populations naturelles
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2019 ◽  
Vol 341 ◽  
pp. 87
Author(s):  
Bryan Vincent

Acacia spirorbis est une légumineuse endémique de Nouvelle-Calédonie se développant sur des sols calcaires, métallifères et volcano-sédimentaires, établissant des symbioses avec des bactéries fixatrices d’azote. Pour comprendre la contribution de la symbiose dans l’adaptation de la plante à des milieux contrastés et parfois extrêmes, nous avons évalué la fixation d’azote en conditions naturelles, caractérisé les rhizobia associés à cette plante et analysé la réponse adaptative de la plante aux éléments traces métalliques dans ses tissus racinaires, notamment au niveau des nodules.Nous avons mis en évidence que la symbiose rhizobienne fournissait plus de 80 % de l’azote total chez des populations naturelles d’A. spirorbis se développant sur des sites d’étude présentant des sols calcaires, métallifères et volcano-sédimentaires. Cette valeur est remarquable puisque, pour A. mangium, A.melanoxylon et A.mucronata, les valeurs moyennes sont respectivement de 50 %, 43 % et 58 %. Les rhizobia symbiotiques associés à A. spirorbis appartiennent aux α- et β-protéobactéries, genres Bradyrhizobium et Paraburkholderia, révélant ainsi une très large gamme de symbiontes et une faible sélectivité de partenaire. De manière remarquable, la taxonomie et le phénotype de ces souches sont structurés et adaptés aux conditions édaphiques. Enfin, les signatures chimiques des tissus internes des nodules reflètent les propriétés chimiques des sols dans lesquels ils se sont développés, indiquant une potentielle gestion des éléments traces métalliques dans ces tissus. Tous ces éléments suggèrent que la symbiose fixatrice d’azote contribue de manière significative dans l’adaptation d’Acacia spirorbis à des sols contrastés et pouvant présenter une toxicité polymétallique extrême.



2018 ◽  
Vol 337 ◽  
pp. 27
Author(s):  
Youssef Sfairi ◽  
Mohamed Najib Al Feddy ◽  
Issam Jadrane ◽  
Abdelaziz Abbad ◽  
Lahcen Ouahmane

Le cyprès de l’Atlas, Cupressus atlantica Gaussen, est endémique stricte de l’ouest du Haut Atlas marocain. Cette espèce joue un rôle écologique et socio-économique très important dans son aire de distribution : pour produire du bois de feu, aider à protéger les sols contre l’érosion, et comme plante médicinale chez les populations locales. Malheureusement, subissant diverses pressions, principalement le surpâturage et les activités humaines excessives, l’espèce souffre d’une détérioration alarmante et de perte de territoire. La variabilité des champignons mycorhiziens arbusculaires et sa réponse à l’inoculation mycorhizienne des plantules sous serre ont été étudiées pour différentes provenances. Douze populations naturelles représentant l’aire de distribution du cyprès de l’Atlas ont été sondées, à Adebdi, Aghbar, Allous, Idni, Ighil, Ighzer, Mzouzit, Rikt, Tiouna, Taghzout, Talat N’os and Taws. L’analyse des variations des champignons mycorhiziens associés aux racines de cyprès de l’Atlas ont révélé la présence d’au moins sept morphotypes appartenant aux genres Rhizophagus, Glomus, Gigaspora et Acaulospora. Le taux de colonisation mycorhizienne dans les racines du cyprès de l’Atlas a été examiné dans son milieu naturel, montrant une variation de 25 % à 45 %. Dans les conditions sous serre, la croissance des plantules, avec ou sans inoculation avec un complexe mycrohizien, a été surveillée pour les plantules provenant des douze lieux échantillonnés. Les résultats montrent qu’en absence des champignons bénéfiques dans le substrat de culture, la croissance et la nutrition des plantules ont été hautement dépendantes de l’origine des graines. En revanche, en présence du champignon dans le substrat de culture, les paramètres de croissance et de nutrition des plantules des douze provenances ne différaient pas de manière significative. Deux groupes principaux ont été identifiés par l’analyse en composantes principales et la classification ascendante hiérarchique basées sur les caractères analysés. Le premier groupe comprend les populations de la vallée de N’Fis, à savoir Allous, Idni, Ighil, Ighzer, Mzouzit, Rikt, Talat N’os et Taws, alors que le second groupe est composé des populations du côté sud, Aghbar, Adebdi, Taghzout et Tiouna.



