scholarly journals Influence du réseau de haies des paysages bocagers sur le cheminement de l'eau de surface

2005 ◽  
Vol 12 (1) ◽  
pp. 23-44 ◽  
Author(s):  
Ph. Merot ◽  
C. Gascuel-Odoux ◽  
C. Walter ◽  
X. Zhang ◽  
J. Molenat

En Bretagne, le bocage est un paysage typique constitué d'un réseau de haies planté sur un talus de terre entourant les parcelles. La première partie résume les connaissances actuelles sur le rôle hydrologique du bocage. L'article porte sur le rôle du bocage sur les écoulements de surface (écoulement hortonien). Il s'agit d'une première étape pour intégrer le rôle des haies dans la modélisation hydrologique distribuée. On s'attache à la description de la modification du réseau de drainage par les haies. Ce travail a nécessité la mise au pont d'un logiciel en C qui permet de créer le réseau de drainage sous contrainte topographique à partir d'un modèle numérique de terrain, puis de le modifier en intégrant la présence des haies. Cinq situations représentant une grande diversité bocagère (de 39 m/ha jusqu'à 200 m/ha) ont été étudiées. On constate une profonde modification du réseau de drainage, puisque jusqu'à 90% des mailles voient leur place changer dans le réseau de drainage. Cependant, l'effet le plus important est la déconnexion de certaines branches du réseau de drainage, qui était précédemment continu jusqu'à l'exutoire. En effet, certaines haies jouent le rôle de puits, où l'eau ne peut que s'infiltrer (haies parallèles aux courbes de niveau). Ces puits contrôlent ainsi des zones du bassin versant, qui peuvent atteindre jusqu'à 40 % de la surface totale. Des modifications sont également observées sur la longueur de ruissellement réduite en moyenne, mais dans des proportions faibles (10 à 20 %). Enfin, les pentes des mailles dont la direction a été modifiée par la présence d'une haie à leur endroit sont également diminuées d'environ 50 %. La densité de haies, qui est pourtant souvent le seul facteur disponible pour qualifier le bocage dans les opérations d'aménagement, apparaît insuffisante pour caractériser le rôle " tampon " du bocage sur le plan hydrologique. En conclusion, on attire l'attention sur la nécessité de prendre en compte la structure du bocage pour intégrer son rôle hydrologique dans les opérations d'aménagement.


2005 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 25-42 ◽  
Author(s):  
Y. Zahar ◽  
J. P. Laborde

Un modèle de génération stochastique de pluies est couplé ˆ un modèle de calcul de l'index de leurs érosivités, dérivé de l'Equation Universelle de l'Erosion des Sols (USLE). Le premier fonctionne au pas de temps de 30mn, il est calé sur une série pluviographique de 15 ans de la Tunisie centrale. Le second modèle fonctionne par calcul automatique des cumuls et moyennes de l'érosivité des pluies générées. En mode opérationnel, ces deux modèles sont exploités pour simuler les aléas de l'envasement annuel des réservoirs collinaires de la zone aride et semi-aride de la Tunisie : le bassin versant est considéré comme une "boite noire" où l'agressivité climatique est la principale variable (quelques pluies extrêmes font l'essentiel de l'érosion), les autres facteurs sont considérés constants durant la durée de service du réservoir. Nous observons sur trois bassins versants répartis du nord au sud de la frange comprise entre 500mm et 250mm (de pluie moyenne annuelle), que la distribution annuelle des index d'érosivité des pluies peut être assimilée ˆ la distribution des transports solides. Sur l'un de ces bassins versants (OUED EL HISSIANE : 15,9 ) nous observons également que les valeurs extrêmes de l'érosion sont proportionnelles aux valeurs extrêmes de l'index d'érosivité des pluies. Seulement l'automne et le printemps sont des saisons érosives. Dans le cas de petits bassins versants non-jaugés, comme ceux pour l'aménagement de réservoirs collinaires, le générateur nous permet de constituer des chroniques d'érosivité de pluie. Si on considère que les autres paramètres sont constants, ce modèle nous aide à déterminer les intervalles de confiance de durées de service probables. Une analyse de sensibilité par la modification des paramètres du générateur (nombre d'épisodes, hauteur de pluie, maximum et durée d'averse etc ...) valide la méthodologie. De même une analyse régionale montre les faibles fluctuations des résultats sur l'étendue aride et semi-aride de la Tunisie. Ces deux résultats nous ont conduit à proposer un abaque régional de prédétermination des fluctuations probables des durées de service des réservoirs collinaires, compte tenu de la connaissance préalable de la durée de service moyenne probable. Cette méthode directement opérationnelle peut être utilisée pour l'aménagement, la planification, et la gestion des réservoirs collinaires. Elle améliore les études de faisabilité, notamment lorsqu'on la couple aux calculs économiques.



