scholarly journals Mode d’action des rhizobactéries favorisant la croissance des plantes et potentiel de leur utilisation comme agent de lutte biologique

2005 ◽  
Vol 74 (1) ◽  
pp. 19-27 ◽  
Author(s):  
C.J. Beauchamp

Les rhizobactéries qui favorisent la croissance des plantes, connues sous le terme RFCP, stimulent directement la croissance de celles-ci en augmentant le prélèvement des éléments nutritifs du sol, en induisant et produisant des régulateurs de croissance végétale et en activant les mécanismes de résistance induite chez les végétaux. Les RFCP stimulent indirectement la croissance des végétaux par leur effet antagoniste sur la microflore qui leur est néfaste, en transformant les métabolites toxiques et en stimulant la nodulation des légumineuses par les rhizobia. Les effets antagonistes des RFCP impliquent la production d'antibiotiques et la compétition nutritionelle avec les pathogènes végétaux. L'établissement de l'association RFCP-plante est primordiale pour l'expression des effets bénéfiques aux plantes. L'utilisation des RFCP marquées avec des gènes de bioluminescence permet de visualiser le processus de colonisation racinaire. Suite à l'apparition des exsudats de la semence, l'inoculum bactérien se multiplie, puis les bactéries sont transportées passivement par la racine en développement, hors de la zone d'influence de la semence. Par la suite, les RFCP continuent de se multiplier grâce aux exsudats racinaires et persistent sur les racines. Plusieurs compagnies développent actuellement des inoculants contenant des RFCP, surtout afin de réduire l'utilisation des pesticides de synthèse en agriculture.


2005 ◽  
Vol 86 (1) ◽  
pp. 53-59 ◽  
Author(s):  
Yolande Dalpé

Les mycorhizes arbusculaires constituent la symbiose végétale la plus répandue à l’échelle planétaire. Les champignons concernés, regroupés dans le phylum Glomeromycota et distribués sur l’ensemble des écosystèmes, colonisent la majorité des plantes terrestres. Aux avantages bien connus des mycorhizes sur la croissance végétale, s’ajoutent plusieurs bénéfices, notamment pour la survie des plantes, leur biodiversité, l’impact sur la microflore du sol et le potentiel d’agent de réduction des stress tant abiotiques que biotiques. Devant une telle panoplie d’avantages pour les plantes et l’environnement, on pourrait croire que les mycorhizes représentent une panacée à plusieurs problèmes liés à la production et à la protection des végétaux. Le complexe « plante-mycorhize-parasite-environnement » constitue la norme à maintenir ou à retrouver pour assurer la durabilité de l’environnement. Le fonctionnement des mycorhizes comme agent de lutte biologique touche globalement cinq mécanismes d’interaction. Certains concernent directement la plante, soit : 1) une stimulation de croissance par le biais d’un apport nutritif accru et une meilleure santé végétale, 2) une transformation morphologique au niveau racinaire, 3) l’induction ou la suppression de mécanismes de défense, notamment ceux impliquant plusieurs enzymes. D’autres agissent sur le parasite : 4) via une compétition directe avec les champignons mycorhiziens liée à la disponibilité de nutriments et de sites d’infection, et sur la structure et la qualité du sol, par le biais d’une 5) modification de la microflore et de l’augmentation du taux de matière organique.



2019 ◽  
Vol 32 (4) ◽  
pp. 196-204
Author(s):  
C. Gieré ◽  
S. Dutertre ◽  
P. Poisbeau

Les cônes marins sont des animaux remarquables qui ont développé au cours de l’évolution des outils leur permettant de survivre et de se nourrir sous la mer quels que soient le prédateur ou la proie auxquels ils pourraient être confrontés. Leurs venins de prédation et de défense contiennent des centaines de peptides bioactifs dont l’ω- conotoxine ziconotide, première conotoxine thérapeutique utilisée dans le traitement des douleurs chroniques intenses et pharmacorésistantes aux traitements antalgiques recommandés comme la morphine. Cette revue fait le point sur le mode d’action du ziconotide et met en valeur d’autres composés de venins de cônes ayant un potentiel thérapeutique pour traiter les douleurs pathologiques.



2011 ◽  
Vol 310 (310) ◽  
pp. 79 ◽  
Author(s):  
Annick Tahiri ◽  
Augustin Amissa Adima ◽  
Anoh Félix Adje ◽  
Nadine Amusant

Pour préconiser l'application en champ d'une plante naturelle à propriété insecticide comme alternative à la lutte chimique contre les termites ravageurs, d'importants prérequis s'imposent sur son efficacité. La toxicité, la dose létale, le mode d'action, la persistance d'efficacité et la composition chimique des extraits totaux aqueux, alcoolique et hexanique des feuilles et des graines du neem, Azadirachta indica, ont été examinés sur l'espèce de termite ravageur Macrotermes bellicosus. La toxicité par contact des extraits est élevée sur le termite et provoque la mortalité totale des populations testées. La persistance d'efficacité des extraits est de 2,4 à 4,2 jours. Les extraits aqueux et hexanique sont les plus toxiques (DL50 de 0,422 ± 0,018 à 4,466 ± 0,162 mg/l). Le contact et l'inhalation sont les deux voies essentielles à leur efficacité. L'extrait aqueux de graines, le plus actif, est de plus capable de se transmettre dans la colonie lors des tâches sociales. Mais il n'agit pas par ingestion et il semble anti-appétant vis-àvis du termite. Il contient des composés phénoliques (tanins et flavonoïdes) et des saponines. L'extrait hexanique de graines est de type oléique, renferme 11 acides gras et contient des terpénoïdes, des flavonoïdes et des saponines. (Résumé d'auteur)



1999 ◽  
Vol 193 (1) ◽  
pp. 67-75 ◽  
Author(s):  
Jean-Charles Fruchart ◽  
Patrick Duriez ◽  
Bart Staels
Keyword(s):  


1998 ◽  
pp. 19-19
Author(s):  
Christian Michel
Keyword(s):  


2020 ◽  
pp. 30-33
Author(s):  
Keyword(s):  

Depuis le début de la crise sanitaire, la filière nucléaire ainsi que les autorités de contrôle ont modifié leur façon de travailler et d’inspecter, car il n’est pas toujours possible aux inspecteurs de se rendre sur les sites nucléaires ou dans les usines. La mise en oeuvre de nouvelles solutions d’inspections à distance s’inscrira probablement parmi les pratiques usuelles post-épidémie, pour une part des contrôles, l’inspection physique demeurant de toute façon incontournable pour un certain nombre d’opérations.



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