2018 ◽  
Vol 337 ◽  
pp. 67
Author(s):  
Kolafane Aboubacar ◽  
Soumana Douma ◽  
Boubacar Moussa Mamoudou ◽  
Ramatou Sidikou Djermakoye Seyni

L’étude visait à caractériser la populationnaturelle d’un ligneux alimentaire, Neocarya macrophylla (Sabine) Prance (Chrysobalanaceae). Elle a été conduite dans le Dallol Bosso au sud-ouest du Niger. Les données provenaient de relevés floristiques dont le dispositif de sondage était de type systématique. Onze transects ont été installés, et 83 placettes de 50 m x 50 m ont été échantillonnées. La structure de la population a été renseignée par ladiversité floristique, la densité des arbres, le taux de régénération et la structure démographique des populations. Une classification ascendante hiérarchique de la matrice espèces-relevés a été réalisée afin d’identifier des groupes végétaux. À l’intérieur de chaque placette, ont été relevés le diamètre à 1,30 m pour les sujets de diamètre supérieur ou égal à 5 cm, et le nombre d’individus. Le coefficient générique reste faible et les familles et genres représentés par une seule espèce demeurent prépondérants. La flore recouvre 36 espèces ligneuses réparties en 30 genres relevant de 19 familles, pour lesquelles dominent les Fabaceae (27,8 %) et les Malvaceae (13,9 %). Trois groupes structuraux apparaissent, caractérisés par une dominance de N. macrophylla, dont la population tend à se régénérer. Les histogrammes de structure des populations font en effet apparaître des effectifs élevés dans les classes de petit diamètre. La densité moyenne de l’espèce est de 26,1 individus/ha, mais varie en fonction des groupes structuraux. L’observation de la régénération naturelle, dont le niveau élevé ne préjuge toutefois pas du devenir des plantules, montre que N. macrophylla se renouvelle essentiellement par semis (87,6 %), et faiblement par rejets de souche (11,1 %). Les résultats de cette étude permettent de mieux appréhender le statut de cette espèce, en faveur de la mise en place de stratégies de gestion durable.



2018 ◽  
Vol 44 (1) ◽  
pp. 85-96
Author(s):  
Nadya Wahid ◽  
Jamal Aabdousse ◽  
Aissa Chkhichekh ◽  
Ahmed El Aboudi ◽  
Mohammed S. Lamhamedi ◽  
...  


2017 ◽  
Vol 330 (330) ◽  
pp. 3 ◽  
Author(s):  
Fousseni Fétéké ◽  
Adeline Fayolle ◽  
Kasso Dainou ◽  
Nils Bourland ◽  
Agathe Dié ◽  
...  

La rythmicité intra-annuelle de la crois- sance diamétrique des arbres n’est connue que pour très peu d’espèces tropicales africaines. Dans cet article, une combinaison de méthodes expéri- mentant le marquage cambial séquen- tiel, l’analyse anatomique et la mesure des cernes a été utilisée pour détermi- ner la périodicité et les variations de la croissance diamétrique de trois espèces d’Afrique centrale produisant un bois d’œuvre de grande qualité : Baillonella toxisperma (moabi), Entandrophragma cylindricum (sapelli) et Erythrophleum suaveolens (tali). En outre, des interac- tions avec la phénologie foliaire et repro- ductive et le climat ont été recherchées. Pour les trois espèces, les cernes de croissance sont anatomiquement dis- tincts, annuels et se forment au rythme des saisons, avec un accroissement qui est maximal pendant la petite saison pluvieuse (de mars à mai). Les variations saisonnières de la croissance se sont avérées significatives pour le moabi et le sapelli et non significatives pour le tali. Les paramètres climatiques jouant un rôle déterminant dans ces variations sont la température et l’ensoleillement. L’ana- lyse dendrochronologique dresse d’inté- ressantes perspectives en vue d’acquérir des données de croissance sur le long terme, nécessaires à la définition des paramètres de gestion des populations naturelles de ces espèces.



2017 ◽  
Vol 13 (6) ◽  
pp. 273
Author(s):  
Machehouri Abdelkader ◽  
Ben Messaoud Btissam ◽  
Nassiri Laila ◽  
Ibijbijen Jamal

For the legumes cultivation, the presence of specific Rhizobium in the soil is very necessary in fact a minimum number of bacteria is essential to obtain a good nodulation. The formula used for the count of Rhizobia in soil is the most probable number (MPN) method. For this purpose, four cultivation systems were used: d1, d2, d3 and d4. The soils of the all studied regions have a natural population of Rhizobium sp cicer. The size of this population is determined by the MPN method. This has been attributed to the use of plant growth systems. The result have shown that just the cultivation system d1 will be considered to realize such studies even that this system have shown some failure. Moreover, the MPN method failed on the evaluation of the rhizobia population hence the need to find a new specialized method.



2010 ◽  
Vol 157 (3) ◽  
pp. 419-431 ◽  
Author(s):  
Nadya Wahid ◽  
Hicham Jouidre ◽  
Mohammed S. Lamhamedi ◽  
Abdenbi Zine El Abidine ◽  
Adelali Boulli


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