scholarly journals Oued Moulouya: vecteur de transport des métaux lourds (Maroc)

2005 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 199-213 ◽  
Author(s):  
A. Bouabdli ◽  
N. Saidi ◽  
S. M'Baret ◽  
J. Escarre ◽  
M. Leblanc

Les mines qui sont abandonnées avec leurs installations minières et métallurgiques constituent un exemple représentatif du transfert des éléments métalliques dans l’écosystème. Au Maroc, le site minier d’Aouli est drainé par l’oued Moulouya (l’unique oued de la région) d’une longueur de 520 km avec un bassin versant d’une superficie d’environ 50.000 km2. A travers ce travail, nous avons déterminé un certain nombre de paramètres chimiques afin de voir la destinée de certains métaux (Pb, Zn, Cu et Cd) issue de ce district minier abandonné. Les résultats ont montré que dans l’eau, dans les matières en suspension et dans les sédiments, il y a une contamination métallique due à la mine d’Aouli situé au niveau de la Haute Moulouya ; tandis qu’au niveau de la Basse Moulouya, l’affluent oued Za contribue à cette contamination par un apport anthropique qui résulte en une augmentation des teneurs en cadmium, plomb et zinc. L’effet de cette contamination externe est également mis en évidence par les caractères géochimiques d’une station témoin situé en amont de l’oued loin de toute influence minière. L’examen des rapports des différents éléments (Cd, Pb et Cu) par rapport au Zn dans les sédiments montre qu’ils sont préservés dans les sédiments en aval (Basse Moulouya). Par contre, au niveau de la Haute et la Moyenne Moulouya, on assiste à une diminution des rapports Cu/Zn et Cd/Zn et une augmentation du rapport Pb/Zn au niveau de la station S3; ce qui reflète l’effet de la mine d’Aouli. L’augmentation des rapports au niveau des stations S1 et S4 sont en relation avec la présence d’algues et qui jouent un rôle important dans la modification des teneurs en Zn dans les sédiments. L’étude de ces rapports a permis de confirmer que dans notre cas aucun effet notable dû aux apports des affluents n’est mis en évidence sur le contrôle des concentrations des éléments dans les sédiments de l’oued Moulouya. Cette particularité permet de suggérer que dans la cas de l’oued Moulouya la dilution physique est plus importante que la mobilisation chimique et permet d’expliquer le déclin en aval des concentrations des éléments métalliques.


2018 ◽  
Vol 27 (3) ◽  
pp. 273-278
Author(s):  
J. Bontemps ◽  
G. Sauvaget ◽  
J. Dauvergne ◽  
C. Fadil ◽  
S. Lecuyer ◽  
...  

Toute action réalisée en dehors du décret de compétences infirmières du 29 juillet 2004 (Code de la santé publique) est à considérer comme un dépassement de tâches (DDT). Dans une première enquête réalisée en 2016 dans les services de réanimation du groupe AtlanRéa (association de recherche clinique en réanimation du Grand Ouest), 94 % des infirmiers interrogés admettaient au moins un DDT par jour. Nous avons approfondi cette problématique fréquente et source d’inquiétude de la part des paramédicaux. L’enquête s’est déroulée sur la journée du 7 mars 2017. 64 % des répondants ont déclaré faire des DDT, 23 % plus de 5 par jour. Le DDT concerne la modification de la FiO2dans 52 % des cas, les bolus de sédation 47 %, la modification du mode ventilatoire 41 %. Les raisons du DDT sont : le confort du patient à 71 %, par habitude de service à 63 %. Il y a une différence de DTT CHU/CHG,p= 0,019. Le sentiment d’engendrer un risque pour le patient est de 64 %, pour le soignant de 89 %. Les solutions privilégiées pour diminuer le DDT sont la création d’une spécialité à 75 % et la mise à jour du décret à 54 %. Le DDT en réanimation n’a a priori jamais fait l’objet d’étude. Nous rapportons pour la première fois des données sur le DDT à l’échelle nationale. La motivation principale du DDT est le confort du patient. Il y a une demande de changement avec la création d’une spécialité d’infirmier diplômé d’État (IDE) ou la modification du décret de compétences.



