Histoire de la gravure dans les anciens Pays-Bas et dans les Provinces Belges, depuis les origines jusqu'a la fin du XVIIIe siecle. Premiere partie: Des origines a 1500

1925 ◽  
Vol 29 (4) ◽  
pp. 453
Author(s):  
Frank Weitenkampf ◽  
A. J. J. Delen ◽  
Emile Dacier

1971 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 40-45
Author(s):  
J.-L. Van Regemorter

Sous les dehors modestes d'une étude purement agronomique, le récent livre de M. Confino aborde sous un jour nouveau, une question toujours débattue, que l'historiographie soviétique a trop souvent tendance à résoudre en partant de schémas abstraits : la rigidité de l'agriculture russe au temps du servage.La première partie décrit la diversité des terroirs dans l'ensemble du pays, pour mieux démontrer que l'assolement triennal, prétendûment ancestral en Russie centrale, était en fait le produit d'une évolution probablement récente. Comme dans toutes les zones pauvres en pâturages naturels, le succès en résultait d'une adaptation heureuse aux conditions climatiques : sans la jachère, il eût été impossible de nourrir un bétail particulièrement affaibli par la longue stabulation hivernale. Mais la brièveté de la saison végétative entraînait une servitude supplémentaire : le calendrier agricole très serré réduisait l'éventail des cultures à la succession monotone du seigle et de l'avoine, car le froment semé sur la sole de printemps risquait de mûrir en même temps que les céréales d'hiver (p. 79).



2007 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 11-46 ◽  
Author(s):  
Joëlle Prungnaud

Résumé La traduction du roman gothique anglais en France au tournant du XVIIIe siècle — Au cours de la dernière décennie du XVIIIe siècle et au début du siècle suivant, le roman gothique anglais fait l'objet d'une entreprise de traduction systématique en France. Cet article entend montrer l'ampleur de cette vague d'importations, s'interroger sur le traitement des oeuvres originales et inviter à réfléchir sur les effets d'une diffusion aussi massive dans la culture d'accueil. Dans une première partie, nous démontrons, chiffres à l'appui, l'existence du phénomène, en centrant la recherche sur un corpus restreint de titres. Après un commentaire du diagramme obtenu, quelques éléments d'explication sont avancés. Puis nous envisageons la qualité des adaptations françaises, ce qui nous conduit à nous interroger sur le rôle et le statut des traducteurs à cette époque. Nous constatons que le souci de plaire aux lecteurs prévaut sur l'exigence de fidélité aux textes. Enfin, nous tentons d'évaluer les conséquences de cette vogue sur la production des auteurs nationaux. Un premier effet pervers se manifeste par la multiplication des fausses traductions et des imitations: il est possible d'observer les différentes formes de manipulation du texte source. Tout cela perturbe les données du marché de la librairie et aboutit à une prolifération d'ouvrages de médiocre qualité. Cependant, il est indéniable que l'école de la Terreur a exercé, à long terme, une féconde influence sur les romanciers français du XIXe siècle, grâce à la médiation de ces traductions d'inégale qualité.



1963 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 20-43
Author(s):  
Georges Snyders

On trouvera, ici, quelques pages extraites d'une étude qui se propose de considérer l'évolution du goût musical en France aux xviie et xviiie siècles, plus particulièrement l'opéra et les problèmes qu'il soulève. Une première partie a voulu montrer que, pris dans son ensemble, le xvne siècle rencontre une grande difficulté à donner à la musique place et valeur. L'idée dominante est celle de la musique comme langage imitatif ; on veut qu'elle ait une signification comme le mot, le cri, le geste, qu'elle se modèle sur eux, qu'elle les rehausse simplement par ses accents et ses rythmes. Une musique qui n'exprimerait pas un contenu précis paraîtrait aussi vaine aux contemporains de Louis XIV que paraît déraisonnable à beaucoup d'hommes d'aujourd'hui une peinture dont on ne peut trouver le sujet et la ressemblance directe.



XVII-XVIII ◽  
1983 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
pp. 109-127
Author(s):  
Madeleine Blondel


2017 ◽  
Vol 4 ◽  
pp. 27-42
Author(s):  
Sévrine Dagnet

Au moment de décrire les parties d’oraison du français, les grammairiens des XVIIe et XVIIIe siècles se tournent, comme leurs prédécesseurs, vers le latin, perçu comme un modèle d’excellence. Plus spécifiquement en ce qui concerne le nom, cette imitation les conduit à décréter que cette occurrence varie comme son homologue antique en genre, en nombre et en cas. La difficulté liée à l’absence de morphème casuel du substantif français, loin de constituer un frein, est contournée : en français la déclinaison du nom serait surtout celle de l’article, occurrence antéposée qui tout en précisant la référence opérée par l’élément nominal, varie au gré de la fonction grammaticale occupée par le groupe nominal. Ainsi, l’occurrence la femme (sujet ou complément d’objet) correspondrait au nominatif et à l’accusatif, tandis que l’occurrence à la femme (complément d’attribution) équivaudrait à un datif. Cette théorie, déjà en péril aux XVIe et XVIIe siècles, est très largement remise en cause au XVIIIe siècle. La controverse ne décourage pas Régnier-Desmarais (1706) et Vallart (1744), qui défendent la thèse d’une variation en cas et établissent des paradigmes de déclinaisons, longuement explicités et justifiés (première partie). Leurs argumentations étayées se heurtent aux exposés de Girard (1744) et de Du Marsais (1769), qui perçoivent le calque du latin comme un contresens syntaxique et une méconnaissance des caractéristiques de l’article, classe de mots en mal de statut (deuxième partie). Beauzée (1767) réconcilie les deux tendances en affirmant que si le nom ne possède pas de déclinaison, le français reste une langue casuelle en ce qui concerne le pronom. Rétablissant ainsi la légitimité du cas tout en le limitant à un type de mots précis, il s’interroge plus globalement sur le rôle de cette catégorie grammaticale (troisième partie).



Author(s):  
Alexandre Escudier

La question de la «crise» a occupé Reinhart Koselleck sa vie durant. A partir de sa thèse de doctorat, Kritik und Krise (1954), elle a très tôt déterminé sa perception du monde moderne – des guerres civiles confessionnelles du XVIe siècle jusqu’au long cycle révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle. Dans sa première partie, l’article propose une analyse critique de Kritik und Krise. Sa conclusion intermédiaire est double. D’une part, il montre l’existence d’une triple surcharge philosophique de la démonstration koselleckienne (surchage schmittienne, cochinienne et löwithienne). D’autre part, il relève les principaux forçages interprétatifs et empiriques sur lesquels repose la thèse générale du livre. Dans sa seconde partie, l’article examine la manière dont cette première analyse de la «crise» par Koselleck évolue par la suite dans son œuvre à travers les thématiques de la «Sattelzeit», de la «temporalisation» (Verzeitlichung) et de l’«accélération» (Beschleunigung). L’article défend au final une double thèse : d’une part, l’idée que le premier Koselleck de Kritik und Krise fait moins œuvre d’historien que de critique généalogique de la modernité totalitaire ; d’autre part, l’idée que la sur-accentuation ultérieure de “l’«accélération» (en lieu et place de la «critique» crisogène moderne) a permis à Koselleck d’anticiper certains questionnements de l’anthropocène alors même que ses interrogations initiales relevaient d’une ontologie politique néo-hobbésienne peu à même de penser le tournant démocratique moderne.



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