sociologie de la science
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Author(s):  
Andrée Fortin

Dans une perspective de sociologie de la science, il s’agit de cerner les enjeux cognitifs et sociaux liés à l’exercice des médecines douces. Le principal est celui de l’autonomie conceptuelle : du point de vue cognitif, les praticiens se « bricolent » une vision du monde, une vision scientifique du corps et de la santé; du point de vue social, ils tentent d’acquérir de l’autonomie professionnelle, à la fois dans l’exercice de leur activité thérapeutique en tant que telle et par rapport à d’autres professions et corporations du secteur de la santé. Pour accéder au discours de ces praticiens, on a procédé à une analyse de contenu des annonces publiées dans une revue consacrée à ces nouvelles médecines, le Guide Ressources. Il en ressort que, des nombreuses virtualités du mouvement — narcissisme ou nouveau rapport social à la nature —, il est encore difficile de cerner laquelle l’emportera; mais tout gravite autour de l’autonomie.



2011 ◽  
pp. 57-77
Author(s):  
Isabelle Lasvergnas

Dans ce texte, on confronte quelques-uns des principaux courants d’analyse sociologique concernant le système scientifique en tant qu’il est transmetteur ou producteur de mécanismes particuliers de discrimination. La question de la présence minoritaire des femmes est évaluée à partir des analyses dites « classiques » en sociologie de la science que sont l’école américaine et la théorie de Bourdieu. Ces lectures sont confrontées à l’apport épistémologique que permet la psychanalyse. La question d’une inscription sociale symbolique différenciée selon le sexe des acteurs fait émerger le corps comme vecteur d’une différance qui exprime un ordre imaginaire de la filiation et de la généalogie dont la science aurait représenté dans la culture occidentale une des expressions les plus fondamentales.



2007 ◽  
Vol 18 (3) ◽  
pp. 199-236
Author(s):  
Ana Biresev

(fra) Cet article traite de l?analyse du champ scientifique de Bourdieu. Dans la premi?re partie de ce texte l?auteure examine la vision bourdieusienne de la structure et de la dynamique du champ de la science. La deuxi?me partie est consacr?e ? la consid?ration des pr?suppositions ?pist?mologiques et m?thodologiques fondamentales d?une science du champ scientifique d?velopp?es par Bourdieu ? travers un dialogue avec quatre traditions, d?apr?s lui relevantes de la sociologie et de la philosophie de la science: la tradition structuro-fonctionnaliste ou mertonienne de sociologie de la science, la th?orie de la science normale et des r?volutions scientifiques de Thomas Kuhn, le programme dit fort de David Bloor et les ?tudes de vie de laboratoire. La troisi?me partie de ce texte est une esquisse da la critique sociologique, voir bourdieusienne, de la raison scolastique, notamment de ses manifestations dans le domaine de la connaissance, dans le domaine de l??thique et dans le domaine de l?esth?tique.



