scholarly journals Analyse zootechnique et économique des systèmes d’élevage de porcs en Casamance (Sénégal)

Author(s):  
Walter Ossebi ◽  
Simplice Bosco Ayssiwede ◽  
Félix Nimbona ◽  
Richard Malou ◽  
Augustin Eric Djettin ◽  
...  
Keyword(s):  

Afin de mieux cerner les caractéristiques zootechniques et économiques de l’élevage de porc, une étude diagnostique a été conduite de mars à juin 2016 auprès de 324 élevages porcins, sous forme d’enquêtes transversales et rétrospectives dans les trois régions de la Casamance au Sud Sénégal. Les résultats ont montré que l’élevage porcin était pratiqué à la fois par des hommes et des femmes mariés et instruits. Ils étaient majoritairement des ethnies Diola, Mancagne et Balante et associaient l’élevage à l’agriculture, à l’activité privée ou au commerce. Ils évoluaient dans trois systèmes d’élevage différents (traditionnel, semi-intensif ou intensif), avec une nette prédominance du système traditionnel (85,5 % des élevages). Ce dernier était caractérisé par des porcheries traditionnelles améliorées (51,1 %) ou des abris de fortune (28,4 %), où étaient surtout élevés les porcs de race locale (90,4 % des exploitations). La taille moyenne du cheptel était de 19,2 ± 20,1 porcs. Dans 97 % des cas les éleveurs nourrissaient les animaux à partir de déchets de cuisine et de sous-produits agricoles et agro-industriels. L’âge moyen de mise à la reproduction était de 7,6 ± 1,8 mois et la taille moyenne de la portée était de 7,4 ± 2,2 porcelets. Ce sous-secteur d’élevage a un réel potentiel de réduction de la pauvreté car il génère selon les systèmes des revenus nets de 5435 à 7566 FCFA par porc engraissé par an. Néanmoins, le manque de formation des éleveurs, les habitats porcins inadaptés, les contraintes alimentaires et sanitaires restent les principaux facteurs handicapant l’essor de l’élevage porcin dans cette région. Il serait utile de trouver des voies alternatives d’amélioration des conditions d’habitat, d’alimentation et de suivi sanitaire des porcs, accompagnées d’une meilleure organisation et d’un renforcement de capacité des producteurs et des autres acteurs de la filière porcine.


Author(s):  
A. Bechchari ◽  
A. El Aich ◽  
H. Mahyou ◽  
M. Baghdad ◽  
M. Bendaou
Keyword(s):  

Le système pastoral des hauts plateaux du Maroc oriental est caractérisé par l’étendue des parcours (3,2 millions d’hectares) et la dominance de l’élevage ovin (1,2 million de têtes). Ce travail, mené à Béni Mathar au nord et à Maâtarka au sud, traite la question des changements d’occupation des terres de parcours et de conduite des troupeaux, à partir de l’hypothèse d’une dégradation des parcours suivie d’une baisse de la pression de pâturage. Cette dynamique est perçue par l’étude de l’occupation des sols en 1970, 1988 et 2013. Les modes de conduite sont identifiés au travers d’enquêtes (85) et lors d’ateliers participatifs. L’analyse de l’occupation des sols montre la régression des bonnes formations végétales et leur substitution par des formations de moindre valeur, et une baisse des apports fourragers sur parcours. Parallèlement, on note une augmentation des effectifs d’animaux de moins en moins mobiles et de plus en plus supplémentés (20 à 40 p. 100 de satisfaction des besoins, essentiellement par l’orge et le son de blé), et un changement progressif dans la composition raciale des troupeaux en faveur de la race Ouled Djellal (à valeur commerciale compétitive) au détriment de la race locale Béni Guil. L’histoire de la société pastorale étudiée témoigne d’une capacité d’adaptation malgré les perturbations socio-économiques et climatiques relevées depuis l’indépendance. Les grands éleveurs (plus de 200 brebis) profitent davantage des pâturages et savent mieux spéculer lors de la commercialisation que les petits éleveurs (moins de 50 brebis) qui sont davantage menacés par l’abandon de l’élevage.



Author(s):  
A. L. Ebangi ◽  
G. J. Erasmus ◽  
C. L. Tawah ◽  
D. A. Mbah
Keyword(s):  

Des données recueillies entre 1968 et 1988 sur les bovins de la Station zootechnique et de recherche de Wakwa, à Ngaoundéré au Cameroun, au cours d’une expérience de sélection portant sur une race pure (Goudali) et une race synthétique (Wakwa) ont été analysées avec des procédures statistiques de modèles mixtes. L’estimation du progrès génétique a montré que les tendances moyennes annuelles génétiques directes étaient positives et significatives (p < 0,01) pour le gain de poids moyen quotidien avant sevrage, le poids à la naissance, le poids au sevrage, le poids à un an et le poids à dix-huit mois chez les deux races. Les tendances annuelles des effets maternels correspondant à ces caractères, à l’exception du gain de poids moyen quotidien avant sevrage chez les Goudali et du poids à dix-huit mois chez les Wakwa, étaient significatives (p < 0,05) mais négatives. La différence entre les réponses directes correspondantes chez les Goudali et les Wakwa n’était pas significative. En conclusion, l’amélioration génétique par sélection des caractères de croissance est possible dans un environnement tropical difficile, aussi bien chez la race synthétique que chez la race locale. L’antagonisme génétique entre les effets génétiques directs et maternels est troublant et nécessite des études plus approfondies.



