scholarly journals Les formes d’action syndicale en matière environnementale

2015 ◽  
Vol 42 (1-2) ◽  
pp. 85-104
Author(s):  
Luc Brès ◽  
Emmanuel Raufflet ◽  
Geneviève Dionne ◽  
Isabelle Ménard

Si les liens entre environnement et organisations syndicales ont été trop peu étudiés, les données disponibles montrent une relation difficile ou du moins particulière entre ces deux thèmes. Prenant appui sur une étude empirique que nous avons mise en oeuvre, le présent article contribue à éclairer la compréhension de la relation entre ces thèmes en identifiant des formes d’action syndicale en environnement. L’analyse et la sélection de plus d’une cinquantaine d’initiatives à travers le monde prenant la forme d’organisations syndicales nous ont en effet conduits à proposer une typologie des formes de l’action syndicale en environnement. Dans les lignes qui suivent, nous nous proposons de présenter cette typologie et de l’illustrer en nous appuyant sur des exemples tirés de notre étude.


Author(s):  
Françoise Quairel ◽  
Marie-Noëlle Auberger

Les grands textes et références internationales confient aux grandes entreprises la responsabilité de diffuser les valeurs environnementales et sociales dans leur sphère d’influence. Cette vision « messianique » de leur responsabilité les conduit à promouvoir des pratiques RSE au sein de leur chaîne d’approvisionnement, notamment auprès de leurs fournisseurs et sous-traitants PME. Dans une vision managériale, elles demandent à leurs fournisseurs de signer des codes de conduite et autres clauses contractuelles pour se protéger des risques liés à un comportement non responsable. Quelle que soit la vision, les grandes entreprises sont considérées comme des acteurs majeurs de la diffusion de pratiques socialement et environnementalement responsables pour les PME de leur chaîne d’approvisionnement. À partir de cinq études de cas de grands groupes industriels considérés comme socialement responsables et à partir d’une enquête auprès de PME françaises, cet article se propose d’analyser les facteurs, freins ou leviers qui expliquent l’influence exercée sur les PME par la gestion « durable » de la relation fournisseurs. Il cherche à répondre à la question : dans quelle mesure les PME sont-elles poussées à adopter des politiques RSE par les grandes entreprises clientes ? Dans les pays développés comme la France, cette influence est faible, même lorsque les grands clients se disent engagés dans la RSE. Nous avons dégagé les principaux déterminants de cette influence : le degré de formalisation et surtout de contrôle des engagements demandés au fournisseur, le degré des contradictions entre les exigences économiques de prix toujours plus bas et les exigences de conformité avec les codes de conduite ou autres standards, la nature de la relation commerciale entre les acteurs basée sur un rapport de force économique dans une approche de stricte conformité ou basée sur la confiance, les relations personnelles et le partenariat gagnant-gagnant. Les grandes entreprises, même proactives, ne sont que de faibles leviers de la diffusion de la RSE chez leurs fournisseurs PME parce que tous ces facteurs jouent faiblement ou comme des freins, ce qui traduit une mise en œuvre encore très partielle des objectifs annoncés de développement durable au sein des services achat. Les objectifs et l’engagement du chef d’entreprise dans la PME constituent des facteurs clés pour l’adoption de stratégies RSE dans les PME et donc pour aller au-delà de la stricte conformité et transformer les exigences RSE du client en opportunités. Nous proposons huit types de réponses stratégiques des PME fournisseurs aux exigences de leurs clients en fonction des facteurs dégagés ci-dessous.



Author(s):  
Said Haouassia

L'objectif général du présent article est de relater un état des connaissances dont on dispose à  propos de l'évaluation des acquis cognitifs des étudiants au cycle supérieur au Maroc, pour proposer des pistes  pour l'améliorations de la qualité des démarches d'apprentissage  que connaissent les institutions supérieur  de l'éducation et de la formation ; notre article  s'est articulé autour des quatre questions :de quelle informations nous disposons sur les acquis des étudiants ?quelle est la cause de la rareté d'informations  sur les acquis des étudiants ?Pourquoi devrait-on élargir notre savoir sur les acquis des étudiants ?Comment faire évoluer  les pratiques d'évaluation des acquis ? L'exploration de cette question nous amener  à  reposer un certain nombre de questions  quant au fonctionnement  des formations universitaires, La méthodologie mise en oeuvre  a cherché  de mettre en oeuvre ces doubles objectifs, en diversifiant et corrélant les sources d'information. Nous avons privilégié Trois méthodes complémentaires. Premiêrement, l'analyse de la situation actuelle, basé sur  des quatre questions évoquées ci-dessus, s'est basé  sur une étude de documents. Ainsi que  Des entretiens semi-dirigés ont aussi été menés, en référence aux quatre questions, auprês d'un nombre restreint de responsables pédagogiques .Une troisième piste a  procédé à  une étude de cas, visant à  comparer qualitativement et dans le détail, les pratiques d'évaluation des acquis des étudiants d'une même section  dans deux universités différentes  à  enrichir l'ensemble du notre  bilan sur l'évaluation des acquis des étudiants.



