scholarly journals La formation des maîtres de français en Ontario

2009 ◽  
Vol 10 (3) ◽  
pp. 429-445 ◽  
Author(s):  
Claire Beauchemin
Keyword(s):  

Utilisant le concept de besoin en éducation proposé par R. Kaufman, nous avons tenté d’évaluer les besoins de formation des enseignants se destinant à l’enseignement du français, langue maternelle, au cycle secondaire intermédiaire en Ontario. Notre enquête nous porte à conclure qu’au cours de l’année de formation on doit d’abord privilégier les éléments d’ordre linguistique et culturel, notamment la conscientisation de l’étudiant-maître envers le fait francophone en Ontario.


2018 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 4-20
Author(s):  
Rosiane Xypas
Keyword(s):  
De Se ◽  

Dans le cadre de l’enseignement du Français Langue Étrangère à l’université, il nous a paru que l’étude de biographies langagières d’auteurs francophones ayant appris le français à l’âge adulte, constitue un puissant encouragement pour les apprenants de FLE et leur permet de se pencher sur leur propre parcours linguistico-culturel en découvrant comment s’est forgée l’identité langagière d’auteurs bilingues riches d’une double culture, l’une héritée avec leur langue maternelle, l’autre construite avec la langue de leur choix, le français. L’objectif de cet article est de susciter auprès des étudiants de FLE une métaréflexion sur  leur propre parcours langagier entre le portugais et le français, ainsi qu’à prendre conscience que leur propre identité linguistique bilingue se construit jour après jour pendant leurs études et que cette construction continuera, à condition qu’ils le veuillent,  au-delà de l’université. Parmi les auteurs francophones, nous avons choisi de présenter ici Brina Svit, auteur d’expression française d’origine slovène, pour la clarté de sa réflexion métalinguistique dans deux de ses récits : Moreno (2003) et Petit éloge de la rupture (2009). Elle y explique son rapport à la langue française : ce qui l’a conduite à délaisser sa langue maternelle pour écrire en français ? Par quels chemins y est-elle arrivée ? En effet, pour Brina Svit, le choix de langue relève, d’une part, d’une certaine attirance, du goût et du défi pour la langue française, et, d’autre part, d’une rupture avec sa langue maternelle. Enfin, ce choix construit la nouvelle identité de l’auteure enrichie d’une double langue-culture.



2005 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 255-265 ◽  
Author(s):  
Colette Carisse ◽  
Jeanne Leroux ◽  
Mario Santerre ◽  
Robert Saucier ◽  
Nicole Stafford

Au cours de l'hiver 1971, dans le cadre d'un enseignement de communication de masse, les étudiants ont fabriqué trois émissions de télévision d'une demi-heure chacune, après un stage intensif d'entraînement aux techniques audio-visuelles. Ces émissions ont été diffusées sur le canal 9 (câble) les mardi soir à 19 heures 30, pendant trois semaines consécutives. Les étudiants se sont alors rendus dans des familles à l'écoute, pour vérifier sur place l'effet de leur propre message. Nous avons recueilli quelque soixante-dix heures d'entrevues qui devaient porter sur les émissions. Le matériel est de nature spontanée, malgré un schéma général d'entrevue. Pour trouver les informateurs, nous sommes partis d'un échantillon de 900 personnes, tiré parmi les 90,000 abonnés du câble, et classé ensuite selon l'indice socio-économique du secteur de recensement où se trouve le domicile (indice de Schefsky). Nous avons d'abord sélectionné les familles du centre de la distribution pour éviter les variations qu'on ne pouvait analyser, à cause du nombre restreint de familles à étudier (quinze). Nous avons choisi des familles complètes avec adolescent. Obtenir des collaborateurs s'est avéré très difficile, d'abord parce que le câble dessert une population qui risque d'offrir des caractéristiques particulières : célibataires, personnes âgées, invalides, travailleurs de nuit, langue maternelle autre que français ou anglais, etc. De plus, la collaboration était onéreuse, puisque les familles devaient nous consacrer quatre soirées. En fait, le choix s'est déplacé du centre vers la distribution des mieux nantis ; nous avons atteint le middle mass, avec quatre ouvriers spécialisés, trois employés de bureau, un fonctionnaire, un représentant de compagnie, mais aussi un chômeur et trois ouvriers non qualifiés (deux non spécifiés). La moyenne de scolarisation est de dix années d'études, la majorité des pères de familles ayant complété une neuvième année. Cette population ne représente donc pas ce qu'il est convenu d'appeler « les défavorisés », i.e. ceux qui n'ont qu'un cours primaire et auxquels s'adresse un programme comme Multi-Media ; il s'agit toutefois d'une « vraie » population. Nous avons ainsi pu réfléchir sur des données vivantes, plutôt qu'à partir de nos pré-conceptions. On ne saurait toutefois parler de savoir accumulé car, à notre connaissance, aucun résultat de recherche sur le processus global de communication de masse auprès de la population réelle n'a jamais été publié.