1997 ◽  
Vol 50 (4) ◽  
pp. 343-349
Author(s):  
M. Mourad ◽  
A.S. Bah ◽  
G. Gbanamou

Cet article traite de la productivité et de la mortalité de la poule de race locale en milieu villageois (plateau du Sankaran). La productivité de cette poule était très modeste, caractérisée par le nombre d'œufs par couvée (10,05 + ou - 0,15) et le nombre de couvées par an (3,8 + ou - 0,07). Le taux d'éclosion des œufs a varié de 42 à 100 %. Le poids moyen des œufs était de 30,7 + ou - 0,03 g. Le poids moyen des poussins éclos était de 22,8 + ou - 0,23 g. Le taux de fertilité s'est élevé à 87,5 % et le taux de viabilité des poussins d'un jour était de 89,31 %. La maladie de Newcastle et la typhose pullorose étaient les principales causes de mortalité chez les poules et les poussins (plus de 60 % des pertes). Le taux de mortalité brut annuel s'est élevé à 80 % chez les poules et à 73,16 % chez les poussins. Le taux de mortalité brut saisonnier s'est élevé notamment pendant les saisons humide et froide. L'effet de la saison sur la mortalité des poules et des poussins observé au moyen du test du chi2 était très significatif (P < 0,005). Les coefficients de corrélation et la détermination entre ces deux variables n'étaient pas significatifs (P > 0,05) et étaient respectivement de -0,639 et 0,4081. L'intervalle de confiance du coefficient de corrélation était de -0,639 + ou - 1,7384. L'effet des saisons sur le taux d'éclosion n'était pas significatif (P > 0,05). Les effets des saisons, des maladies et leur interaction étaient très significatifs (P < 0,005) sur le taux de mortalité des poussins. Le sex-ratio coq/poule était de 38 %. Les éleveurs ont gardé 28 % des volailles pour le renouvellement du cheptel.



1999 ◽  
Vol 52 (2) ◽  
pp. 107-112
Author(s):  
C. Terregino ◽  
E. Catelli ◽  
G. Poglayen ◽  
A. Tonelli ◽  
O.I. Gadale

Une étude épidémiologique sur les helminthes du tube digestif du poulet (Gallus gallus domesticus) a été effectuée en Somalie. Cent quarante poulets de race locale et originaires de deux systèmes d’élevage différents ont été utilisés. Parmi eux, 125 provenaient d’élevages traditionnels et avaient été amenés à l’abattoir de Mogadishu et les 15 autres étaient issus d’un élevage intensif. Sur les 140 poulets examinés, 110 étaient infestés (79 p. 100) : 104 provenaient des élevages traditionnels et 6 de l’élevage intensif. Ainsi, 83 p. 100 des poulets du premier groupe et 40 p. 100 du second étaient infestés. Les résultats ont également mis en évidence une différence significative (p < 0,01) entre les deux types d’élevages concernant la prévalence des endoparasites. Les espèces parasitaires identifiées étaient les suivantes : Ascaridia galli, Subulura suctoria, Raillietina (Raillietina) tetragona, Raillietina (Raillietina) echinobothrida, Raillietina (Skrjabinia) cesticillus, Raillietina (Paroniella)  sp., Raillietina (Raillietina) sp., Raillietina sp., Cotugnia sp. et Mediorhynchus gallinarum. Aucun trématode n’a été trouvé. Les parasites ont présenté des formes d’associations diverses.



Apidologie ◽  
1979 ◽  
Vol 10 (1) ◽  
pp. 3-15 ◽  
Author(s):  
J. M. CORNUET ◽  
J. FRESNAYE ◽  
J. BLANC ◽  
R. PARIS
Keyword(s):  


2001 ◽  
Vol 29 ◽  
pp. 49-59
Author(s):  
G. Alexandre ◽  
M. Mahieu ◽  
G. Aumont
Keyword(s):  

