scholarly journals La résolution de problèmes des parents d’enfants ayant une déficience intellectuelle

2012 ◽  
Vol 23 ◽  
pp. 143-153
Author(s):  
Natasha Tremblay ◽  
Lise Lachance ◽  
Alain Côté ◽  
Louis Richer

Les études concernant le stress et la santé psychologique des parents d’enfants ayant une déficience intellectuelle ont donné lieu à des résultats contradictoires quant aux différences intersexes. La présente recherche compare les mères et les pères d’enfants ayant une déficience intellectuelle à l’égard de leur stress parental, de leur détresse, de leur bien-être et de leur habileté à résoudre des problèmes. L’échantillon comprend 111 mères et 88 pères ayant complété un questionnaire auto-administré. Les résultats montrent que les différences entre les parents tendent à disparaître lorsque des facteurs contextuels sont considérés. Toutefois, l’orientation négative à l’égard des problèmes se révèle une dimension importante dans l’adaptation des parents face au stress, car elle est reliée à leur santé psychologique. Il pourrait donc s’agir d’une cible d’intervention à privilégier.


2012 ◽  
Vol 23 ◽  
pp. 153-162
Author(s):  
Natasha Tremblay ◽  
Lise Lachance ◽  
Alain Côté ◽  
Louis Richer

Les études concernant le stress et la santé psychologique des parents d’enfants ayant une déficience intellectuelle ont donné lieu à des résultats contradictoires quant aux différences intersexes. La présente recherche compare les mères et les pères d’enfants ayant une déficience intellectuelle à l’égard de leur stress parental, de leur détresse, de leur bien-être et de leur habileté à résoudre des problèmes. L’échantillon comprend 111 mères et 88 pères ayant complété un questionnaire auto-administré. Les résultats montrent que les différences entre les parents tendent à disparaître lorsque des facteurs contextuels sont considérés. Toutefois, l’orientation négative à l’égard des problèmes se révèle une dimension importante dans l’adaptation des parents face au stress, car elle est reliée à leur santé psychologique. Il pourrait donc s’agir d’une cible d’intervention à privilégier.



2020 ◽  
Author(s):  
Yannick Courbois ◽  
Emily Farran

La déficience intellectuelle se caractérise par des profils cognitifs hétérogènes dans lesquels certains secteurs constituent des forces alors que d’autres sont marqués par d’importantes limitations. Une telle hétérogénéité résulte de vitesses de développement différentes dans les domaines relevant du développement cognitif, émotionnel ou social. Appelé « hétérochronie » par René Zazzo (1960), ce phénomène varie en fonction de l’étiologie de la déficience intellectuelle et se traduit par des profils qui sont parfois très caractéristiques. C’est le cas du syndrome de Williams qui présente des points forts relatifs dans les domaines du langage ou de la reconnaissance des visages, et des déficits marqués dans la cognition visuo-spatiale, le nombre, la planification et la résolution de problèmes.



2017 ◽  
Vol 27 ◽  
pp. 127-140
Author(s):  
Émilie Jacobs ◽  
Charline Léonard ◽  
Nathalie Nader-Grosbois ◽  
Marine Houssa ◽  
Stéphanie Mazzone

Cette étude investigue la possibilité de modifier les compétences socio-émotionnelles d’enfants présentant une déficience intellectuelle (DI) grâce à un entrainement de la Théorie de l’esprit (ToM) ou du Traitement de l’information sociale (TIS). Dix-huit enfants présentant une DI sont répartis aléatoirement dans le groupe contrôle ou dans un des deux groupes expérimentaux, entrainant grâce à une séance, soit la ToM, soit le TIS. Avant et après ceux-ci, une évaluation de l’âge développemental, des compétences en compréhension des états mentaux, en résolution de problèmes sociaux, en adaptation sociale et en régulation émotionnelle des enfants est réalisée. La comparaison entre les trois groupes montre que certaines performances en ToM ou en TIS peuvent être améliorées.



Enfance ◽  
2011 ◽  
Vol 2011 (02) ◽  
pp. 225 ◽  
Author(s):  
Valérie Pennequin ◽  
Olivier Sorel ◽  
Isabelle Nanty ◽  
Roger Fontaine


2010 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 63-78 ◽  
Author(s):  
Patrick Charland ◽  
Patrice Potvin ◽  
Martin Riopel

RésuméDans les années soixante, les sociétés du monde entier ont graduellement pris conscience de l’ampleur, de la sévérité et de la complexité des divers problèmes environnementaux qui touchent notre planète. À travers de multiples sommets, congrès et colloques, qui ont donné lieu à de nombreuses déclarations, chartes ou stratégies, le champ de l’éducation relative à l’environnement s’est graduellement constitué. Malgré des intentions et des engagements fermes exprimés par les décideurs politiques et curriculaires, il semble que les initiatives en éducation relative à l’environnement (ERE) se soient plus développées dans les milieux éducatifs non formels ou en contexte informel qu’en milieu scolaire. On constate cependant une tendance récente à l’intégration d’éléments d’éducation relative à l’environnement dans les curriculums, et particulièrement dans les programmes de sciences du Québec. C’est donc dans cette perspective de l’intégration de l’ERE au sein des programmes de sciences que sera traitée la question du Vivre ensemble sur Terre. En illustrant le propos par l’exemple concret de changements récents apportés au programme de formation de l’école québécoise, notamment au sein d’un programme de Science et technologie, cet article montre comment divers éléments d’ERE peuvent contribuer à enrichir le sens de leur vie chez les élèves et ainsi construire leurs identités personnelles et sociales. On soutient également que l’intégration d’éléments d’ERE constitue une perspective pouvant contribuer à favoriser la résolution de problèmes socioécologiques et apporter un éclairage particulier à l’action citoyenne. L’article souligne également que des éléments d’ERE intégrés aux cours de sciences peuvent amener les élèves, citoyens, à participer aux affaires de leur société et à contribuer ainsi à influencer les politiques publiques. Enfin, certaines limites à une telle intégration sont présentées.