2021 ◽  
Vol 2 (2) ◽  
pp. C20A20-1-C20A20-9
Author(s):  
Ibrahima Ndiaye ◽  
◽  
Soussou Sambou ◽  
Issa Leye ◽  
Moustapha Diaw ◽  
...  

L’augmentation de la quantité de CO2 et le réchauffement climatique due aux énergies fossiles ont rendu nécessaire le besoin d’explorer d’autres sources d’énergies inépuisables, disponibles et non polluantes telles que les énergies renouvelables. L’énergie hydraulique représente 19% de la production mondiale. Les Petites Centrales hydroélectriques sont de petites unités deproduction peu couteuses. Le potentiel en hydroélectricité dépend du débit et de la hauteur de chute. Dans cette étude, nous sélectionnons des sites en vue de l’évaluation du potentiel en petite hydroélectricité dans le bassin versant de Wassadou sur le fleuve Gambie. Grâce à ArcGis, et au modèle numérique de terrain (MNT) 11 affluents ont été retenus, et 35 sites d’emplacements de petite centrale hydroélectrique (PCH) identifiés. Le modèle hydrologique SWAT a été calibré pour une période d’observation 1990-1995 et validé sur la période 1996-1998. La précision du modèle a été confirmée par le coefficient de détermination (R2 = 0,70) et le critère d’efficacité Nash-Sutcliffe (ENS = 0,80). Ce modèle a été utilisé pour générer les débits journaliers au niveau de chaque site sur la période 1990-1998 ce qui a permis de construire les courbes des débits classés. Un potentiel hydroélectrique total de 147 421, 14 229, et 1 859 kW disponibles 40, 50 et 60% respectivement sur l’ensemble des 35 sites a été évalué. Les résultats de cette étude constituent un outil de décision à l’intention des décideurs politiques et des investisseurs pour la sélection des sites appropriés et la mise en oeuvre des petites centrales hydroélectriques en vue de répondre aux besoins énergétiques dans les zones éloignées.



2017 ◽  
Vol 29 (3) ◽  
pp. 279-301
Author(s):  
Sékouba Oularé ◽  
Alexis Kassi Kouamé ◽  
Mahaman Bachir Saley ◽  
Gabriel Etienne Ake ◽  
Michel Amani Kouassi ◽  
...  