2008 ◽  
Vol 60 (3) ◽  
pp. 289-306 ◽  
Author(s):  
Vitalie Bondue ◽  
Claudine Boyer ◽  
Michel Lamothe ◽  
André G. Roy ◽  
Bassam Ghaleb
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

Résumé Le lac Saint-Pierre, un élargissement du fleuve Saint-Laurent, pourrait connaître une baisse importante de niveau d’eau dans les cinquante prochaines années, conséquence du réchauffement climatique global. Sept rivières débouchent dans ce lac fluvial peu profond qui risquerait d’enregistrer une sédimentation importante. Nous avons étudié le delta de l’un de ces tributaires, la Yamachiche, pour évaluer les processus de sédimentation et les réponses de la rivière aux changements environnementaux passés. L’évolution du delta de la Yamachiche a été reconstituée par des photographies aériennes, des cartes anciennes, des analyses sédimentologiques et stratigraphiques de six coupes et de quatorze forages, et la datation par luminescence optique, 210Pb et 14C. Le delta est caractérisé par deux types de dépôts. La base est constituée de dépôts sableux de lit mineur du chenal, mis en place dans des conditions de sédimentation et d’érosion fréquentes. Ils sont surmontés par des dépôts limoneux de plaine d’inondation deltaïque, comprenant des lits sableux locaux. Ces dépôts présentent une variabilité latérale et longitudinale expliquée par les variations de niveau d’eau du lac et de la rivière à une échelle annuelle et décennale, par les migrations du chenal et par l’action érosive des vagues du lac Saint-Pierre. Le delta s’est formé depuis 150 ans, comme le montre la carte de 1859 où le delta n’était que très peu développé. La luminescence optique attribue des âges de 140 et de 280 ans aux dépôts sableux à la base. Les datations révèlent des taux d’accumulation verticale moyens compris entre 0,5 et 1,5 cm/an. Cette accumulation importante serait liée aux perturbations anthropiques affectant les sources sédimentaires du bassin versant depuis le début de la colonisation il y a 200 ans. L’âge récent du delta serait également expliqué par la stabilisation tardive du lac Saint-Pierre à son niveau actuel, qui est intervenue entre 1000 et 150 ans.



1989 ◽  
Vol 44 (1) ◽  
pp. 133-146 ◽  
Author(s):  
Witold Kula

Lorsqu'on se voit doté, comme moi en ce moment, du droit, qui est aussi un privilège et un honneur, d'entretenir ses collègues et ses amis de ses propres affaires, on doit bien réfléchir avant de choisir son sujet. Heureusement, il y a des précédents. Certains de mes aînés ont décrit les chemins bien curieux qui les avaient conduits à l'étude du passé. D'autres ont essayé de donner un aperçu de leurs opinions sur ce qu'est et ce que devrait être la discipline à laquelle ils se sont consacrés. Enfin, nous avons souvent entendu dans ce genre de discours un examen de conscience où les projets étaient confrontés avec leur réalisation. Et cette dernière solution apparaissait généralement la plus triste.



Author(s):  
Hiroyuki Takemoto ◽  
Yoshi Kawamoto ◽  
Takeshi Furuichi

The Congo River functions as a strong geographical barrier for many terrestrial mammals in the Congo Basin, separating forest habitat into right and left banks of the river. However, there has been little discussion on the biogeography of the Congo Basin because the history of the river has been obscured. Based on the recent information of the sea-floor sediments near the mouth of the river and the geophysical survey on the continent, this chapter proposes a plausible hypothesis on the Congo River formation and presents a consequent hypothesis on the divergence of bonobos (Pan paniscus) from other Pan populations. The present hypothesis is also helpful for understanding the distribution of other primates and other mammals in the basin. Furthermore, this hypothesis suggests that all hominid clades, including human, chimpanzee and gorilla, except bonobo, evolved in the area north or east of the Congo River. La rivière du Congo a la fonction d’une barrière géographique forte pour plusieurs mammifères dans le bassin du Congo, séparant l’habitat forêt dans les banques gauches et droites de la rivière. Cependant, il y a eu peu de discussions sur la biogégraphie du bassin du Congo, parce que l’histoire de la rivière a été voilée. Récemment, quelque données importantes qui peuvent avoir des liens avec la formation de la rivière du Congo ont été acquise, surtout par la recherche des sédiments du fond marin près de la bouche de la rivière et par l’enquête géographique du continent. À partir de cette nouvelle information, nous avons proposé une hypothèse plausible sur la formation de la rivière du Congo. Nous avons aussi présenté une hypothèse conséquente sur la divergence des bonobos (Pan paniscus) des autres populations Pan (voire Takemoto et al., 2015 pour la publication originale de cette étude). L’hypothèse présente nous aide aussi à comprendre la distribution des autre primates et des autres mammifères dans le bassin. De plus, cette hypothèse suggère que tous les hominidés clades, humains inclus, chimpanzés et gorilla à l’exception du bonobo, ont évolué dans la régions du nord ou de l’est de la rivière du Congo.



