scholarly journals Forces d’émancipation et démocratie participative dans les Amériques : un regard sur l’Alliance sociale continentale

2005 ◽  
Vol 23 (2-3) ◽  
pp. 11-43 ◽  
Author(s):  
Marie-Josée Massicotte

Résumé Cet article analyse l’Alliance sociale continentale (ASC) et son opposition au projet de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). L’ASC est un « réseau transnational d’action » qui regroupe des leaders sociaux représentant des ONG et des mouvements populaires locaux, nationaux, régionaux et sectoriels, issus de tout le continent. Ce réseau d’acteurs de la société civile conteste les accords de commerce et d’investissement qui permettent de consolider les politiques néolibérales. Utilisant un cadre théorique qui s’inspire de l’approche néo-gramscienne et des études culturelles, cet article examine en particulier le discours, les stratégies d’action et les pratiques démocratiques mises de l’avant par l’ASC. L’analyse d’un cas spécifique de construction d’un réseau transnational entre des forces d’émancipation au sein des Amériques cherche à démontrer l’importance politique de tels réseaux en tant que lieux de production et d’échange de connaissances, qui prennent racine dans une diversité de pratiques et de cultures des mouvements sociaux. Ces forces d’émancipation créent de nouveaux espaces au sein desquels les citoyens peuvent faire l’expérience de la démocratie participative et de ses nombreuses difficultés. Ce faisant, cette analyse remet en question l’idée de plus en plus répandue selon laquelle il y aurait consolidation d’une société civile mondiale et progressiste, unifiée autour d’un projet politique commun qui puisse remplacer le capitalisme néolibéral.


Revista Trace ◽  
2018 ◽  
pp. 111
Author(s):  
Cristina Amescua Chávez

En este artículo se analizará el tema de la violencia como causa y consecuencia del secuestro virtual buscando integrar sus dimensiones tanto individuales o personales, como familiares y colectivas. Desde una perspectiva social se dará cuenta de las diversas interacciones entre los factores que se entrelazan en este nuevo fenómeno. La violencia será entendida aquí como un ciclo continuo que se reproduce a sí mismo en forma de espiral. Para el análisis se utilizarán datos cuantitativos recabados tanto en instancias gubernamentales como a través de organismos de la sociedad civil, así como información cualitativa proporcionada por un estudio de caso de un secuestro virtual.Abstract: This article analyzes violence both as a cause and as a consequence of virtual kidnapping seeking to integrate individual and collective dimensions. From a social perspective, visibility will be given to the several interactions present in this new phenomenon. Violence will be understood as a continuous cycle reproducing itself constantly but in a spiral form. The analysis will draw from quantitative data collected among official sources as well as non governmental organizations, but it will also include a qualitative perspective build a case study of a specific virtual kidnapping.Résumé : Cet article analyse la violence comme cause et effet du kidnapping virtuel, en prenant en compte ses dimensions individuelles et collectives. Dans une perspective sociale, nous examinons les diverses interactions et facteurs en jeu dans ce nouveau phénomène. La violence est ici comprise comme un cycle continu qui se reproduit luimême sous la forme d’une spirale ascendante. L’analyse part de données quantitatives provenant aussi bien d’institutions gouvernementales que d’organismes de la société civile, ainsi que de données qualitatives fournies par une étude de cas d’un kidnapping virtuel.



2008 ◽  
pp. 31-52 ◽  
Author(s):  
William D. Coleman

Résumé Cet article analyse le rôle que les groupes d’intérêt peuvent jouer dans les conflits entourant la question nationale au Québec. Occupant une place intermédiaire entre l’État et les acteurs économiques, ces groupes subissent à la fois les pressions nationalistes et les mouvements d’intégration économique. Nous montrons qu’en se structurant à l’image de l’État québécois, les groupes d’intérêt se sont différenciés de plus en plus de leurs partenaires canadiens, de telle sorte que le comportement de ces groupes a renforcé les forces autonomistes au Québec. Cette analyse est fondée sur une étude des associations qui représentent les grandes classes sociales : le patronat, les ouvriers, les producteurs agricoles; les professions, c’est-à-dire les médecins et les enseignants; et les nouveaux mouvements sociaux tels que le mouvement des femmes.



