claude gauvreau
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2014 ◽  
Vol 39 (3) ◽  
pp. 97-109
Author(s):  
Sophie Dubois

Le présent article vise à revisiter le mythe tragique de Claude Gauvreau en faisant voir la part du rire — certes, parfois moqueur et parfois méprisant — qui accompagne les premiers textes publiés en 1948. À partir d’un regard sur la réception de ces textes, et principalement à partir de deux cas de pastiches par Odette Oligny, il s’agit de poser les bases du mythe, lequel s’érige en dialogue avec la critique. Dès lors, il devient possible de relire une scène de La charge de l’orignal épormyable comme une réponse, sur le mode satirique, à la critique antérieure de l’oeuvre gauvréenne.



2014 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 103-117
Author(s):  
Noële Racine
Keyword(s):  

Cet article propose un examen (en trois temps) des rapports complexes s’établissant entre les essais sur le théâtre, les chroniques dramatiques (1949-1970) et la dernière pièce de Claude Gauvreau — liens qui, sauf erreur, n’ont pas encore fait l’objet d’une étude approfondie. D’abord, on montrera que les références esthétiques et les prises de position de l’auteur à l’égard du monde théâtral, dans sa prose journalistique, traduisent à la fois un savoir critique et une (con)science poétique. Ensuite, on verra que cette science n’a d’égale que la (pre)science d’une pratique scénique à venir, et ce, tant pour le théâtre québécois que pour la dramaturgie gauvréenne. Enfin, il sera démontré que les conceptions théâtrales du chroniqueur se transposent dans Les oranges sont vertes par l’intermédiaire d’une représentation (incarnée) de la critique.



2012 ◽  
Vol 48 (1) ◽  
pp. 66-118
Author(s):  
Gilles Lapointe

Le 7 janvier 1961, Claude Gauvreau s’adresse au chef du surréalisme pour tenter de faire le point sur des questions vitales pour lui. Comment le surréalisme peut-il encore justifier sa résistance farouche à l’endroit de l’art non figuratif, alors que l’expressionnisme abstrait de l’École de New York triomphe dans toutes les grandes capitales de l’art ? Le surréalisme peut-il se renouveler ? Par ailleurs, comment faut-il interpréter le fait que l’évolution personnelle de Borduas ait amené le peintre à la fin de sa vie à prendre ses distances avec le surréalisme et l’automatisme ? Convaincu que le surréalisme conduit logiquement en peinture à l’automatisme, Gauvreau s’emploie dans cette lettre à réhabiliter auprès de Breton l’apport pictural de Borduas et de Riopelle. Cependant, si l’automatisme représente toujours pour lui une « révolution morale indéracinable », celle-ci trouve son fondement véritable dans l’éthique surréaliste. Persuadé qu’une forme de régression morale mine le champ de l’art et la pensée plasticienne tout particulièrement, exhortant Breton à une ouverture et une vigilance accrues, Claude Gauvreau défend vigoureusement la révolution surréaliste, « mouvement qui a acquis une envergure incommensurable » et qui reste à ses yeux le seul courant de pensée susceptible de jeter quelque clarté sur les interrogations capitales au sujet de l’art et de la vie.





2011 ◽  
Vol 21 (3) ◽  
pp. 25-35
Author(s):  
Gilles Lapointe

« Refus d’un cantonnement dans la seule bourgade plastique », écrivait Borduas dans Refus global. En 1948, la quête de l’abstraction s’imposait en effet comme la voie à suivre pour marquer la rupture avec la tradition artistique. Depuis les années 1980, une grande attention critique a été accordée à la dimension multidisciplinaire des activités du groupe automatiste. Auteur du livret de l’opéra Le Vampire et la nymphomane — une oeuvre faisant appel à l’étroite collaboration de Pierre Mercure —, le poète Claude Gauvreau aura été celui qui aura défendu avec le plus d’ardeur la place de la musique au sein du groupe montréalais. Cette étude tente, dans un premier temps, de mettre en lumière les aspects les plus significatifs de cette contribution. Elle examine ensuite, à partir de l’idéal surréaliste, les causes de la mésentente qui opposa publiquement en 1949 Claude Gauvreau et Pierre Mercure au sujet de l’opéra Le Vampire et la nymphomane. À travers la présentation d’une lettre inédite de Claude Gauvreau à André Breton, elle interroge enfin quelques-unes des idées source au fondement du rapport de fascination et de rejet qui a marqué les échanges entre l’automatisme et le surréalisme.



2011 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 39-63
Author(s):  
Gilles Lapointe
Keyword(s):  

Parmi les diverses pratiques connues sous le terme d’écriture intime, celle de Claude Gauvreau entretient un rapport complexe à l’épistolaire et à l’autobiographie. À partir d’une réflexion portant sur l’interdit posée par Muriel Guilbault peu avant la mort de Gauvreau et les enjeux autobiographiques présents dans le roman moniste Beauté baroque, l’auteur analyse la place que le « secret » occupe par la suite dans la correspondance échangée entre le poète et Borduas. Examinant les conséquences découlant de la rupture par Gauvreau du pacte de confidentialité qui fait passer un document privé de Borduas dans la sphère publique et la nature de « l’étrange querelle » — selon les termes de Jacques Marchand —, qui conduit les deux hommes à interrompre leurs échanges, l’auteur interroge l’effet de cette loi de l’interdit sur la diffusion de l’oeuvre de Gauvreau, longtemps limitée à un cercle d’initiés, et dont seule l’édition posthume de ses écrits pouvait dénouer l’insoluble paradoxe.



Author(s):  
Sophie Létourneau
Keyword(s):  
De Se ◽  

Cet article s’emploie à montrer comment L’asile de la pureté de Claude Gauvreau a été assimilé par Wajdi Mouawad puis rendu dans sa pièce Willy Protagoras enfermé dans les toilettes. Ce passage d’un texte à l’autre, d’une voix à l’autre et, surtout, d’une culture à l’autre, opère dans un « système digestif » qui était déjà inscrit dans la pièce première. Mouawad reprend de Gauvreau non seulement une thématique, mais une dramatique de l’oralité et de l’analité : dans les deux pièces, il s’agit de crier, de cracher, de renvoyer, de se vider du venin de la parole des autres. Ce drame a lieu à même la langue orale (gutturale) des deux dramaturges, une langue dont la facture buccale, gutturale ou tout simplement parlée en même temps que lyrique donne à lire une sémiotique de l’organique.



2010 ◽  
Vol 3 (2) ◽  
pp. 7-20 ◽  
Author(s):  
Jean Fisette
Keyword(s):  

Après avoir rappelé les questions principales posées par l’écrivain montréalais Claude Gauvreau, l’auteur étudie les relations entre son oeuvre et celle du peintre Borduas, et montre comment l’écriture exploréenne inventée par Gauvreau le conduit, aux confins du langage, au seuil de l’expressivité musicale.



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