2005 ◽  
Vol 23 (3) ◽  
pp. 361-385 ◽  
Author(s):  
Marcel Fournier

Objet de nombreuses études, le processus de constitution de nouveaux savoirs ou de nouvelles compétences est assimilé tantôt au mouvement de « professionnalisation », tantôt à l'organisation de disciplines scientifiques, mais dans l'un (sociologie des professions) et l'autre cas (sociologie de la science), ce processus est identifié à la constitution d'un corps de spécialistes et à leur insertion en milieu universitaire : les conditions institutionnelles ou les étapes d'institutionnalisation d'une discipline sont invariablement la délimitation des frontières de la discipline, l'organisation d'institutions d'enseignement et de recherche, la constitution de réseaux ou plus largement d'une « communauté » de collègues en contact les uns avec les autres, la formalisation des règles d'accès à la carrière scientifique, etc. Il faut cependant reconnaître que, parce qu'elle exige la mobilisation de ressources humaines et financières, toute transformation de la division sociale du travail intellectuel qu'entraînent l'apparition et l'organisation d'une nouvelle discipline ne repose pas sur la seule force de P« idée » nouvelle ou sur la seule énergie de quelques individus d'exception. Pour la période contemporaine, en particulier pour la période qui correspond à la modernisation du système universitaire et qui date, en Europe et en Amérique du Nord, de la seconde moitié du XIXe siècle, une telle modification n'est nullement indépendante de transformations de la structure sociale elle-même, en particulier de la montée de nouvelles classes dirigeantes qui identifient leur mobilité au « progrès », à la « modernité » et à la « science », et qui souvent s'associent à des mouvements de réformes sociales. Dans le cas de la sociologie aux États-Unis, il ne fait aucun doute, comme le montre Oberschall, que sa naissance et son développement rapide sont provoqués par la prise de conscience et la prise en charge, d'abord par des institutions privées et ensuite par l'État lui-même, des «problèmes sociaux» (pauvreté, hygiène, criminalité, urbanisation, etc.) qu'entraîne l'industrialisation et qui suscitent l'organisation de mouvements réformistes habituellement animés par des membres des classes supérieures. ' Fille de la modernité, la sociologie en est à la fois le témoin, l'analyste et (parfois) le critique. Dans le cas d'une société telle que le Québec dont le développement économique est largement dépendant, Le. fonction de capitaux étrangers, la mobilité et la mobilisation de la bourgeoisie francophone n'ont été, de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'aux années de la Crise, que partielles et n'ont pas permis, à travers des mouvements de réforme, la véritable modernisation du système universitaire francophone. Le développement de la sociologie sera certes lié à un mouvement social de modernisation, mais le contexte politique (de lutte contre le Duplessisme) et aussi la composition de ce mouvement, plus étroitement lié aux classes moyennes et populaires, seront différents : à la fois cette conjoncture spécifique et les caractéristiques sociales de ceux qui s'intéressent à cette discipline donneront à son développement un rythme et une forme particuliers.



2005 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 305-327 ◽  
Author(s):  
Benoît Godin

La notion de culture scientifique et technique est devenue le cliché par excellence de moult interventions publiques et privées, dans le champ de la science et de la technologie. La représentation que l'on se donne de cette notion varie cependant selon les acteurs qui épousent sa cause. L'auteur soumet à la déconstruction la représentation que s'en est fait l'acteur gouvernemental depuis le Livre vert sur le développement scientifique. S'inspirant des concepts clés de la sociologie de la science, il reconsidère les différentes interprétations qui apparaissent dans les discours (documents de politique), puis propose une explication des choix gouvernementaux par des contraintes politiques, administratives et historiques.



2005 ◽  
Vol 15 (2-3) ◽  
pp. 167-199 ◽  
Author(s):  
Marcel Fournier

Il est une idée communément admise non seulement par les historiens et les philosophes des sciences mais aussi par les scientifiques eux-mêmes, à savoir que la science a « une vie propre, une histoire immanente » et qu'elle se développe sur la base des connaissances antérieurement accumulées et selon une séquence logique. Il n'est donc guère étonnant que les premiers sociologues qui se sont intéressés à l'étude du développement de disciplines scientifiques aient tenté de démontrer que celui-ci est cumulatif et qu'il suit, comme le développement de la plupart des phénomènes naturels, la forme d'une courbe logistique. La publication en 1962 du livre de Thomas Kuhn, La structure des révolutions scientifiques, incite les sociologues d'une part à multiplier les recherches empiriques en sociologie de la science et, d'autre part, à découper le développement de disciplines scientifiques en périodes ou étapes. D'abord descriptives, ces études, qui sont le plus souvent effectuées par des chercheurs américains, s'inspirent habituellement d'une problématique soit « interactioniste » soit « institutionnaliste » : les transformations d'une discipline scientifique sont en effet principalement déterminées, pour les uns, par des modifications dans la structure des relations ou interactions entre les scientifiques et, pour les autres, par des modifications dans les organisations ou institutions scientifiques. Et, si ce n'est d'établir une vague relation entre l'apparition de nouvelles occupations intellectuelles et le changement de certaines « valeurs sociales », on tend à reconnaître l'autonomie du champ scientifique, évitant ainsi de déduire directement la structure, son fonctionnement et sa fonction de l'état des rapports de force entre groupes ou classes sociales. Il est évidemment difficile de nier qu'un champ scientifique dispose, en raison même de sa fonction propre de production de connaissances, une relative autonomie par rapport aux demandes externes qui sont toujours retraduites conformément à la logique propre du champ5. Cependant, il serait quelque peu idéaliste de croire que la structure et le fonctionnement d'un champ scientifique ne dépendent en aucune façon des fonctions différentes et parfois contradictoires que les divers groupes ou classes sociales objectivement intéressés à son fonctionnement lui confèrent en fonction même de leur position dans la structure sociale: le développement d'une discipline scientifique a en effet d'autant plus de chances d'être rapide et important que les praticiens de cette discipline obtiennent l'appui de groupes sociaux qui s'intéressent (au double sens du terme) à la recherche scientifique et qui la subventionnent directement ou exercent des pressions auprès de l'État pour que celui-ci en assume la responsabilité. La constitution d'une « communauté » scientifique, l'acquisition par ses membres d'une légitimité culturelle qui se matérialise dans l'obtention de postes universitaires n'apparaissent donc pas totalement indépendantes de la contribution que ces membres apportent au développement des forces productives, à la rationalisation de la gestion publique ou à l'élaboration d'idéologies. Il suit de cette proposition qu'il faut, dans une étude du développement de la sociologie au Québec, non pas réduire cette discipline à l'idéologie ou l'analyser comme une idéologie, mais rendre compte de l'utilisation que des groupes ou classes sociales ont faite de ce savoir et des intérêts qu'ils ont eus à l'utiliser: non seulement description des transformations de la structure et du fonctionnement d'un sous-champ scientifique, cette étude devient aussi l'analyse des transformations de la structure des rapports entre, d'une part, le sous-champ scientifique et, d'autre part, les champs politique, religieux et économique.





