Un " programme fort " en sociologie de la science?

1985 ◽  
Vol 26 (3) ◽  
pp. 485 ◽  
Author(s):  
François-André Isambert ◽  
Francois-Andre Isambert

1986 ◽  
Vol 107 (3) ◽  
pp. 267-290 ◽  
Author(s):  
Benjamin Matalon




2005 ◽  
Vol 23 (3) ◽  
pp. 361-385 ◽  
Author(s):  
Marcel Fournier

Objet de nombreuses études, le processus de constitution de nouveaux savoirs ou de nouvelles compétences est assimilé tantôt au mouvement de « professionnalisation », tantôt à l'organisation de disciplines scientifiques, mais dans l'un (sociologie des professions) et l'autre cas (sociologie de la science), ce processus est identifié à la constitution d'un corps de spécialistes et à leur insertion en milieu universitaire : les conditions institutionnelles ou les étapes d'institutionnalisation d'une discipline sont invariablement la délimitation des frontières de la discipline, l'organisation d'institutions d'enseignement et de recherche, la constitution de réseaux ou plus largement d'une « communauté » de collègues en contact les uns avec les autres, la formalisation des règles d'accès à la carrière scientifique, etc. Il faut cependant reconnaître que, parce qu'elle exige la mobilisation de ressources humaines et financières, toute transformation de la division sociale du travail intellectuel qu'entraînent l'apparition et l'organisation d'une nouvelle discipline ne repose pas sur la seule force de P« idée » nouvelle ou sur la seule énergie de quelques individus d'exception. Pour la période contemporaine, en particulier pour la période qui correspond à la modernisation du système universitaire et qui date, en Europe et en Amérique du Nord, de la seconde moitié du XIXe siècle, une telle modification n'est nullement indépendante de transformations de la structure sociale elle-même, en particulier de la montée de nouvelles classes dirigeantes qui identifient leur mobilité au « progrès », à la « modernité » et à la « science », et qui souvent s'associent à des mouvements de réformes sociales. Dans le cas de la sociologie aux États-Unis, il ne fait aucun doute, comme le montre Oberschall, que sa naissance et son développement rapide sont provoqués par la prise de conscience et la prise en charge, d'abord par des institutions privées et ensuite par l'État lui-même, des «problèmes sociaux» (pauvreté, hygiène, criminalité, urbanisation, etc.) qu'entraîne l'industrialisation et qui suscitent l'organisation de mouvements réformistes habituellement animés par des membres des classes supérieures. ' Fille de la modernité, la sociologie en est à la fois le témoin, l'analyste et (parfois) le critique. Dans le cas d'une société telle que le Québec dont le développement économique est largement dépendant, Le. fonction de capitaux étrangers, la mobilité et la mobilisation de la bourgeoisie francophone n'ont été, de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'aux années de la Crise, que partielles et n'ont pas permis, à travers des mouvements de réforme, la véritable modernisation du système universitaire francophone. Le développement de la sociologie sera certes lié à un mouvement social de modernisation, mais le contexte politique (de lutte contre le Duplessisme) et aussi la composition de ce mouvement, plus étroitement lié aux classes moyennes et populaires, seront différents : à la fois cette conjoncture spécifique et les caractéristiques sociales de ceux qui s'intéressent à cette discipline donneront à son développement un rythme et une forme particuliers.



2005 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 305-327 ◽  
Author(s):  
Benoît Godin

La notion de culture scientifique et technique est devenue le cliché par excellence de moult interventions publiques et privées, dans le champ de la science et de la technologie. La représentation que l'on se donne de cette notion varie cependant selon les acteurs qui épousent sa cause. L'auteur soumet à la déconstruction la représentation que s'en est fait l'acteur gouvernemental depuis le Livre vert sur le développement scientifique. S'inspirant des concepts clés de la sociologie de la science, il reconsidère les différentes interprétations qui apparaissent dans les discours (documents de politique), puis propose une explication des choix gouvernementaux par des contraintes politiques, administratives et historiques.



1994 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 109-129
Author(s):  
Raymond Boudon

Depuis une trentaine d'années on voit apparaître dans la philosophie de la science une tendance à déclarer que, contrairement à une hypothèse traditionnelle, les sciences exactes sont incapables de déboucher sur des théories auxquelles on pourrait conférer les attributs de «vrai» ou d'«objectif». Ainsi, les théories scientifiques ne seraient pas plus objectives que les dogmes religieux, par exemple.



2002 ◽  
Vol 30 (1) ◽  
pp. 107-116 ◽  
Author(s):  
Jeffrey C. Alexander ◽  
Philip Smith

RÉSUMÉ La sociologie de la culture et la sociologie culturelle ont plusieurs points en commun : un répertoire de concepts (valeurs, codes, discours), l'importance donnée à la culture dans la société. Mais l'une et l'autre approches s'opposent comme, en sociologie de la science, s'opposent le « programme faible » et le « programme fort » (à la Bloor). Nous entendons proposer pour l'étude de la culture un « programme fort ». Notre démarche se fera en trois étapes : d'abord un bref survol de l'histoire de la théorie sociale, ensuite une critique de trois approches qui ont été populaires pour l'analyse de la culture (Paul Willis et l'école de Birminghan, Pierre Bourdieu et Michel Foucault), et enfin une esquisse de « programme fort » qui se construirait autour des trois axiomes suivants : textualité de la vie sociale, autonomie des formes culturelles et repérage des mécanismes culturels concrets. Le passage d'une sociologie de la culture à une sociologie culturelle apparaît comme une condition de renouvellement de la sociologie et une façon de lui donner un « second souffle ».





2002 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 9-28 ◽  
Author(s):  
Stuart S. BLUME

Résumé L'auteur critique d'abord la perspective qui a prévalu jusqu'à aujourd'hui chez les sociologues Américains des sciences et plus particulièrement chez R. K. Merton et ses étudiants qui est de considérer les sciences comme un vaste sous-système social autonome : un certain nombre d'évidences empiriques (correspondance entre valeurs et normes de la science et valeurs politiques, base " particulariste " du système de récompenses, rôles politico-scientifiques des scientifiques des pays développés, politisation et syndicalisation des scientifiques, etc) montrent en effet que la prétention à l'autonomie est par trop inappropriée et ne peut se justifier à la lumière de ce que nous connaissons aujourd'hui. Il n'est donc pas possible au sociologue des sciences, principalement lorsqu'il étudie la science aux États-Unis ou dans d'autres pays occidentaux, d'ignorer l'influence des facteurs sociaux extrinsèques : son objectif premier est d'explorer les fonctions sociales comparables et changeantes de la science et de l'homme de science.



1985 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 39-61 ◽  
Author(s):  
François Leimdorfer


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