politique linguistique
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2021 ◽  
Vol N° 174 (3) ◽  
pp. 275-280
Author(s):  
Louis-Jean Calvet


Author(s):  
Déborah CAIRA

L’augmentation des flux migratoires, en France, depuis les années 60, a amené notre pays à promouvoir une politique linguistique d’intégration à destination des migrants allophones. Pour répondre à cette demande, l’Éducation nationale a mis en place, en 2008, le dispositif « Ouvrir l’École aux Parents pour la Réussite des Enfants » (MEN, 2017). Il s’adresse aux familles les plus éloignées du système éducatif français. Ma contribution vise à rendre compte de cette initiative tout en soulevant quelques réflexions didactiques et pédagogiques afin de faciliter et encourager sa mise en place. L’enjeu de cet article est ainsi de répondre à la problématique suivante : comment favoriser l’apprentissage/acquisition du français par des adultes migrants allophones via un dispositif coéducatif ? En effet, outre l’intégration linguistique, c’est la réussite des élèves qui est en jeu et ce, par l’implication des parents dans la scolarité de leur enfant (Vatz-Laaroussi - al., 2005 ; Vatz-Laaroussi - Kanouté, 2013). La conduite de cette opération durant deux années consécutives m’a poussée à mettre en perspective les préconisations officielles au regard de la didactique des langues (Vigner, 2001 ; Adami, 2009). Cet article ambitionne ainsi de contribuer à une meilleure promotion de cette pédagogie dite « innovante » à destination des adultes migrants en faveur d’un partenariat famille-école au bénéfice de la réussite scolaire des élèves allophones (Manigand, 1993 ; Akinci, 2016).



2021 ◽  
pp. 87-110
Author(s):  
Isabelle CROS

Malgré des discours prônant la diversité de la francophonie - ou plutôt des francophonies -, l’enseignement scolaire comme universitaire entretient encore très largement la représentation d’un français qui se réduirait au français standard normé, tel qu’il a été imposé par la politique linguistique française. Cette recherche-formation, mise en oeuvre dans le cadre d’un cursus en didactique du FLE, cherche à déterminer en quoi une formation à la francophonie par la sociolinguistique peut participer à l'instauration d’une politique linguistique plus écologique. Au-delà des apports pédagogiques et didactiques, il apparaît cependant que l’effet sur ces futurs enseignants plurilingues est aussi celui d’une relégitimation non seulement des variations liées au français mais aussi de leur(s) propre(s) langue(s) minorée(s).



2021 ◽  
pp. 35-44
Author(s):  
Liliane Hodieb

Le Cameroun compte plus de 230 langues. Avec le français et l’anglais comme langues officielles, les langues nationales ou « indigènes » n’ont aucun statut réel. La situation linguistique du Cameroun est doublement conflictuelle. En effet on assiste d’un côté, à une « guerre » entre anglophones et francophones, et de l’autre côté, entre les langues officielles et les langues nationales. La colonisation a certes une grande part de responsabilité dans ce problème, mais il serait simpliste de considérer ce facteur comme l’unique cause de la crise qui sévit actuellement au Cameroun. Plus qu’une crise politico- linguistique, il s’agit manifestement d’une crise identitaire. D’où la question, quelle politique linguistique pour le Cameroun ? Après avoir fait une revue de la littérature sur la sociolinguistique du Cameroun, nous montrerons, à partir de la « Language Management Theory » (Nekvapil et Sherman 2015), qu’une politique linguistique plus inclusive, c’est-à-dire de type «bottom-up », pourrait aider à pallier les conflits.



Author(s):  
Nathaniel GERNEZ

La Tanzanie est un pays d’une grande diversité linguistique qui a forgé son unité nationale sur la promotion et l’idéologisation d’une seule langue, le kiswahili. La large diffusion de cette langue dans le pays, mais également son statut de langue africaine, en fit un outil idéologique pour se détourner de l’anglais, langue de la colonisation, et pour former une unité nationale. Les autres langues (il en existe plus de 120) furent perçues comme des facteurs de divisions qu’il fallait maîtriser en restreignant leur sphère d’influence (elles sont interdites dans l’éducation, les campagnes politiques, la presse, la radio et la télévision).



2021 ◽  
pp. 131-151
Author(s):  
HAOUA ADJI OUMAR LIMAN

La problématique actuelle en matière d’enseignement dans les pays d’Afrique subsaharienne en général et au Cameroun en particulier est centrée sur l’enseignement ou non en langues ou des langues locales. La politique linguistique camerounaise stipule que les deux langues officielles, le français et l’anglais, sont les langues d’enseignement. Les langues locales, quant à elles, doivent être promues en les introduisant dans les programmes d’enseignement à travers les cultures nationales. La promotion de ces langues doit être repensée en matière d’enseignement. Dans cet article, nous allons reconsidérer l’enseignement des langues locales. L’objectif ici sera de penser comment les introduire dans les différentes écoles de formation professionnelle, en l’occurrence le secteur de la santé. Ainsi, au terme de la formation, chaque apprenant·e pourra dialoguer, comprendre et se faire comprendre de ses patient·e·s; bref, il y aura donc un rapprochement certain, une sorte de confiance entre le soignant/la soignante et le ou la patient·e.



Author(s):  
Samira Moukrim

La langue amazighe (berbère) n’est encore vivante et authentique que dans les domaines traditionnels. Or, la société traditionnelle amazighe subit actuellement une mutation très profonde. Les faits anciens se trouvent menacés à cause des processus d’industrialisation et de mondialisation. Avec l’évolution accélérée que connaît la société actuelle, le phénomène de déperdition de cette langue dépasse le rythme naturel et doit en conséquence être considéré comme préoccupant. \\ Sans une politique linguistique qui puisse actualiser l’amazighe pour qu’elle s’adapte à tous les domaines de la communication, notamment techniques et modernes, cette langue risque de disparaître à moyen terme. Dans ce contexte, une orientation de recherche centrée sur le sentiment d’urgence et de sauvetage apparaît primordiale pour sauvegarder les vestiges d’une société en voie de disparition. \\ Dans ce papier, il est question de la construction de terminologies orientées vers les connaissances et pratiques traditionnelles pour sauvegarder une langue à tradition orale, l’amazighe. Nous abordons le travail terminologique dans sa dimension de documentation, de sauvegarde et de revitalisation de la langue. Le corpus d’étude est analysé en exploitant les fonctionnalités offertes par l’outil informatique TXM.



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