2008 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 27-47 ◽  
Author(s):  
Rachel Laforest

Résumé Cet article analyse le rôle de la consultation publique dans la vie politique et démocratique selon la perspective des acteurs de la société civile engagés dans le processus. La consultation publique est vue comme un espace important de la représentation politique et sociale. Les formes d’action des groupes reflètent leur perception des enjeux de la consultation. Ainsi, la plupart ont vécu leur expérience de participation comme un processus d’apprentissage et comme une reconnaissance symbolique de leur rôle dans la représentation. Cette analyse est basée sur une étude de groupes du Québec ayant participé à la réforme de la sécurité sociale en 1994 et 1995.



2005 ◽  
Vol 17 (2) ◽  
pp. 126-143
Author(s):  
Louis Favreau

La mondialisation de la dernière décennie et donc l’interdépendance accrue entre les nations de la planète tout entière font de la période actuelle une période de profondes mutations qui représentent des menaces, mais aussi des opportunités. Malgré la déroute des projets de grande envergure (socialiste et tiers-mondiste) et même si la mondialisation néolibérale représente indiscutablement une tendance forte et durable, le rapport des forces en présence n’est pas à sens unique pour autant. La conjoncture internationale est en effet incertaine et instable. Les mouvements sociaux peuvent tirer parti d’une situation moins polarisée et cristallisée qu’à l’époque de la guerre froide. Comme en témoignent la mobilisation des organisations non gouvernementales internationales (ONGI) lors des nombreux sommets et conférences organisés par l’ONU (Rio, Beijing, Copenhague…) ou la forte participation lors des forums sociaux mondiaux, la société civile se fait à nouveau entendre aujourd’hui sur la scène mondiale. Cet article cherche à dégager les lignes de force de cette nouvelle situation dans laquelle des mouvements sociaux ont aujourd’hui une part active après avoir été longtemps sur la défensive.



2005 ◽  
Vol 38 (4) ◽  
pp. 1101-1104
Author(s):  
Jean-Sébastien Langelier

Altermondialisation, économie et coopération internationale, Louis Favreau, Gérald Larose et Abdou Salam Fall (sous la direction de), Sainte Foy : Presses de l'Université du Québec, 2004, 384 p.Six ans se sont écoulés depuis les manifestations de Seattle. Le mouvement altermondialiste, à l'origine uni par le refus d'une mondialisation néolibérale, en est maintenant à une étape cruciale de son développement, car il doit désormais proposer plus concrètement des mesures et des projets permettant de réaliser une mondialisation plus équitable, plus juste et plus démocratique. L'ouvrage Altermondialisation, économie et coopération internationale est issu d'une conférence intitulée Le Sud … et le Nord dans la mondialisation : quelles alternatives? Tenue à Gatineau en septembre 2003, elle a réuni des chercheurs et des acteurs d'organisations de la société civile, de groupes et associations communautaires, ainsi que des représentants des milieux syndicaux et de groupes de femmes qui sont impliqués dans des projets de coopération internationale. L'ouvrage répertorie un ensemble d'initiatives et d'innovations relevant de la solidarité socioéconomique Nord-Sud qui s'inscrivent dans un mouvement visant à offrir un “ nouveau ” modèle de développement. On peut distinguer deux catégories de contributions au volume; celles qui relatent des pratiques et expériences issues d'organisations de coopération internationale (OCI) et celles, plus analytiques, qui présentent, dans leur contexte, l'évolution des mouvements sociaux et politiques ou qui offrent une réflexion sur les débats et les défis auxquels ces mouvements sont confrontés.



