossible, d’échapper. Autrement dit, les sciences sociales sont-elles enfermées dans ce dilemme d’être soit une science et, du même coup, d’exclure la politique de leur champ d’activité, soit une idéologie et de ne pas avoir le statut de science? Nous croyons qu’il existe une autre manière de penser le rapport de la théorie à la pratique, une façon d’échapper au dilemme des sciences sociales. Michel Foucault a montré — avec ses travaux sur la folie, la prison, la clinique, la sexualité, les sciences humaines… — que le travail historique et le travail politique étaient liés ensemble. Loin de s’exclure, écrit-il, « (… ) ils font corps, en une seule et même activité de déchiffrement ». C’est cette conception du rapport théorie/pratique dont nous voulons faire l’analyse. Elle repose sur une éthique du travail scientifique qui suppose de revoir les principes qui gouvernent nos manières de connaître — impératif du dire vrai — et surtout l’identité de celui qui connaît. Une telle éthique fonde une autre expérience du politique que celle qui structure nos conduites depuis deux siècles



2008 ◽  
pp. 15-49 ◽  
Author(s):  
André Blais ◽  
Neil Nevitte ◽  
Elisabeth Gidengil ◽  
Henry Brady ◽  
Richard Johnston

RésuméL’article examine la dynamique de la campagne ainsi que les facteurs qui ont influencé le vote chez trois blocs d’électeurs : les non-francophones, les francophones souverainistes et les francophones non souverainistes. L’analyse se fonde sur les données recueillies dans le cadre de l’Étude sur l’élection canadienne de 1993. On montre que la raison première du succès du Bloc québécois réside dans l’appui indéfectible que lui ont accordé les souverainistes. Le Bloc a également réussi à obtenir l’appui d’une fraction des non souverainistes les plus nationalistes, des jeunes qui étaient insatisfaits des partis traditionnels et de ceux dont la situation économique s’était détériorée. Finalement, le Bloc a profité de la popularité personnelle de Lucien Bouchard.



2008 ◽  
pp. 149-174 ◽  
Author(s):  
André Gosselin ◽  
Gilles Gauthier
Keyword(s):  

Résumé Cette étude propose une analyse des arguments de causalité et de conséquence employés dans le discours politique afin d’en clarifier quelques dimensions pragmatiques, syntaxiques et sémantiques, en prenant pour objet le débat télévisé des chefs, en français, tenu lors des élections fédérales canadiennes d’octobre 1993. Quatre types d’arguments de causalité sont explorés : l’argument du mérite, l’argument de justification, l'argument de chance et l'argument de responsabilité. Les six arguments de conséquence analysés sont ceux de l’effet pervers, de l’inanité, de la mise en péril, de l’engagement fatal, de la prédiction autocréatrice et de l’excès de volonté. Les auteurs proposent une formalisation de ces deux catégories d’arguments et une application qui en montre la fécondité théorique.



2008 ◽  
pp. 175-201 ◽  
Author(s):  
Guy Lachapelle
Keyword(s):  

Résumé Depuis l’élection fédérale de 1993, le Canada s’est joint aux nombreux pays qui depuis plusieurs années se sont dotés d’une législation réglementant les sondages d’opinion lors des campagnes électorales. L’article 322.1 de la nouvelle Loi électorale du Canada, la loi C-114, instaure un black-out de 72 heures à la fin des campagnes électorales fédérales et interdit la publication de nouveaux sondages à partir de minuit, le vendredi, jusqu’à la fermeture des bureaux de scrutin. Tous les partis politiques fédéraux ont endossé cet article de la loi. Cet essai présente les principes qui ont milité en faveur de l’introduction de cette disposition, l’une des moins restrictives des pays ayant choisi la voix de la réglementation, et affirme que le black-out constitue une limite acceptable à la liberté de presse et au droit des citoyens à avoir une information de qualité. Cette disposition assure également aux candidats de tous les partis un traitement équitable de la part des médias.



Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document