2002 ◽  
Vol 30 (1) ◽  
pp. 107-116 ◽  
Author(s):  
Jeffrey C. Alexander ◽  
Philip Smith

RÉSUMÉ La sociologie de la culture et la sociologie culturelle ont plusieurs points en commun : un répertoire de concepts (valeurs, codes, discours), l'importance donnée à la culture dans la société. Mais l'une et l'autre approches s'opposent comme, en sociologie de la science, s'opposent le « programme faible » et le « programme fort » (à la Bloor). Nous entendons proposer pour l'étude de la culture un « programme fort ». Notre démarche se fera en trois étapes : d'abord un bref survol de l'histoire de la théorie sociale, ensuite une critique de trois approches qui ont été populaires pour l'analyse de la culture (Paul Willis et l'école de Birminghan, Pierre Bourdieu et Michel Foucault), et enfin une esquisse de « programme fort » qui se construirait autour des trois axiomes suivants : textualité de la vie sociale, autonomie des formes culturelles et repérage des mécanismes culturels concrets. Le passage d'une sociologie de la culture à une sociologie culturelle apparaît comme une condition de renouvellement de la sociologie et une façon de lui donner un « second souffle ».



2002 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 9-28 ◽  
Author(s):  
Stuart S. BLUME

Résumé L'auteur critique d'abord la perspective qui a prévalu jusqu'à aujourd'hui chez les sociologues Américains des sciences et plus particulièrement chez R. K. Merton et ses étudiants qui est de considérer les sciences comme un vaste sous-système social autonome : un certain nombre d'évidences empiriques (correspondance entre valeurs et normes de la science et valeurs politiques, base " particulariste " du système de récompenses, rôles politico-scientifiques des scientifiques des pays développés, politisation et syndicalisation des scientifiques, etc) montrent en effet que la prétention à l'autonomie est par trop inappropriée et ne peut se justifier à la lumière de ce que nous connaissons aujourd'hui. Il n'est donc pas possible au sociologue des sciences, principalement lorsqu'il étudie la science aux États-Unis ou dans d'autres pays occidentaux, d'ignorer l'influence des facteurs sociaux extrinsèques : son objectif premier est d'explorer les fonctions sociales comparables et changeantes de la science et de l'homme de science.



2002 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 55-66 ◽  
Author(s):  
Marcel FOURNIER

Résumé Même si elles ne sont pas systématiques, les diverses remarques et réflexions que Durkheim et ses collaborateurs formulent tout au long de leurs diverses activités de recherche constituent les éléments d'une sociologie de la science : mode de connaissance distinct du sens commun, la science y est analysée tantôt en tant qu'institution sociale, en relation avec la société par l'intermédiaire des opinions, tantôt en tant que communauté relativement autonome, chargée d'élaborer et d'imposer à ses membres règles ou normes sociales. Mais, en raison même de la conception, largement positiviste, de la science que partagent les durkheimiens, cette entreprise de constitution de la science en tant qu'objet de l'analyse sociologique demeure partielle.



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