L’estimation de la conductivité hydraulique d’un aquifère de socle à l’échelle régionale demeure un défi majeur. À cette échelle, les données sont rares, en quantité et en qualité. Cette étude propose une approche d’estimation de la conductivité hydraulique des aquifères de socle à partir de la calibration d’un modèle d’écoulement au moyen des charges hydrauliques. Elle est appliquée au bassin du N’zo couvrant une superficie de 4 300 km2. La méthodologie adoptée fait l’hypothèse que la perméabilité de l’aquifère est liée à des fractures verticales, perméables sur 100 m à partir de la surface. Elle fait aussi l’hypothèse que ces fractures peuvent être identifiées sous forme de linéaments et que tous les linéaments sont des fractures et sont perméables. La première étape de cette méthodologie est la cartographie des zones discrètes de perméabilité de l’aquifère. Elles sont identifiées à partir de l’analyse de la densité et l’orientation des « fractures » à l’échelle de mailles de travail. Les fractures sont assimilées aux linéaments cartographiés à partir d’une image radar. Six configurations spatiales de zones discrètes de perméabilité sont générées avec des mailles carrées de 2 à 12 km de côté. La deuxième étape porte sur la construction du modèle numérique d’écoulement à partir des limites extérieures du bassin versant, du MNT (Modèle numérique de terrain), du réseau hydrographique et d’une recharge uniforme. Enfin, la troisième étape consiste à transférer chaque configuration de zones discrètes de perméabilité générée au sein du modèle numérique d’écoulement, puis à le calibrer en régime permanent au moyen de charges hydrauliques observées ponctuellement (86 points de mesure). Les résultats indiquent que le modèle optimal de distribution spatiale des zones discrètes de perméabilité est obtenu avec les mailles de 4 km de côté. Les conductivités hydrauliques calculées oscillent entre 1,1 x 10-6 et 2,4 x 10-5 m∙s-1. Cependant, ces valeurs doivent être prises avec précaution, car l’identification des zones homogènes du réseau de fractures est basée sur l’approche très controversée des linéaments et la calibration est effectuée seulement avec des charges hydrauliques et non avec des flux. Le modèle conceptuel ainsi élaboré pourrait être amélioré en caractérisant l’hétérogénéité de l’aquifère de socle à partir d’autres hypothèses telles que la lithologie et par l’introduction d’autres types de données dans la calibration (ex. : débits, carte piézométrique).



2008 ◽  
Vol 20 (4) ◽  
pp. 395-408 ◽  
Author(s):  
François Laurent ◽  
Denis Ruelland ◽  
Marie Chapdelaine

Résumé La lutte contre la pollution des eaux par l’agriculture nécessite des changements de pratiques agricoles. Les actions proposées par les gestionnaires des territoires ont des effets variables sur la qualité des eaux selon la nature du milieu et des activités agricoles existantes. La modélisation agro-hydrologique constitue une voie pour évaluer les impacts de pratiques agricoles sur la qualité des eaux à l’échelle de bassins versants. Elle offre ainsi un support d’aide à la décision face à une multiplicité d’actions alternatives et permet de rationaliser les choix en termes d’efficacité environnementale. Dans cet article, nous présentons la mise en oeuvre et les résultats d’une simulation d’un changement de pratiques agricoles sur un bassin versant de 385 km2 dans l’ouest de la France. Ce projet a été réalisé en partenariat avec les gestionnaires locaux afin d’évaluer les évolutions possibles de la qualité des eaux à moyen terme. Les données mobilisées sont des chroniques quotidiennes de précipitations et de température, un modèle numérique de terrain, une carte des sols, une carte des successions culturales sur deux ans résultant d’un traitement d’images satellitaires et des pratiques agricoles issues d’enquêtes. Le modèle offre une calibration hydrologique satisfaisante avec un indice de Nash de 0,81 obtenu sur la période 2000‑2001; la dynamique des transferts de nitrates et de phosphore est également reproduite, mais les résultats sont à nuancer par la fréquence insuffisante des données de validation. Après le calage du modèle, l’efficacité relative de deux changements de pratiques agricoles est estimée : a) à l’implantation d’une culture intermédiaire piège à nitrates (moutarde) et b) au passage au semis direct sous couvert végétal. Finalement, la technique du semis direct apparaît comme la pratique la plus efficace pour réduire les transferts de phosphore qui représentent la pollution principale sur l’espace étudié.