2010 ◽  
Vol 160 ◽  
pp. 75-99
Author(s):  
Thomas François
Keyword(s):  
De Se ◽  

Résumé Avec la multiplication des documents disponibles, notamment sur le web, la tentation est grande, pour le professeur de français langue maternelle ou seconde, de se passer des manuels balisés et de proposer à ses étudiants un texte à son goût. Cependant, il risque alors de perdre un temps précieux à sélectionner un texte qui convienne au niveau de ses étudiants. Il existe pourtant des outils dont la vocation est de l’assister dans cette tâche : les formules de lisibilité. Peu connues dans la culture francophone, elles jouissent dans la culture anglo-saxonne d’un large succès. Cet article présente une nouvelle synthèse des études en lisibilité du français L1 et L2. Partant du constat que les études récentes sont trop rares, nous présentons le nouveau paradigme dominant dans les études anglo-saxonnes, que nous avons appelé la lisibilité computationnelle. Ces recherches combinent des techniques issues du traitement automatique du langage et de l’apprentissage automatisé afin de prendre en compte l’ensemble des dimensions d’un texte : lexicale, syntaxique, sémantique et organisationnelle. Nous clôturons ce parcours en présentant nos propres travaux dans le domaine et, en particulier, «Dmesure», un prototype de plateforme web pour la lisibilité du FLE.



2020 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 23-51
Author(s):  
Isabelle Wouters ◽  
Véronique Fortier

L’enseignement de la prononciation est loin d’avoir été aussi étudié que, par exemple, l’enseignement de la grammaire et du vocabulaire (Saito, 2015), et les participants des études sur le sujet ont le plus souvent l’anglais comme langue maternelle ou langue cible (Lee, Jang, et Plonsky, 2015). Ainsi, afin d’enrichir la recherche dans ce domaine et d’en étendre la portée à d’autres langues, nous avons mené une étude exploratoire basée sur un devis quasi expérimental auprès de 64 participants francophones apprenant l’allemand comme langue étrangère. Nous nous sommes penchées sur cinq sons consonantiques jugés problématiques pour les francophones, visés lors de cinq courtes séquences d’enseignement explicite offertes à deux groupes expérimentaux. Les résultats des participants aux tests (perception et production) faits avant et après les séquences expérimentales montrent que l’enseignement proposé, bien que de courte durée (total : 65 minutes), a permis aux groupes expérimentaux de montrer des gains significatifs.



