scholarly journals L’acquisition de la phonologie en français langue seconde : le profil phonologique d’enfants allophones en maternelle

2017 ◽  
Vol 20 (2) ◽  
pp. 1-17 ◽  
Author(s):  
Rabia Sabah Meziane ◽  
Andrea A. N. MacLeod

La ville de Montréal est l’une des villes les plus multiethniques du Canada. Compte tenu de cette diversité, il y a une grande proportion d’enfants qui apprennent deux langues et donc deux phonologies ; la phonologie de leur langue maternelle et celle du français. L’interaction entre ces deux systèmes phonologiques peut influencer le développement de la phonologie de la langue seconde. Le but de cet article est de comparer les compétences phonologiques en français des enfants allophones à celles des enfants francophones unilingues issues d’études précédentes. Nous utiliserons des mesures pour évaluer le pourcentage de consonnes bien produites par les enfants dans une tâche de dénomination d’images et nous analyserons différents facteurs qui peuvent contribuer aux résultats à cette tâche.


2009 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 57-77
Author(s):  
Jocelyne Bisaillon

Résumé Si l’apprentissage de l’écrit en langue maternelle n’est pas facile, il l’est encore moins en langue seconde. De même en est-il pour l’enseignement de l’écrit. Quel enseignant n’a pas ressenti le découragement à la lecture des textes d’étudiants où erreurs et faiblesses reviennent sans cesse, toujours les mêmes ! Il a l’impression de n’avoir rien enseigné et l’étudiant, de n’avoir rien appris. Les nouvelles connaissances sur le processus rédactionnel, et plus particulièrement sur le processus de révision, ouvrent des voies nouvelles. Cet article met l’accent sur l’enseignement de la révision et donne une démarche pour l’insérer dans l’enseignement de l’écrit. La révision conduit à de meilleures productions et donc à une plus grande satisfaction à la fois pour l’enseignant et l’apprenant. Les scripteurs découvrent, grâce à la révision, le plaisir d’écrire en langue seconde.



2018 ◽  
Vol 2 ◽  
pp. 119-138
Author(s):  
Stephanie Frenette ◽  
Chantal Mayer-Crittenden

Dans des contextes conversationnels, la pragmatique, qui est l’usage social de la langue, permet de gérer la façon dont les autres aspects du langage sont utilisés (Prutting & Kirchner, 1987; Searle, 1969). Cependant, certains enfants qui ont un trouble déficitaire d’attention avec hyperactivité (TDAH) ou qui ont un trouble du développement du langage (TDL) éprouvent des difficultés avec celle-ci, faisant en sorte qu’ils ont des difficultés à bien communiquer dans des contextes sociaux. Le TDAH est un des troubles psychiatriques les plus communs chez les enfants (Cantwell, 1996). Puisque le TDAH réduit l’habileté à un enfant à porter attention, il y a souvent une interférence avec le processus d’apprentissage. Souvent, il y a plus de difficultés scolaires retrouvées chez les enfants qui ont un TDAH et un TDL (Özerk, Handorff & Özerk, 2011, Zylowska, Ackerman, Yang, Futrell, Horton, Hale, & al., 2007). Le TDL est un trouble caractérisé par des problèmes au niveau de la compréhension et/ou de l’expression du langage sans être causé par un autre trouble ou syndrome. Les orthophonistes sont souvent appelés à évaluer et documenter la coexistence du TDL chez des enfants qui ont un TDAH (American Speech-Language-Hearing Association, 1997). Cependant, évaluer le langage des enfants avec un TDAH ne s’avère pas une tâche facile et comme plusieurs enfants qui ont un TDAH démontrent des difficultés avec l’attention ainsi que l’apprentissage de leur première langue (L1), certains chercheurs stipulent que les problèmes liés au TDAH pourraient également affecter l’apprentissage de la L2. Toutefois, puisque peu d’étude, sinon aucune, ont explorés ce sujet, cette étude aurait comme objectif d’explorer l’impact du TDAH sur l’apprentissage d’une L2. Cette étude exploratoire examinera les habiletés langagières de trois groupes d’enfants, soit 5 enfants sans TDAH, 5 enfants qui ont un TDAH et 5 enfants qui ont un TDAH en plus d’avoir un TDL.  



