scholarly journals Trajectoires de l’usage de substances psychoactives chez les personnes lésées médullaires

2017 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 1-18
Author(s):  
Myriane Tétrault ◽  
Frédérique Courtois

Certains groupes sociaux afficheraient une plus forte prévalence de consommation de substances psychoactives que la population générale, comme c’est le cas pour les personnes ayant subi une blessure à la moelle épinière. Le premier objectif de cet article est d’évaluer la prévalence d’usage d’alcool, de drogues illicites et de médicaments psychotropes chez les personnes lésées médullaires en fonction du type de consommateurs. Le second objectif est d’évaluer l’évolution de l’usage selon les périodes précédant la lésion, de réadaptation fonctionnelle et de retour à domicile. Un échantillon de 85 adultes avec une lésion à la moelle épinière présentement au retour à domicile a été interviewé entre 2007 et 2008 à l’aide de la grille de dépistage/évaluation du besoin d’aide-Alcool et Drogues. Les résultats montrent que le nombre de consommateurs à haut risque d’alcool diminue de manière significative de la période précédant la lésion médullaire à celle du retour à domicile. Les résultats ne se sont pas avérés significatifs pour la consommation de drogues et de médicaments sédatifs. Les résultats sur la consommation réduite de SPA durant la période de réadaptation fonctionnelle soulèvent la nécessité de motiver les institutions à rester vigilantes sur la consommation de leurs bénéficiaires LM et les médecins sur leurs prescriptions de médicaments.


IRBM ◽  
2008 ◽  
Vol 29 (4) ◽  
pp. 255-260
Author(s):  
J. Cohen-Adad ◽  
H. Benali ◽  
G. Barrière ◽  
H. Leblond ◽  
R.D. Hoge ◽  
...  


Criminologie ◽  
2014 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 263-293 ◽  
Author(s):  
Claudia Savard1 ◽  
Yvan Lussier ◽  
Stéphane Sabourin

L’échelle auto-rapportée de psychopathie de Levenson (LSRP ; Levenson, Kiehl & Fitzpatrick, 1995) est un instrument visant à évaluer les traits de personnalité psychopathiques au sein de la population générale. Il conceptualise la psychopathie en deux facteurs distincts, mais interreliés, appelés psychopathie primaire et secondaire. La validité de l’instrument dans son format original est bien démontrée, mais aucune donnée n’est disponible en ce qui a trait à l’adaptation francophone de l’instrument. L’étude vise donc à évaluer la structure factorielle et la validité convergente de la version française auprès d’une population de jeunes adultes. Un échantillon de 2529 participants âgés de 15 à 26 ans remplissent l’échelle auto-rapportée de psychopathie, le NEO-FFI et répondent aussi à des questions sur leurs habitudes à l’égard de la consommation de substances psychoactives. Les résultats des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires montrent que l’adaptation francophone respecte la structure en deux facteurs, avec des coefficients de saturation et de consistance interne pour les deux échelles se comparant à ceux de la version originale anglaise. Les modèles de mesure pour les hommes et les femmes se sont avérés partiellement invariants ; les hommes obtiennent des résultats supérieurs à ceux des femmes aux échelles de psychopathie primaire et totale. Enfin, le LSRP démontre de bons indices de validité convergente.



2005 ◽  
Vol 17 (3) ◽  
pp. 325 ◽  
Author(s):  
Christine Cohidon ◽  
François Alla ◽  
Nearkasen Chau ◽  
J.P. Michaely ◽  
J.P. Michaely


2014 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 1-19 ◽  
Author(s):  
Jean-Michel Costes ◽  
Sylvia Kairouz ◽  
Maud Pousset

Avant l’enquête nationale sur les jeux de hasard et d’argent (JHA) de 2010, la France ne disposait pas de mesure de la prévalence du jeu et du jeu problématique dans la population. Objectif : Cette étude présente un premier portrait des JHA en France, décrivant le profil sociodémographique des joueurs courants, les pratiques de jeu des joueurs dits assidus, c’est-à-dire de joueurs qui jouent fréquemment et qui dépensent beaucoup, ainsi que les associations entre les problèmes de jeu et l’usage de substances psychoactives. Méthodologie : Un module sur les pratiques de JHA fut introduit dans l’enquête nationale Baromètre santé. Lors d’une entrevue téléphonique, les participants répondaient à des questions au sujet de la fréquence à laquelle ils jouent et au sujet de la quantité d’argent qu’ils dépensent au jeu. On a mesuré la gravité des problèmes de jeu en utilisant l’indice canadien de jeu excessif (ICJE) et des mesures sur la consommation de substances psychoactives. Participants : L’enquête générale a été menée en 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 25 034 répondants âgés de 18 à 75 ans. Résultats : Les résultats révèlent que près de 12 % de la population générale est constituée de joueurs assidus qui ont joué 52 fois ou plus ou qui ont misé 500 euros ou plus au cours des 12 derniers mois. La proportion de joueurs excessifs parmi les joueurs assidus est estimée à 3,7 % et celle des joueurs à risque modéré à 7,1 %. Ces joueurs problématiques sont plus souvent des hommes issus de milieux socioéconomiques modestes. L’enquête met en évidence une relation significative entre les pratiques de jeu les plus à risque et la consommation problématique d’alcool, de tabac ou de cannabis. Conclusion : L’inclusion d’un ensemble élargi de conduites de jeux de hasard et d’argent à d’autres pratiques de santé assurera une meilleure compréhension des facteurs de risques et de vulnérabilité au jeu problématique.