Author(s):  
Outi Kalla ◽  
Jarl Wahlström ◽  
Jukka Aaltonen ◽  
Juha Holma ◽  
Pentti Tuimala ◽  
...  

Identifier avec précision les troubles schizophréniques a toujours été un problème complexe et controversé. Les caractéristiques psychologiques de la schizophrénie ont donné lieu à un volume considérable de travaux et de débats. Ces dernières années sont apparus un nombre croissant d'articles portant sur les différences et similitudes des manifestations de la psychose selon les cultures, partant de l'idée que les caractéristiques de personnalité nationales pourraient contribuer aux tableaux psychopathologiques. Le but premier de cette étude est de mieux comprendre les troubles psychotiques par l'investigation de la structure de personnalité et du fonctionnement de patients faisant un premier épisode psychotique. Le second objectif est de décrire les différences et similitudes observées dans les réponses au Rorschach de patients finlandais et espagnols afin de mettre en évidence des caractéristiques nationales et de contribuer ainsi à la recherche Rorschach interculturelle. Ont été inclus 41 protocoles de patients finlandais hospitalisés de manière consécutive pour premier épisode psychotique, et 32 en Espagne. Le travail a porté sur un certain nombre d'indicateurs de difficultés d'ajustement tirés du résumé formel du Rorschach en Système intégré ( Weiner & Exner, 1991 ). Tous les patients avaient été diagnostiqués comme schizophrènes ou souffrant d'autres troubles fonctionnels psychotiques non affectifs selon le DSM-IV. Les Rorschach ont été administrés en Système intégré aussitôt que possible après leur admission mais après la phase aiguë. La comparaison des groupes finlandais et espagnol, loin de montrer des différences significatives, étaient similaires sur beaucoup de points. Ces résultats confirment des données déjà bien établies sur les structures et mécanismes des patients psychotiques, mais ils en interrogent d'autres. Les patients obtiennent plus de styles ambiéquaux et moins d'introversifs que prévu. Beaucoup d'entre eux manquent de compétences sociales, d'intérêt pour les relations interpersonnelles et semblent avoir une vie sociale insatisfaisante. On observe des signes de difficultés dans le contrôle émotionnel et de modulation des affects, des traits dépressifs, une détresse émotionnelle, et peu de capacités de coping. Les résultats soulignent la notion que les problèmes affectifs et les traits dépressifs devraient être considérés comme un élément important dans un premier épisode psychotique, et ils confirment la présence de déficits cognitifs survenants tôt dans l'histoire d'un trouble psychotique. On a rencontré moins de dysfonctionnements idéationnels que prévu. Les deux groupes de patients se différenciaient sur certaines variables Rorschach, en particulier celles qui concernent la perception de soi. Les patients finlandais sont plus souvent centrés sur eux-mêmes de faç on excessive, plus préoccupés d'eux-mêmes et plus enclins M l'introspection. La majorité des patients espagnols manifestent un sentiment de valeur de soi négatif. Ils disposent de moins de ressources et ont plus souvent des déficits en capacité de coping. En admettant que ces résultats sont dus à des différences dans les caractéristiques de personnalité des patients psychotiques en Finlande et en Espagne, plutôt que des différences nationales dans la manifestation au Rorschach de structures de personnalité en fait identiques, alors ces données pourraient bien nous permettre de repérer des différences interculturelles de personnalité. Toutefois, l'impact des facteurs culturels est difficile M évaluer, surtout s'agissant d'une psychopathologie aussi sévère que la psychose, et la seule faç on d'avancer dans la compréhension de cette question serait de recueillir plus de données Rorschach interculturelles sur des patients psychotiques.



2019 ◽  
Vol 32 (1) ◽  
pp. 9-12
Author(s):  
S. Tiberghien ◽  
V. Barfety-Servignat
Keyword(s):  

La survenue de la maladie du cancer vient déséquilibrer le sujet, de par le potentiel morbide dont elle est chargée, et affecter son corps par les atteintes douloureuses qui vont l’accompagner. Les conséquences sur l’économie psychique du sujet sont nombreuses. Être douloureux lorsque l’on a un cancer, c’est être irrémédiablement ramené à l’organe malade et au cancer. Mais c’est aussi être focalisé sur son corps réel sans possibilité de s’en dégager. Il s’en suit une préoccupation en lien avec la douleur, avec la maladie et enfin avec des mouvements hypocondriaques tant l’impossibilité de penser à autre chose est présente. Ainsi, la douleur sera porteuse d’émotions liées à la douleur, à la maladie grave, au pronostic. Paradoxalement à ce qui peut être attendu et imaginé chez les patients, l’après-cancer, c’està- dire la phase de rémission, donne lieu à une somation de plaintes douloureuses dotée d’une grande détresse chez le sujet. En effet, cette période tant attendue est malgré tout appréhendée de façon ambivalente, puisqu’elle s’accompagne souvent d’angoisse diffuse et de douleurs résiduelles ou séquellaires des traitements. De cette expérience intense associée à la découverte du cancer, la douleur restera le curseur à disposition du sujet pour contrôler le possible retour de la maladie. Elle aura aussi pour effet de colorer le vécu ultérieur d’autres douleurs qui seront alors ramenées à cette douleur inaugurale doublement traumatique.



2013 ◽  
Vol 47 (1-3) ◽  
pp. 125-137
Author(s):  
Frédéric Guégnard ◽  
Frédéric Bousseau ◽  
Marc Bourcerie


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