2018 ◽  
Vol 46 ◽  
pp. 10013
Author(s):  
Tatiana Pieters ◽  
Marie-Eve Michot ◽  
Michel Pierrard

Le genre grammatical (GG) présente un obstacle considérable pour toute personne, apprenant le français comme langue seconde (FL2). De nombreuses recherches s’y sont, intéressées depuis l’étude pionnière de Surridge (1993) mais ces analyses portaient souvent, sur les difficultés spécifiques du FL2, telles par exemple les limitations de sa prédictibilité,(Desrochers et al. 1989, Carroll 1989). Notre contribution se centre sur l’influence interlinguistique, en contexte d’appropriation et veut étudier l’impact du système d’assignation (SA),du genre (Corbett 1991) de la langue maternelle (L1) sur la maîtrise de celui de la L2. Elle, compare des productions orales de trois groupes d’apprenants FL2 de L1 différentes et d’un, groupe contrôle francophone. Les L1 convoquées sont l’allemand, l’anglais et l’espagnol,,et se distinguent par le positionnement différent de leur système par rapport à celui du français,,tant du point de vue des genres distingués que des critères d’assignation (Corbett 1991).,L’objectif de l’étude est d’examiner s’il existe une corrélation entre le positionnement des, SA des L1 vis-à-vis du SA français, d’une part, et les performances des apprenants L2, de, l’autre.





2020 ◽  
Vol 9 (4) ◽  
pp. 180-193
Author(s):  
Alexandre Baril ◽  
Marjorie Silverman

Il y a quelques années, l’histoire d’Hélène Tremblay-Lavoie, une Franco-Canadienne vivant avec la maladie d’Alzheimer qui menait sa vie exclusivement en anglais depuis 30 ans, avait fait la manchette après qu’elle soit « retournée vers le français, sa langue maternelle » (Waldie, 2018), ce qui lui rendait l’accès aux soins de santé en anglais difficile. Des changements de la mémoire et du langage sont observés chez les personnes vivant avec une démence (McMurtray, Saito et Nakamoto, 2009), ce qui soulève des questions sur la façon d’intervenir auprès des personnes qui, temporairement ou de façon permanente, « vivent dans le passé » en raison d’une démence.



Linguistica ◽  
2007 ◽  
Vol 47 (1) ◽  
pp. 87-100
Author(s):  
Meta Lah

En linguistique appliquée et en didactique des langues il y a beaucoup de recherches faites sur la lecture et beaucoup moins sur l'écriture. Plusieurs enquêtes internationales, comme p. ex. I. E. A. Reading Literacy (cf. Warwick et al., 1995, Lafontaine, 1996) analysent les compétences en lecture en langue maternelle des élèves d'environ 30 pays. A notre connaissance il n'y a pas d'étude internationale comparable faite sur les compétences d'expression  orale ou  écrite,  en langue  maternelle  ou  en langue étrangère.



2020 ◽  
Vol 78 ◽  
pp. 10004
Author(s):  
Tatiana Pieters

La langue maternelle (L1) peut faciliter l’apprentissage du genre grammatical (GG) en langue seconde (L2), surtout lorsque les deux systèmes de genre montrent des similitudes (Sabourin 2001 & Sabourin et al. 2006. Néanmoins, peu d’études comparent l’appropriation du genre en L2 à partir de plus de deux groupes d’apprenants avec différentes L1, elles appréhendent souvent différents phénomènes morphosyntaxiques sous la même rubrique d’« accord grammatical » en genre et elles s’attardent peu sur les critères utilisés pour déterminer le degré de similitude entre la L1 et la L2. Notre contribution tente d’y remédier en dissociant la maîtrise de deux sous-systèmes, à savoir l’assignation de l’accord du GG, et elle étudie la maîtrise du genre en français L2 à partir de plusieurs L1 (l’anglais, l’allemand, et l’espagnol), tout en définissant de manière plus précise le degré de proximité entre ces langues et le français. Les résultats globaux indiquent que le degré de précision atteint pour ces sous-systèmes est le plus élevé chez le groupe d’apprenants chez qui les différences paramétriques observées entre le système de GG de leur L1 et celui du français sont les moins grandes.



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