Caderno CRH ◽  
2021 ◽  
Vol 34 ◽  
pp. 021004
Author(s):  
Ellen Gallerani Corrêa

<p>Durante os governos do Partido dos Trabalhadores (PT), o número de centrais sindicais cresceu no Brasil e uma acirrada competição por representatividade se estabeleceu entre elas. Este artigo tem como objetivo analisar como essa concorrência se manifestou no movimento sindical por meio do estudo de caso do sindicalismo de trabalhadores rurais, enfatizando as mudanças ocorridas na Confederação Nacional dos Trabalhadores Rurais Agricultores e Agricultoras Familiares (Contag), a principal entidade sindical desse segmento. A investigação foi realizada por meio de entrevistas com dirigentes e assessores sindicais, análise de documentos e imprensa sindical e observação de eventos de entidades selecionadas. Concluímos que a criação de novas centrais sindicais e a possibilidade de obter o seu reconhecimento legal nos anos 2000 estimularam alianças e rupturas no sindicalismo de trabalhadores rurais, as quais levaram à formação de novas entidades rurais e retroalimentaram o processo de criação de centrais.</p><p><strong>RURAL WORKERS’ UNIONISM AS AN OBJECT OF DISPUTE AND AS AN AGENT FOR THE CREATION OF UNION FEDERATIONS IN BRAZIL (2003-2017)</strong><br /><br />During the Worker’s Party (Partido dos Trabalhadores – PT) governments the number of union federations grew in Brazil, establishing a fierce competition<br />for representation between them. This article analyzes how this competition manifested in the labor movement by the case study of rural workers’<br />unionism, emphasizing the changes that occurred in the Confederação Nacional dos Trabalhadores Rurais Agricultores e Agricultoras Familiares (Contag), the main union entity in this segment. The study comprised interviews with union leaders and advisors, analysis of documents and union press and observation of events from selected entities. We conclude that the creation of new federations and the possibility of obtaining their legal recognition in the 2000s promoted alliances and ruptures in rural workers’ unionism, leading to the formation of<br />new rural entities and fed back into the process of creating union federations.</p><p>Keywords: Union Federations. Rural Unionism. Rural Workers. Rural Social Movements. PT Governments.</p><p><strong>LE SYNDICALISME DES TRAVAILLEURS RURAUX </strong><strong>COMME OBJET DE DISPUTE ET COMME </strong><strong>AGENT DE CONSTRUCTION DES CENTRALES </strong><strong>SYNDICALES AU BRÉSIL (2003-2017)</strong></p><p><strong></strong>Sous les gouvernements du Parti des travailleurs (Partido dos Trabalhadores – PT), le nombre de centrales syndicales a augmenté au Brésil et une<br />concurrence féroce pour la représentation s’est établie entre elles. Cet article analyse comment cette concurrence s’est manifestée dans le mouvement<br />syndical à travers une étude de cas du syndicalisme des travailleurs ruraux, en soulignant les changements survenus au sein de la Confederação Nacional dos Trabalhadores Rurais Agricultores e Agricultoras Familiares (Contag), la principale entité syndicale de ce segment. La recherche a été menée par le biais d’entretiens avec des dirigeants et des conseillers syndicaux, d’une analyse de documents et de la presse syndicale et de l’observation des événements des entités sélectionnées. On conclut que la création de nouvelles centrales syndicales et la possibilité d’obtenir leur reconnaissance légale dans les années 2000 ont stimulé les alliances et les ruptures dans le syndicalisme des travailleurs ruraux, ce qui a conduit à la formation de nouvelles entités rurales et a alimenté « en retour » le processus de création de centrales.</p><p>Mots-clés: Centrales Syndicales. Syndicalisme Rural. Travailleurs Ruraux. Mouvements Sociaux. Ruraux. Gouvernement du PT.</p>



2014 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 27-43
Author(s):  
David-Antoine Malinas