2016 ◽  
Vol 12 (29) ◽  
pp. 258
Author(s):  
Ahmed Laabidi ◽  
Abdellah El Hmaidi ◽  
Lahcen Gourari ◽  
Mourad El ABASSI

The watershed of the Beht River occupies the southwest part of the Sebou watershed with an area of 4,603.77 km2. It starts in the Causse of Middle Atlas, drains the northern edge of central Morocco and ends in the rifan south wrinkles at the level of dam El Kansera. The geographical information system (GIS) and ASTER images with a resolution of 30m have been of great use for creating thematic maps and automatic extraction of a multitude of parameters and physiographic indices of this watershed. These parameters, very characteristic, allow to assess the weight of the geomorphology on surface water flow and the influence of the latter by the risk of erosion and of flooding which have a very negative consequences on human and material plan, at the level of the studied watershed.



2005 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 199-213 ◽  
Author(s):  
A. Bouabdli ◽  
N. Saidi ◽  
S. M'Baret ◽  
J. Escarre ◽  
M. Leblanc

Les mines qui sont abandonnées avec leurs installations minières et métallurgiques constituent un exemple représentatif du transfert des éléments métalliques dans l’écosystème. Au Maroc, le site minier d’Aouli est drainé par l’oued Moulouya (l’unique oued de la région) d’une longueur de 520 km avec un bassin versant d’une superficie d’environ 50.000 km2. A travers ce travail, nous avons déterminé un certain nombre de paramètres chimiques afin de voir la destinée de certains métaux (Pb, Zn, Cu et Cd) issue de ce district minier abandonné. Les résultats ont montré que dans l’eau, dans les matières en suspension et dans les sédiments, il y a une contamination métallique due à la mine d’Aouli situé au niveau de la Haute Moulouya ; tandis qu’au niveau de la Basse Moulouya, l’affluent oued Za contribue à cette contamination par un apport anthropique qui résulte en une augmentation des teneurs en cadmium, plomb et zinc. L’effet de cette contamination externe est également mis en évidence par les caractères géochimiques d’une station témoin situé en amont de l’oued loin de toute influence minière. L’examen des rapports des différents éléments (Cd, Pb et Cu) par rapport au Zn dans les sédiments montre qu’ils sont préservés dans les sédiments en aval (Basse Moulouya). Par contre, au niveau de la Haute et la Moyenne Moulouya, on assiste à une diminution des rapports Cu/Zn et Cd/Zn et une augmentation du rapport Pb/Zn au niveau de la station S3; ce qui reflète l’effet de la mine d’Aouli. L’augmentation des rapports au niveau des stations S1 et S4 sont en relation avec la présence d’algues et qui jouent un rôle important dans la modification des teneurs en Zn dans les sédiments. L’étude de ces rapports a permis de confirmer que dans notre cas aucun effet notable dû aux apports des affluents n’est mis en évidence sur le contrôle des concentrations des éléments dans les sédiments de l’oued Moulouya. Cette particularité permet de suggérer que dans la cas de l’oued Moulouya la dilution physique est plus importante que la mobilisation chimique et permet d’expliquer le déclin en aval des concentrations des éléments métalliques.



2005 ◽  
Vol 9 (1) ◽  
pp. 15-36
Author(s):  
Danielle Chabaud-Rychter

Cet article s'inscrit dans un travail mené, à partir d'une enquête dans une entreprise française de petit électroménager, sur les relations entre l'innovation industrielle et le monde domestique. Au cours de l'enquête, nous avons suivi en temps réel le processus de conception et de mise en fabrication de robots de cuisine multifonctions. Deux aspects du travail d'innovation sont analysés ici. Dans une première partie, nous montrons comment les innovateurs conçoivent les robots pour l'usage, comment, au cours de ce travail, ils prennent en considération les usagers et usagères des appareils et comment ils en construisent des représentations hétérogènes. À la conception des appareils est liée celle des actions des femmes lorsqu'elles les utilisent, et donc se pose la question des modes de prescription de l'usage que les innovateurs inscrivent dans les objets. Une deuxième partie traite de la conception des produits pour l'appareil de production ainsi que de la modification des postes de travail, des outillages et des modes opératoires des ouvrières pour la fabrication d'une nouvelle gamme de robots. D'autres formes de prescription de l'activité des femmes sont aussi mises en œuvre par les innovateurs; nous tentons d'analyser ce qu'en font les opératrices.



