Les enjeux liés à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté au Canada
Résumé Si on désire légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté, on doit préalablement conclure que les méthodes actuelles pour abréger la vie des personnes en phase terminale ne sont pas adéquates. Actuellement, le suicide, le refus de traitement, l’arrêt de traitement et le « double effet » ou le traitement agressif de la douleur même lorsqu’il compromet la durée de vie (dont la sédation terminale est un exemple) sont toutes des activités légales au Canada. Nous soumettons que si jamais d’autres pratiques doivent être légalisées, le suicide assisté devrait être privilégié plutôt que l’euthanasie puisque qu’il s’agit d’une approche plus respectueuse des droits du patient à changer d’avis. L’expérience observée dans les Pays-Bas et en Oregon indique que 40 % des personnes qui demandent l’euthanasie changent d’idée après avoir obtenu les moyens de mettre fin à leurs jours ou après avoir connu un soulagement de la douleur plus adéquat. L’euthanasie et le suicide assisté ne devraient pas se substituer à l’accès à de bons soins palliatifs.