Depuis la crise des années 1990, une des transformations les plus importantes du Japon concerne le rôle de la société civile. Si de nombreuses études ont été réalisées pour analyser et réfléchir à la montée du bénévolat, peu de recherches ont analysé la dimension proprement politique de ce renouveau. Plus exactement, les travaux qui traitent de la dynamique des mouvements sociaux au Japon insistent surtout sur son déclin continu. Comment rendre compte alors du mouvement des sans-abri des années 1990, du très médiatique « haken mura(village des intérimaires) » de 2008, ou plus récemment encore d’actions de protestations localisées, mais intégrées au mouvement international des « indignés » ?Le recours à l’analyse spatiale permet de mettre en évidence que, même en période de faible activisme, certains sites peuvent être particulièrement politisés et assurer le maintien et le renouvellement de l’engagement. La mobilisation autour de la question de la pauvreté, si elle semble débuter au début des années 1990, possède ainsi toute une histoire, celle d’une fraction de la nouvelle gauche jusqu’alors oubliée.



2006 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 201-205
Author(s):  
Marie-Joie Brady

Petites sociétés et minorités nationales. Enjeux politiques et perspectives comparées., Jacques L. Boucher et Joseph Yvon Thériault (dir.), Sainte-Foy : Presses de l'Université du Québec, 2005, 398 p.La diversité culturelle qui meuble et module les sociétés du monde s'exprime par plusieurs moyens, tels la politique de l'identité, la mobilisation de mouvements sociaux, l'élaboration des politiques publiques qui la gèrent ou le développement d'un discours des droits auquel les politiciens et les tribunaux font écho. Elle fait l'objet d'une attention soutenue dans le contexte des petites sociétés et des minorités nationales, qui sont constamment confrontées à leur condition minoritaire ou précaire de par leur position géopolitique ou de par leur diversité interne en conséquence de mouvements migratoires, de conquêtes, de colonisations ou de partitions. La mondialisation complique encore les choses, en provoquant une transformation des rapports de pouvoir, un repositionnement territorial de ceux-ci et une transformation du rôle de l'État et de la société. Tel est le contexte de la discussion proposée dans le recueil de Jacques L. Boucher et Joseph Yvon Thériault, intitulé Petites sociétés et minorités nationales. Enjeux politiques et perspectives comparées. Le volume rassemble une série de textes, eux-mêmes présentés lors d'un congrès tenu à Ottawa et Gatineau, à l'été 2002, tel qu'on nous le rappelle dans les détails bibliographiques. Démontrant une multidisciplinarité utile à la compréhension des nombreux enjeux propres aux petites sociétés, le volume propose une discussion de ces enjeux à partir de la situation du Québec et des communautés minoritaires ailleurs au Canada, ainsi que de celle de sociétés d'Europe et d'Asie. La mondialisation représente la trame de fond principale des débats, car elle transforme les capacités des petites sociétés, les forums vers lesquels elles se tournent pour faire entendre leurs revendications et la nature même de ces revendications. De plus, la mondialisation entraîne une restructuration de leur société civile et par conséquent l'apparition de nouveaux lieux et formes de conflits.



Théologiques ◽  
2017 ◽  
Vol 23 (2) ◽  
pp. 229-252
Author(s):  
Pamela Chrabieh

Bien que les pratiques de réconciliation connaissent une longue histoire au Liban, celles-ci se diversifient à partir des années 1990. Elles constituent un important objet d’étude pour de nombreux académiciens et académiciennes ainsi que chercheurs et chercheuses ; elles sont devenues la cause commune d’une pléthore d’organismes non-gouvernementaux, d’associations civiles, de mouvements sociaux et d’artistes. Le thème de la réconciliation des Libanais et Libanaises sert aussi de cadre pour le discours politique. Cet article présente un état des lieux de ces pratiques en traitant premièrement de la relation de la réconciliation au dialogue interreligieux puis de la relation de la réconciliation à la mémoire nationale. Il présente par la suite certains exemples au sein de la société civile et identifie en conclusion quelques pistes de réflexion.



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