Author(s):  
Louise Leroux ◽  
Johan Oszwald ◽  
Benjamin Ngounou Ngatcha ◽  
David Sebag ◽  
Marie-Josée Penven ◽  
...  

Depuis les trente dernières années, de nombreuses études scientifiques s'intéressent aux dynamiques hydrologiques relevées dans le bassin versant du lac Tchad. En effet, ce bassin versant a été, et est encore, une zone emblématique des impacts du changement climatique sur la ressource en eau en région sub-saharienne. la gestion de cette ressource est d'autant plus complexe que ce bassin versant se partage entre le Tchad, le Niger, le Nigéria et le Cameroun. Ce dernier, bien que important pour le fonctionnement hydrique du lac Tchad, est encore trop peu étudié par la communautéscientifique. Nous nous proposons donc de travailler sur le bassin versant du Mayo-Tsanaga, situé au Nord Cameroun et connecté au fleuve Logone, affluent du fleuve Chari et principal contributeur au bilan hydrique du lac Tchad. Quelqueschercheurs de l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) ont déjà travaillé sur ce bassin versant dans les années 1970, mais très peu de travaux ont été mis en place ces vingt-cinq dernières années sur celui-ci. de ce fait, il est primordial aujourd'hui, afin de pouvoir relancer une étude du bassin versant du Mayo-Tsanaga par instrumentation, de remettre à jour nos connaissances géomorphologiques, hydrographiques et d'occupation du sol. Pour ce faire, nous avons recours à des données récentes et plus précises (MNT Aster, images satellites landsat TM et etM+) afin de suivre les dynamiques Hommes / milieux ayant cours depuis les 25 dernières années. Ce travail montre une mutation et une organisation complexe des pratiques, en relation notamment avec la géomorphologie et la pédologie dubassin versant du Mayo-Tsanaga.



Author(s):  
Abdelghani Boudhar ◽  
Lahoucine Hanich ◽  
Ahmed Marchane ◽  
Lionel Jarlan ◽  
Abdelghani Chehbouni

Le présent travail a pour objectif d'améliorer notre connaissance du cycle de l'eau et en particulier de l'apport du manteau neigeux dans le bilan hydrologique au niveau du bassin versant montagneux du Rheraya au Sud de la ville de Marrakech. Vue la faiblesse du réseau de mesures hydrométéorologiques, nous nous sommes appuyés sur les données issues d'une séries d'images FORMOSAT2 de haute résolution spatiale (8 mètres) et temporelle (4 jours). Les données de télédétection, si elles permettent d'obtenir avec une bonne précision la surface occupée par la neige, ne permettent pas seules d'estimer leur équivalent en eau alors que c'est cette quantité qui régit le bilan hydrologique.La combinaison de ces données spatiales avec les mesures de terrain a permis la validation du modèle de fonte que nous avons calibré à l'échelle locale. Le modèle de fonte utilisé et de type degré jour a été initié à l'aide des données mesurées à une station située à 2600 mètres d'altitude. Les équivalents en eau (SWE) spatialisés sont ensuite validés de deux manières : 1) à l'aide des mesures au niveau d'une station à 3200m et 2) avec les surfaces enneigées obtenues à partir des données FORMOSAT2. Les résultats obtenus indiquent que les images FORMOSAT2 permettent une meilleure estimation du couvert nival à l'échelle du bassin versant. Les simulations des SWE indiquent une grande cohérence avec les mesures et les surfaces de neige observées.



