L’augmentation des flux migratoires, en France, depuis les années 60, a amené notre pays à promouvoir une politique linguistique d’intégration à destination des migrants allophones. Pour répondre à cette demande, l’Éducation nationale a mis en place, en 2008, le dispositif « Ouvrir l’École aux Parents pour la Réussite des Enfants » (MEN, 2017). Il s’adresse aux familles les plus éloignées du système éducatif français. Ma contribution vise à rendre compte de cette initiative tout en soulevant quelques réflexions didactiques et pédagogiques afin de faciliter et encourager sa mise en place. L’enjeu de cet article est ainsi de répondre à la problématique suivante : comment favoriser l’apprentissage/acquisition du français par des adultes migrants allophones via un dispositif coéducatif ? En effet, outre l’intégration linguistique, c’est la réussite des élèves qui est en jeu et ce, par l’implication des parents dans la scolarité de leur enfant (Vatz-Laaroussi - al., 2005 ; Vatz-Laaroussi - Kanouté, 2013). La conduite de cette opération durant deux années consécutives m’a poussée à mettre en perspective les préconisations officielles au regard de la didactique des langues (Vigner, 2001 ; Adami, 2009). Cet article ambitionne ainsi de contribuer à une meilleure promotion de cette pédagogie dite « innovante » à destination des adultes migrants en faveur d’un partenariat famille-école au bénéfice de la réussite scolaire des élèves allophones (Manigand, 1993 ; Akinci, 2016).