RésuméLe potentiel de production du mouton Martinik et de la chèvre Créole de Guadeloupe a été évalué en station. Les conditons d'élevage semi-intensives étaient basées sur un rythme de 3 mises-bas en 2 ans, sur l'utilisation de pâturages irrigués et fertilisés, exploités à fort chargement animal (1.6 t/ha) et en rotation et sur l'application d'une prophylaxie rigoureuse et adaptée. Les brebis Martinik et les chèvres Créole sont caractérisées par une très bonne fertilité (85 vs 92%), une prolificité élevée (1.7 vs 2.1) et une mortalité pré-sevrage réduite (10 vs 16%) qui les classent parmi les meilleurs génotypes tropicaux. La chèvre Créole présente comparativement à la Brebis Martinik une supériorité quant à sa productivité numérique annuelle: 2.90 vs 2.17 jeunes/femelle à la naissance ou 2.44 vs 1.97 au sevrage. Le même paramètre rapporté à l'unité de surface varie de 174 à 87 jeunes/ha à la naissance, ou de 147 à 78 au sevrage, respectivement pour les chèvres et les brebis. A l'inverse, le système ovin génère une productivité pondérale largement supérieure à celui des caprins avec 27.9 vs. 19.5 kg de jeunes sevrés/femelle/an ou encore 1 400 vs 1 130 kg de jeunes produits post-sevrage/ha/an. D'autres paramètres sont présentés dans le papier et une discussion est menée sur l'intérêt respectif des deux espèces pour le développement de la production de viande en zone tropicale. En effet le système allaitant est prometteur avec une productivité, quelle que soit l'espèce animale, de 1.3 t de jeunes sevrés/ha/an.



2005 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 111-118 ◽  
Author(s):  
J.M. NOURY ◽  
G. De FONTGUYON ◽  
P. SANS
Keyword(s):  

L’Appellation d’Origine Contrôlée est un signe de qualité encore rare en viande bovine et les efforts d’un groupe d’éleveurs de Maine-Anjou pour l’obtenir relèvent d’une démarche innovante. Afin d’enrayer le déclin inquiétant de cette race locale au profit des grandes races à viande nationales, ces éleveurs sont parvenus à mieux valoriser les caractéristiques originales de leur viande et son lien au terroir à l’aide d’une A.O.C.  leur force est d’avoir suscité l’intérêt durable d’un réseau d’hypermarchés, qui cherchait à mieux segmenter l’offre de ses rayons boucherie. Leur partenariat avec un distributeur moderne et un industriel de l’abattage apparaît comme un moyen de dépasser les réticences des organisations professionnelles agricoles de la région.



Author(s):  
A. Bouattour ◽  
M. Ghammam ◽  
Mohamed Aziz Darghouth ◽  
S. Touil ◽  
M. Tahri ◽  
...  

La mise en évidence de Babesia divergens chez un bovin autochtone en Tunisie est récente. Une étude sérologique et parasitaire effectuée dans sept différentes localités à biotope favorable à Ixodes ricinus a permis de confirmer la présence de cette Babesia dans plusieurs troupeaux. Au total, 307 bovins de différents âges, répartis dans ces zones, ont été testés par immunofluorescence indirecte en utilisant comme antigène les globules rouges de la gerbille (Meriones unguiculatus) infectés par B. divergens. La prévalence globale de l’infection avec des sérums dilués à 1/80 a été de 44,6 p. 100. Cette prévalence a été variable en fonction de la localité, du troupeau et de la catégorie d’âge. L’examen des frottis confectionnés à partir de sang hépariné de ces bovins a révélé la présence de piroplasmes de petite taille chez 28,3 p. 100 des animaux. L’inoculation de 46 prélèvements aux gerbilles a permis d’isoler deux souches de B. divergens. Ces résultats montrent que B. divergens, considérée jusqu’à présent comme se cantonnant à l’Europe, est présente en Afrique du Nord sous forme de foyers et qu’une endémie stable s’est établie entre cet hémoparasite et les bovins de race locale (Bos taurus).



Author(s):  
A.K. ElMubarak ◽  
A. Fadlelmula

Les auteurs étudient la pathogénèse d'un isolat d'Aspergillus fumigatus sur une race locale de pigeon au Soudan. L'injection intraveineuse de spores a entraîné une affection aiguë avec 100 p. 100 de mortalité dans les six jours suivants. A l'autopsie, des lésions miliaires en pointe d'épingle prédominaient dans le foie, la rate, les poumons et les reins. L'examen histopathologique a révélé des lésions dans le foie, le coeur, les poumons, les reins, la rate et le cerveau. Des hyphes et/ou des spores ont été trouvés dans tous ces organes. La présence d'Aspergillus fumigatus a été confirmée par réisolement à partir des lésions du foie, des poumons et des reins



Author(s):  
T. C. Keambou ◽  
Y. Manjeli ◽  
B. A. Hako ◽  
F. Meutchieye ◽  
J. C. Awono
Keyword(s):  

L’effet d’un aliment concentré et de l’aliment traditionnel sur les performances pondérales du porc local du Nord Cameroun, et leur impact sur les revenus des éleveurs ont été comparés en milieu paysan pendant 75 jours. Au terme de l’essai, les porcelets alimentés avec le concentré ont présenté un poids de près de 60 p. 100 supérieur à celui des porcelets alimentés traditionnellement, soit un poids final respectivement de 26 et 16,1 kg. De même, les gains moyens quotidiens ont été de 206 et 74 g pour les porcelets soumis respectivement à l’aliment concentré et à l’aliment traditionnel. Sur le plan économique, la marge brute obtenue avec le concentré a été de 2 837,14 contre 950 francs CFA en moyenne avec les rations traditionnelles. Cette étude a montré qu’il serait possible d’améliorer la productivité des porcs de race locale du Nord Cameroun et ainsi le revenu des éleveurs en améliorant l’alimentation des animaux.



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