2010 ◽  
Vol 65 (1) ◽  
pp. 134-154 ◽  
Author(s):  
Mélanie Laroche

Cet article se concentre sur l’acteur patronal et ses préférences en matière de structures de négociation collective. Les nouvelles réalités économiques, conjuguées aux nouvelles stratégies organisationnelles et étatiques, conduiraient les employeurs dans bon nombre de pays à vouloir décentraliser les structures de négociation. Il y a toutefois des cas d’exception auxquels nous portons une attention particulière. Nous présentons les résultats d’une étude auprès des employeurs de l’industrie du vêtement pour hommes au Québec où prévaut toujours la négociation coordonnée malgré les pressions de la mondialisation. Pour analyser cette réponse différenciée des employeurs, nous avons utilisé une méthodologie qualitative. Grâce à des entretiens en profondeur et une analyse documentaire, nous avons construit un cadre analytique regroupant quatre types de facteurs en mesure d’influencer les préférences patronales pour des structures de négociation centralisées ou décentralisées : économique, organisationnel, institutionnel et stratégique.Au plan empirique, nous dégageons deux principaux constats de nos observations. D’abord, nous avons observé une volonté partagée par les parties patronale et syndicale à poursuivre une négociation coordonnée. Notons toutefois qu’une certaine hétérogénéité dans la propension des employeurs à adhérer à ce type de négociation a pu être remarquée surtout en raison de la diversité des firmes en termes de taille, de marchés desservis et de capacité de payer. Ensuite, nos résultats suggèrent une tension entre les influences exercées par les facteurs considérés dans l’étude : d’une part, les facteurs économiques et organisationnels influencent les acteurs patronaux vers l’individualisation des négociations collectives ; d’autre part, les facteurs institutionnels, en imposant certaines contraintes qui limitent leurs choix stratégiques, influencent les employeurs vers l’action collective. Au plan théorique, les résultats démontrent que les facteurs généralement associés à la mondialisation ne surdéterminent pas le comportement des acteurs. Au contraire, les acteurs conservent une marge de manoeuvre pour réagir aux pressions de l’environnement. En fonction du contexte institutionnel en place, différentes réponses peuvent ainsi être offertes par les employeurs en regard du type de structure de négociation à privilégier.



2019 ◽  
Vol 3 (3) ◽  
pp. 136
Author(s):  
Francielli Cristina Giacomini

Lorsqu'on parle de l'autisme on est vite confronté à la question du langage et de l'absence de la parole. Comment peut-on s'en passer sans la voie traditionnel du symbolique ? L'abord plus raisonnable serait d'effectuer une recherche à ce propos étudiant les raisons de cette absence, de ce « déficit » qui cause de différents dysfonctionnements à niveau social, de l'apprentissage, etc. réfléchissant sur des méthodes de la prise en charge de l'autiste qui donneraient de réponses à ce vide. Toutefois, nous avons pris le contresens de direction. Notre abord théorique est justement étudier deux méthodes clinique et clinic-éducationnelle de prise en charge de l'autiste développé par Lacan et Deligny qui ne travaillent pas sur le manque ou sur le défaut du langage mais ils prennent la réponse donné par le corps lui-même comme façon d'établir un bord qui permet un certain équilibre dans le monde chaotique de l'autiste. Pourquoi le corps est-il en premier plan dans notre recherche ? Par absence de parole et non du langage, c'est le corps de l'autiste qui permet d'établir un lien avec le monde extérieur. Notre recherche a pour objectif mener une étude sur le corps dans l'autisme dans l'approche clinique en sciences de l'éducation à partir des théories de Jacques Lacan et de Fernand Deligny. Cette démarche est donc d'examiner un sujet qui a été très peu exploité et qui n'a jamais été affronté directement ni systématisé, rendant notre recherche inédite. Cette recherche, qui s'inscrit dans une démarche qualitative, est organisée selon un double enjeu : d'un côté l'enjeu théorique développant les concepts apportés par la DSM et les lois concernant la prise en charge de l'autisme dans la sphère médicale et éducationnelle ; et également l'apport psychanalytique de Jacques Lacan concernant la constitution du corps chez l'autiste et ses modes de traitements aussi bien que les méthodes innovatrices de prise en charge clinic-éducationnelle de Fernand Deligny. De l'autre côté l'enjeu empirique : en France, nous nous proposons d'accompagner le travail clinique d'orientation lacanienne fait avec les autistes dans l'Association Main à l'Oreille tandis qu'au Brésil au sein d'une institution éducationnelle nous allons réfléchir à l'application des méthodes de la cartographie et lignes d'erre proposées par Deligny. Notre objectif est de réfléchir la prise en charge de l'autisme comme un moyen de révéler un langage là où il y a vacance de la parole. Les résultats partiels qui nous avons pu repérer c'est qu'il n'y a pas de méthode unique d'apprentissage, ni de recette, ni de routine possibles appliquée à l'autisme parce que dans le monde auquel il vit, le symbolique est réel et l'imaginaire ne trouve pas forme dans la relation spéculaire. Par conséquent, les meilleures inventions qui se révèlent les plus solides pour (mieux) répondre à la souffrance de l'autiste sont celles du sujet lui-même.



