scholarly journals La santé mentale des cols blancs et l’environnement psychosocial du travail

2007 ◽  
Vol 20 (2) ◽  
pp. 163-184 ◽  
Author(s):  
Renée Bourbonnais ◽  
Michel Vézina

RÉSUMÉ Au Québec, comme dans plusieurs pays occidentaux, les problèmes de santé mentale représentent l'une des principales causes de morbidité de la population et d'absence du travail pour de longues périodes. Une partie des problèmes de santé mentale au travail résulterait de l'effet combiné d'une demande psychologique élevée et d'une faible latitude décisionnelle dans le travail. Au cours d'une étude longitudinale d'un an chez des cols blancs de la région de Québec, aucune association significative entre l'absence pour maladie et la tension au travail n'a été démontrée. Toutefois, certains sous-groupes plus à risque d'absence ont été identifiés parmi les cols blancs soumis dans leur travail à une combinaison de demande élevée et de latitude faible.


2008 ◽  
Vol 33 (3) ◽  
pp. 623-646 ◽  
Author(s):  
Guadalupe Puentes-Neuman ◽  
Marcel Trudel ◽  
Stéphanie Breton

RésuméCette étude exploratoire avait pour but de décrire l’adaptation scolaire et sociale d’élèves dits à risque en raison de leur exposition soutenue à un niveau élevé de stress familial lorsque l’enfant était âgé de 4 et 7 ans. Parmi les 12 familles les plus stressées, deux groupes distincts d’enfants ont été identifiés sur la base d’indices de problématiques de santé mentale à 7 ans. Ces deux groupes se distinguent clairement par la présence de symptômes intériorisés et des conduites d’hyperactivité dans le groupe dit à risque. Des précurseurs intra-individuels et relationnels à 4 ans pouvant avoir agi comme des facteurs de risque et de protection ont été pris en compte. Des variables concomitantes d’adaptation scolaire, d’estime de soi et de sentiments envers l’école à 7 ans ont également été analysées. Les résultats suggèrent l’importance de la qualité de l’attachement en bas âge et d’un équilibre entre les facteurs positifs et négatifs des pratiques éducatives parentales pour l’adaptation ultérieure de l’élève. De plus, à la suite de notre analyse, il apparaît important de tenir compte de la perception de l’élève dans l’évaluation de son adaptation scolaire et sociale. Ainsi, les résultats sont discutés à la lumière de la problématique actuelle de définition de la résilience.



2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 607-607
Author(s):  
A.-L. Sutter-Dallay

Le terme de « dépression » est communément associé à tout trouble de l’humeur de la période périnatale. Pourtant, les rares travaux étudiant les profils évolutifs des symptômes dépressifs depuis la grossesse jusqu’à plusieurs années post-partum suggèrent qu’il existerait différents type de trajectoires [1]. Les résultats des travaux issus de la cohorte bordelaise MATQUID qui seront présentés (597 patientes suivies depuis le dernier trimestre de la grossesse jusqu’aux 2 ans de l’enfant) suggèrent également l’existence de 4 profils différents pour la symptomatologie dépressive périnatale, en termes d’intensité et de facteurs de risque [2].Au-delà de la problématique sémiologique, l’accès aux soins de ces patientes reste une question d’actualité. Les différents plans de périnatalité français avaient, entre autres, pour objectifs d’améliorer l’accès aux soins de ces patientes, qui reste limité [3]. Une analyse des données concernant les mères de la cohorte Étude Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) ont montré que environ 12 % des femmes enceintes en France en 2011 déclaraient présenter des « difficultés psychologiques » et n’avaient pourtant qu’un accès limité aux soins psychiques (25,4 % de ces femmes déclarant des difficultés psychologiques rapportaient avoir bénéficié d’une consultation prénatale avec un spécialiste de la santé mentale, 10,6 % l’utilisation d’un traitement psychotrope, et 6,4 % les deux) [4].Les résultats de ces différents travaux soulignent la nécessité d’affiner la connaissance de la sémiologie des troubles dépressifs périnataux, pour permettre aux patientes d’accéder à des parcours de soins plus spécifiques.



2018 ◽  
Vol 1 ◽  
pp. S110-S111
Author(s):  
P. Guézennec ◽  
M. Triantafyllou ◽  
M. Walter


2018 ◽  
Vol 1 ◽  
pp. S60-S61
Author(s):  
M. Melchior ◽  
M. Roze ◽  
S. Vandentorren
Keyword(s):  


Praxis ◽  
2020 ◽  
Vol 109 (1) ◽  
pp. 9-12
Author(s):  
Martin Preisig ◽  
Marie-Pierre F. Strippoli ◽  
Caroline L. Vandeleur

Résumé. PsyCoLaus, comportant une investigation de la santé mentale et du fonctionnement cognitif, vise à déterminer la prévalence et l’évolution des troubles mentaux et à étudier les mécanismes qui sous-tendent l’association entre ces troubles et les maladies cardiovasculaires. Cette investigation a mis en évidence un taux de prévalence vie-entière très élevé de 43,6 % pour les troubles dépressifs majeurs à Lausanne. Nous avons également observé que l’association entre la dépression et les facteurs de risque cardio-métaboliques est essentiellement attribuable au sous-type de dépression atypique, caractérisé par une augmentation de l’appétit, une lourdeur dans les membres, une hypersomnie et une réactivité affective conservée. Les patients présentant ce type de dépression ont un risque élevé de développer du surpoids, du diabète et un syndrome métabolique et méritent une attention particulière au niveau métabolique.







2020 ◽  
Vol 59 (3) ◽  
pp. 248-255
Author(s):  
Jean-Marc Guilé ◽  
Nicolas Benard ◽  
Olivier Bourdon ◽  
Yann Griboval ◽  
Hélène Lahaye ◽  
...  

Une intervention psychothérapeutique protocolisée a été mise au point par Stanley et associés pour aider à prévenir de futurs comportements suicidaires chez les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide. Le plan de sécurité (PS) fournit aux suicidants une planification écrite, personnalisée, étape par étape, des stratégies de protection et d’adaptation (coping) à mettre en œuvre en cas de crise suicidaire. Le PS comprend six éléments informatifs : (1) les signes avant-coureurs liés à une augmentation des impulsions suicidaires; (2) les stratégies d’adaptation internes que l’individu est capable de mettre en œuvre par lui-même; (3) les stratégies d’adaptation à mettre en œuvre avec le soutien d’amis et de parents; (4) les moyens qu’il/elle peut employer pour contacter les personnes significatives au sein de son réseau de soutien social; (5) les professionnels de la santé mentale et les services d’assistance téléphonique à éventuellement contacter en cas d’urgence suicidaire; et (6) les stratégies pour obtenir un environnement plus sûr au domicile. Les PS sont élaborés avec les suicidants au décours de la crise suicidaire. Les suicidants sont encouragés à partager le SP avec un proche de leur réseau de soutien. Ceci est obligatoire avec un suicidant mineur. Le parent ou le responsable légal doit être impliqué dans la préparation et le suivi du PS. Afin d’évaluer en permanence le risque suicidaire de l’individu, les PS sont revus tout au long du suivi thérapeutique. Le SP est une brève intervention, facile à mettre en œuvre à la suite d’une tentative de suicide. On dispose de résultats de recherche prometteurs concernant son efficacité dans la prévention des récidives de conduites auto-agressives.



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