Author(s):  
Veronica Akoth Odiala ◽  
Rose Auma ◽  
Isidore Muteba Kazadi

Cette étude à caractère descriptive s’est intéressé aux compétences des apprenants kenyans du FLE à travers leurs productions écrites, sous forme de textes injonctifs-recettes et programmes. Étant donnée l’apprentissage tardif du FLE longtemps après l’acquisition et/ou apprentissage de la langue maternelle, de l’anglais (langue officielle) et du Kiswahili (langue nationale), ainsi que la durée insuffisante de l’apprentissage de 308 heures (sur à peu près 5000 heures pour les quatre ans d’étude secondaire), nous nous sommes demandés si les apprenants sont capables de produire des textes injonctif-instructionnels. L’étude a eu pour objectif de/d’ : évaluer la capacité des élèves de FLE à produire des écrits sous forme de textes injonctif-instructionnels, établir leurs compétences en production écrite et illustrer les erreurs commises par ceux-ci dans leurs textes. L’étude était fondée sur la Théorie de l'Interlangue. Afin de recueillir des informations sur notre objet de recherche, nous avons demandé aux sujets venant de 7 écoles publiques secondaires au centre-ville de Kisumu, de rédiger chacun, deux textes injonctif-instructionnels: une recette de cuisine et un programme. Nous avons fait recours à la grille d’évaluation de la production écrite (CAMPUS) et à une analyse de contenu - type classique. L’étude a confirmé que la compétence linguistique et la compétence générale d’écriture ne sont pas maîtrisées. Ce qui montre que l’apprenant de FLE a encore quelques faiblesses en production écrite des textes injonctif-instructionnels.



2016 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 31-42
Author(s):  
Rozita Ilani

Le persan, langue maternelle de la plupart des iraniens et l’anglais, première langue étrangère dans ce pays créent un milieu trilingue dès que l’apprentissage du français entre en scène comme deuxième langue étrangère. Les similarités peu probables entre le persan et le français et celles entre l'anglais et le français permettent des transferts positifs et négatifs. Ces interférences font manifester des erreurs linguistiques dans l'apprentissage de FLE. Cette recherche étudie certaines erreurs issues des influences des schémas morphosyntaxiques du persan et de l'anglais dans l’acquisition des règles grammaticales du français. Nous avons mené cette recherche selon les erreurs linguistiques de 50 étudiants de la première année de licence en traduction de la langue française des universités Azad de Téhéran et d'Arak depuis 2012 jusqu'à 2015. Dans le cadre de ce travail, en comparant les trois langues, nous montrons que l'origine des erreurs en français est l'influence du persan et l'anglais. L'objectif principal consiste donc en l’analyse théorique des erreurs grammaticales des persanophones dans la démarche d’apprentissage des verbes français. Cette analyse nous aide à comprendre la manière dont les apprenants persanophones acquièrent et représentent les traits grammaticaux du FLE et propose des techniques d'enseignement profitant des interférences linguistiques.



2013 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 25-43 ◽  
Author(s):  
Manon Hébert ◽  
Martin Lépine

La notion de littératie a le mérite de bousculer des frontières trop communément admises entre les différentes composantes de l’enseignement et de l’apprentissage d’une langue maternelle (lecture, écriture et oral), mais il s’agit d’une notion multidimensionnelle dont les contours restent flous. Et même si le développement des habiletés associées à cette notion apparaît comme un des enjeux majeurs de la scolarisation, pour l’instant, le mot littératie demeure absent des curriculums scolaires des principaux pays de la francophonie. Pour faire un état des lieux de l’usage de cette notion en francophonie, nous avons recensé et analysé en fonction de leurs dimensions sociocognitive, épistémologique et didactique le contenu des principales définitions proposées par les chercheurs francophones de 1985 à 2011 inclusivement. À titre de résultats, nous faisons ressortir dix valeurs ajoutées que l’on semble attribuer actuellement à la notion de littératie en francophonie et qui permettraient de mieux comprendre en quoi les compétences en littératie se distinguent du savoir lire-écrire de base. La littératie touche d’une part un ensemble d’attitudes, de connaissances, d’habiletés et de compétences qui sont, d’autre part, à mesurer ou à situer dans une dynamique espace/temps et dans une visée émancipatrice du développement de la personne. Ainsi, l’utilisation de la notion de littératie permet de pointer plusieurs objectifs personnels, professionnels et socioculturels dont l’interdépendance apparaît déterminante pour l’appropriation de l’écrit et, par conséquent, pour l’orientation des recherches en sciences de l’éducation et en didactique du français.