2008 ◽  
Vol 21 (4) ◽  
pp. 345-360 ◽  
Author(s):  
M. BONNEAU ◽  
J.Y. DOURMAD ◽  
J.C. GERMON ◽  
M. HASSOUNA ◽  
B. LEBRET ◽  
...  
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

Cet article résume les apports du programme «Porcherie verte» dans la connaissance et la maîtrise des émissions gazeuses intervenant lors des différentes phases de l’élevage porcin. Ces émissions comprennent des gaz à effet de serre, particulièrement le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), ainsi que l’ammoniac (NH3), nocif pour les animaux et pour l’homme et qui a un impact sur l’environnement en termes d’acidification et d’eutrophisation. Les émissions de NH3 ont été modélisées pour le cas des bâtiments d’élevage sur caillebottis. Ces émissions peuvent être réduites en diminuant la teneur en protéines de l’aliment distribué aux animaux ou en renouvelant fréquemment le lisier dans les bâtiments. Le traitement biologique du lisier permet aussi de réduire ces émissions, surtout en l’absence de séparation de phases. Le brassage du lisier dans les fosses de stockage les favorise au contraire. Les émissions de NH3 varient fortement en fonction du substrat utilisé pour la litière et de son mode de conduite. Pendant le compostage, elles dépendent aussi fortement des caractéristiques initiales du substrat composté, mais aussi de la technique utilisée. Les émissions de N2O sont en général plus élevées avec de la litière que sur caillebotis, mais il y a de très fortes variations en fonction de son mode de conduite. Le compostage peut aussi conduire à des émissions de N2O, tout particulièrement s’il est pratiqué en couche mince. Lors du traitement biologique des lisiers, ces émissions sont assez faibles mais dépendent de la technique d’aération utilisée. Dans le sol, les émissions de N2O ne sont pas plus importantes après apports d’effluents animaux qu’après apports de fertilisants minéraux et restent difficiles à quantifier. Les émissions de CH4 sont plus faibles sur litière que sur caillebotis. Elles sont faibles également lors du compostage, sauf s’il est réalisé en couche mince. Le traitement biologique du lisier conduit à une forte réduction des émissions par rapport à un simple stockage. Les litières et le compostage ont une excellente image de marque auprès du grand public et sont souvent réputées avoir beaucoup moins d’impact sur l’environnement que le lisier. Nous avons pu montrer cependant qu’elles génèrent en général davantage de gaz à effet de serre, que ce soit de façon directe (émissions de N2O) ou indirecte (gaspillage de fertilisants azotés dont la synthèse est très «énergivore»), et ce d’autant plus que l’on cherche à rogner sur les coûts en augmentant la densité animale ou en diminuant la quantité de paille utilisée comme substrat de compostage. De même, le traitement biologique du lisier, qui semble à première vue avoir un impact favorable puisqu’il conduit à réduire les émissions de NH3 sans trop relarguer de N2O, a en fait un bilan environnemental très défavorable du fait qu’il est très énergivore aussi bien directement qu’indirectement (gaspillage de fertilisants). On a là un double transfert de pollution, du sol et de l’eau vers l’atmosphère d’une part, et de l’exploitation vers l’extérieur de l’exploitation d’autre part.



Çédille ◽  
2015 ◽  
Vol 11 ◽  
pp. 469
Author(s):  
Leyre Ruiz de Zarobe
Keyword(s):  

La didactique des langues étrangères considère généralement que les textes (input) authentiques peuvent être de nature trop complexe pour l’apprenant, surtout aux stades initiaux et intermédiaires de son apprentissage, et qu’il est préférable de lui offrir dans ce cas, des textes (input) modifiés ou didactisés, considérés comme plus « faciles » à comprendre, et donc, à acquérir. La modification textuelle la plus répandue en didactique est la modification connue sous le nom de «simplification», quoique récemment on se penche plutôt pour un autre type de modification appelée « élaboration ». L’objet de notre recherche est d’étudier si les textes « élaborés » se comprennent mieux que les textes authentiques, et quel type de compréhension (littérale ou inférentielle) est favorisée. Pour ceci, nous avons réalisé une investigation comparant la compréhension écrite d’un texte authentique et de ce même texte élaboré de la part d’étudiants espagnols de Français Langue Étrangère de niveau intermédiaire. Nos resultats montrent que le texte élaboré se comprend mieux que l’authentique et qu’il favorise les deux types de compréhension. L’« élaboration » se révèle une modification préférable à la simplification, car elle maintient le style des textes authentiques.



Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document