2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S138-S138
Author(s):  
C. Neri ◽  
I. Needham

Les personnes incarcérées présentent plus de problèmes de santé mentale que la population générale. L’environnement carcéral en soi peut provoquer des troubles mentaux et un haut niveau de stress mais, pour beaucoup de détenus, les troubles mentaux étaient préexistants à l’incarcération. Actuellement, les soins dispensés dans les prisons sont au centre d’enjeux sociopolitiques importants, ils représentent une opportunité d’améliorer la santé mentale des personnes incarcérées. Le but de cette étude est de constater la santé mentale des personnes incarcérées ainsi que leur perception du stress et d’explorer les relations entre leur santé mentale, leur perception du stress et leurs caractéristiques sociodémographiques. Cette étude descriptive exploratoire a inclus 40 personnes incarcérées en détention avant jugement dans une prison préventive de Suisse selon une méthode d’échantillonnage non probabiliste par convenance. Les trois instruments utilisés afin de collecter les données sont l’échelle HoNOS-Secure-F, l’échelle du stress perçu et un questionnaire sociodémographique. Les résultats montrent que les domaines obtenant les scores les plus élevés au niveau de la santé mentale concernent les problèmes sociaux et les troubles du comportement. Les détenus présentant la plus mauvaise santé mentale sont incarcérés pour des délits relatifs aux mœurs. Les détenus souffrant d’antécédents psychiatriques présentent plus de problèmes sociaux durant leur détention. Les détenus souffrant de troubles liés à la consommation de substances ainsi que de troubles cognitifs ont la fréquence la plus élevée d’incarcérations. Dans cette étude, la santé mentale est associée de manière statistiquement significative avec le stress perçu. Les résultats de cette étude, discutés d’après le modèle conceptuel pour la promotion de la santé mentale et la prévention des troubles mentaux permettent de constater que les personnes incarcérées présentent un cumul de facteurs de risque pour la santé mentale, alors que les facteurs protecteurs de la santé mentale sont peu présents en milieu carcéral.



2017 ◽  
Vol 42 (1) ◽  
pp. 65-83
Author(s):  
Véronique Dansereau ◽  
Nancy Beauregard ◽  
Alain Marchand ◽  
Pierre Durand

But Cette étude s’intéresse à la comorbidité en santé mentale au travail. Précisément, des liens concomitants entre l’épuisement professionnel (cynisme, épuisement émotionnel, inefficacité professionnelle) et la consommation de substances psychoactives (consommation d’alcool épisodique excessive, consommation hebdomadaire à risque d’alcool, consommation de médicaments psychotropes) sont examinés. Méthodes L’étude s’appuie sur des données transversales provenant de l’enquête SALVEO composée de 1966 travailleurs de la province du Québec, Canada. Des analyses en classes latentes ont été utilisées afin de dégager des profils types correspondant à des formes distinctes de comorbidité de santé mentale au travail. Des régressions multinomiales logistiques ont été effectuées sur les profils types en considérant des covariables issues de l’environnement de travail et hors travail, ainsi que des caractéristiques individuelles des travailleurs. Résultats Quatre profils types ont été identifiés : 1– « Épuisement professionnel sévère et consommation de médicaments psychotropes » ; 2– « Consommation d’alcool à risque et cynisme » ; 3– « Épuisement émotionnel et inefficacité professionnelle » ; et 4– « État relativement sain ». Comparativement à tous les profils types observés, celui associé au profil type « Épuisement professionnel sévère et consommation de médicaments psychotropes » présente le plus grand nombre de facteurs de risque cumulés (environnementaux, individuels). Conclusion La comorbidité en santé mentale au travail existe dans les milieux de travail québécois. La sévérité des différentes formes de comorbidité identifiées tend à refléter un effet cumulé de caractéristiques néfastes de l’environnement de travail et hors travail ainsi que des caractéristiques individuelles des travailleurs.



2016 ◽  
Vol 200 (6) ◽  
pp. 1155-1166
Author(s):  
Hélène Verdoux ◽  
Élodie Pambrun ◽  
Marie Tournier ◽  
Bernard Begaud




Praxis ◽  
2002 ◽  
Vol 91 (13) ◽  
pp. 548-556
Author(s):  
von Känel ◽  
Gander ◽  
Spiess ◽  
Buddeberg

Pour le traitement des syndromes de douleurs chroniques de l'appareil locomoteur, il faut à la fois intervenir sur le plan somatique et que sur le plan psychosocial. Nous présentons un résumé des possibilités thérapeutiques des douleurs chroniques dans les soins médicaux de base. Cet article met le point sur l'importance d'une attitude thérapeutique particulière, sur l'élaboration d'un concept psychophysiologique de la douleur, sur les interventions cognitives, sur la régulation des troubles du sommeil, sur l'emploi adéquat des analgésiques et des médicaments psychotropes, sur les mesures physiothérapeutiques, sur les techniques de relaxation, et sur l'entourage. Ces approches thérapeutiques servent au médecin de premier recours à traiter les patients souffrant de douleurs chroniques avec plus de succès et avec plus de satisfaction pour le patient.





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