2005 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 213-230 ◽  
Author(s):  
J. Ganoulis

L'objectif de cette tribune est d'analyser la nouvelle approche concernant la gestion des ressources en eau qui a été adoptée par la communauté scientifique au seuil de ce nouveau millénaire. Après une révision de cette nouvelle approche, une méthodologie scientifique est proposée permettant d'exprimer le nouveau concept, qui est plutôt général et descriptif, en termes analytiques et quantitatifs, de façon qu'il soit appliqué dans des cas pratiques. Depuis quelques dizaines d'années déjà, il a été bien établi que la nouvelle approche va dans le sens de la gestion durable. Ceci veut dire qu'elle intègre des préoccupations sociales et environnementales aux critères traditionnels de performance technique et d'efficacité économique. La question qui se pose maintenant est comment le concept complexe de la durabilité, qui jusqu'à présent a été exprimé seulement de façon générale et qualitative, pourrait être formulé en termes analytiques et quantitatifs d'une méthodologie scientifique. Sur le plan méthodologique, la modification des critères dont on doit tenir compte dans un cadre cohérent d'hypothèses et de raisonnements, suggèrent une évolution vers un paradigme scientifique nouveau. Le cadre général de ce paradigme que nous proposons est celui de l'analyse quantitative du risque à plusieurs dimensions. Traditionnellement, l'objectif général de la gestion de l'eau, était la satisfaction de la demande dans diverses utilisations, comme l'agriculture, l'eau potable et l'industrie, en utilisant les ressources en eau disponibles de manière techniquement fiable et économiquement efficace. Dans cette approche, des solutions structuralistes et le plus souvent technocratiques, ont été proposées et réalisées dans plusieurs pays du monde. La construction de barrages et de réservoirs d'eau, la modification des lits des rivières et la dérivation des cours d'eau ont eu cependant, dans de nombreux cas, de sérieux impacts négatifs sur l'environnement et les conditions sociales. De plus, le gaspillage dans l'utilisation de cette ressource précieuse et la pollution galopante provenant de tous les secteurs d'utilisation de l'eau ont mis en question ce mode de gestion. Le concept de la gestion durable des ressources en eau a été évoqué, tout d'abord en 1972 à Stockholm, pendant la Conférence Mondiale des Nations Unies, puis à Rio, en 1992, avec l'Agenda 21. La nouvelle philosophie est basée sur la gestion intégrée de l'eau à l'échelle du bassin versant. Elle met l'accent sur la protection de l'environnement, la participation active des collectivités locales, la gestion de la demande, les aspects institutionnels, et le rôle de l'éducation continue tout le long de la vie de tous les utilisateurs d'eau. Sur le plan méthodologique, la gestion intégrée de l'eau reste encore un problème ouvert où plusieurs approches cherchent à définir un paradigme cohérent. Dans cette tribune, nous en proposons un que nous appelons " le paradigme 4E " : Epistémique, Economique, Environnemental, Equitable. Il est basé sur l'analyse quantitative du risque à plusieurs dimensions : scientifique, économique, environnementale et sociale. Ce paradigme utilise soit la théorie des probabilités soit la logique du flou (ou les deux à la fois) afin d'évaluer et d'intégrer les risques technico - économiques et socio-environnementaux dans une perspective de gestion durable des ressources en eau.



1978 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 43-44
Author(s):  
MICHÈLE ROBERT
Keyword(s):  


1984 ◽  
Vol 95 (1-2) ◽  
pp. 89-96
Author(s):  
J. P. Peltier
Keyword(s):  


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document