2008 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 5-25 ◽  
Author(s):  
Louis Duchesne
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

Nous présentons d’abord la répartition des mariages de 1975 selon la langue maternelle des conjoints. Il y a 21 % des époux anglophones et 24 % des époux allophones qui ont choisi une épouse francophone. Nous analysons ensuite les familles recensées en 1971 où les deux conjoints sont présents et pour lesquelles nous connaissons la langue maternelle de chacun des conjoints et la langue d’usage au foyer. Les couples endogames utilisent dans la très grande majorité des cas leur langue maternelle. Cependant, il y a un certain nombre de couples qui ont fait un transfert linguistique et nous avons estimé qu’à peu près le tiers des transferts proviennent d’individus endogames. Il y a 3,5 % des couples où l’un des conjoints est français et l’autre anglais et ces couples utilisent l’anglais dans 60 % des cas.



2008 ◽  
Vol 9 (2) ◽  
pp. 185-209
Author(s):  
Norbert Robitaille ◽  
Robert R. Bourbeau
Keyword(s):  
Les Six ◽  

RÉSUMÉ Le premier volet de notre recherche pour le compte du Conseil de la langue française porte sur la situation des groupes linguistiques au Québec et sur les mécanismes de leur renouvellement. Notre étude a surtout porté sur l’ensemble du Québec pour la période 1966-1976. Nous avons cependant fait le même genre d’étude, quoique moins élaborée, pour les six régions que nous avons définies pour le Québec. On retire des résultats, pour l’ensemble du Québec, que la mécanique du renouvellement de la population diffère selon la langue maternelle. Pour les Anglophones et les Allophones, les composantes migratoires interprovinciales et internationales dominent, respectivement, alors que la mortalité est la principale composante de l’accroissement négatif des Francophones et, pour ces derniers, la migration interrégionale est la principale composante de l’accroissement migratoire. Ces résultats sont obtenus après plusieurs corrections afin de pallier les imperfections des données. Le second volet de notre recherche porte sur l’évolution future de la composition linguistique de la population. Nous avons été amenés dans ce cadre à évaluer, à la lumière des données du recensement de 1976, les perspectives de Henripin et Lachapelle (1977) qui étaient fondées sur les données du recensement de 1971. Il nous a semblé que ces perspectives négligeaient d’attribuer une mobilité linguistique vers l’anglais aux personnes qui avaient, en 1971, déclaré avoir une langue d’usage autre que l’anglais ou le français. Ceci nous amène à remettre en question les résultats de Henripin et Lachapelle montrant que des hypothèses très favorables aux anglophones entraîneraient, au mieux, le maintien de leur importance relative dans la population québécoise. A notre avis, de telles hypothèses auraient entraîné une augmentation du groupe anglophone.



2008 ◽  
Vol 6 (3) ◽  
pp. 67-91
Author(s):  
Calvin Veltman

RÉSUMÉ Sans connaître les relations entre les questions des recensements au Canada et aux Etats-Unis sur la langue maternelle, nous avons distribué un questionnaire à 221 résidents de l’état de New-York (région de Plattsburg). Nos conclusions principales sont les suivantes : 1) La formulation de la question canadienne a une portée plus restrictive que celle américaine. Ainsi 60 pourcent des personnes dont la langue maternelle est non-anglophone au recensement américain seraient classées de langue maternelle anglaise d’après le recensement canadien. 2) Plusieurs questions sur l’historique linguistique des parents sont nécessaires au chercheur afin de mieux saisir le caractère pluridimensionnel de la réalité linguistique. 3) L’exogamie linguistique joue un rôle capital dans l’anglicisation des minorités linguistiques de cette région. Si on utilise plutôt la définition canadienne de la langue maternelle, les données montrent que les minorités linguistiques aux Etats-Unis réussiraient à mieux conserver leur langue que celles du Canada.



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