2016 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 129-151
Author(s):  
Patrick Dieuaide

Le présent article s’interroge sur les perspectives ouvertes par le programme de recherche développé dans le cadre de la revue Nouvelles Perspectives en Sciences Sociales autour d’une « sociologie de la relation ». Mutatis mutandis, nous nous proposons de réfléchir à quelques propositions qui pourraient aider à cerner les contours de ce que l’on pourrait dénommer une « économie politique de la relation ». Pour ce faire, nous nous intéressons plus particulièrement à la place et au rôle de la communication dans les relations de travail dans les entreprises. Deux pistes de réflexion sont explorées : une première piste développe la notion de « travail cognitif » et souligne la diversité des modèles relationnels par lesquels la communication rend possible le rassemblement d’individus autour d’une vision partagée de l’organisation et de l’activité de travail. Cette réflexion conduit à caractériser la communication comme une activité productive de règles d’usage au fondement d’un agir collectif. Une seconde piste examine la question plus générale de la place et du rôle des règles dans la gouvernance des relations de travail au sein des entreprises. Les débats autour des dimensions implicite et explicite et des écarts entre la règle et son interprétation sont rappelés; de même l’opposition entre la dimension publique des règles développées au coeur des relations de travail et la dimension privée du contrôle et de son application par le management. Ces réflexions conduisent à proposer une approche élargie de la communication considérée comme le vecteur d’une relation d’ordre dans les savoirs et les apprentissages mobilisés dans le travail. L’article conclut brièvement les tensions que soulève cette forme de communication entre la liberté de jugement et d’action et les contraintes imposées aux niveaux de l’organisation et de la mise en oeuvre de l’activité de travail.



2017 ◽  
Vol 42 ◽  
Author(s):  
Isabelle Cailleau

Les pratiques d'écriture collaborative synchrones instrumentées par des outils numériques sont de plus en plus courantes. Elles se caractérisent par le surgissement d'un texte commun au travers même de l’acte même d’écrire à plusieurs. Ce phénomène communicationnel soulève la question épistémologique et méthodologique de savoir comment rendre compte de l’émergence de ce commun qui prend la forme d’un texte. Nous nous proposons d’exposer l’intérêt de l’approche transactionnelle proposée par le philosophe pragmatiste John Dewey en collaboration avec Arthur Bentley (Dewey et Bentley 1949) pour éclairer des phénomènes tels ceux de la co-construction d’un commun en situation. Nous présentons ainsi cette approche et ce qui la distingue des approches interactionnistes. Nous exposons ensuite l’opérationnalisation que nous avons élaborée pour aborder l’écriture collaborative synchrone. Nous l’illustrons enfin par l’exemple de sa mise en œuvre pour aborder une pratique d’écriture collaborative synchrone : celle d’une association réalisant ses comptes-rendus de réunion en temps réel et à plusieurs.



2020 ◽  
Vol 78 ◽  
pp. 07022
Author(s):  
Anne Sardier

L’enseignement du lexique est un incontournable des acquisitions à l’école maternelle. Il fait l’objet d’ateliers dits ‘’de langage’’ auprès des jeunes élèves. C’est alors souvent un lexique nominal et concret qui leur est enseigné via des cartes-images. Le verbe, pivot de la phrase, est ainsi peu étudié (excepté certains verbes d’action). C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité travailler sur ce matériau lexical. Par ailleurs, il s’avère que la dimension syntagmatique du lexique, si elle participe à la construction sémantique de l’unité lexicale, est également peu mobilisée dans l’enseignement. La compétence lexicale se construisant au vu de l’accroissement du lexique disponible, mais aussi au vu des habiletés des élèves et des stratégies qu’ils peuvent mettre en place, nous supposons que le fait d’enseigner des stratégies de précision du sens des verbes va les aider à s’approprier ce lexique. À partir de l’analyse de verbes sélectionnés avec deux enseignants de grande section (5 ans), le présent article présente un dispositif d’exploration des verbes et de leur entour via la paraphrase, habileté essentielle dans les acquisitions lexicales, afin de favoriser la compréhension et le réemploi des verbes étudiés. Trois tests émaillent la mise en oeuvre, les séances ont été enregistrées et retranscrites. Leurs analyses tendent à montrer que les élèves comprennent mieux les verbes étudiés et qu’ils se les sont appropriés au point de pouvoir les réemployer. Mots clés : lexique, paraphrase, acquisition



Africa ◽  
1953 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 25-29
Author(s):  
Jacques J. Maquet

Opening ParagraphLes trois institutions qui s'appellent en kinyarwanda inzu, ubwoko et umulyango n'ont pas joui, à notre connaissance, d'un traitement définitif et pleinement satisfaisant dans la littérature ethnologique consacrée au Rwanda. D'autre part, les informateurs que nous avons interrogés sur ces institutions de parenté nous ont donné des réponses très divergentes, voire contradictoires. Il est aisé de découvrir la raison de cette confusion. Durant les trois ou quatre siècles d'occupation de ce pays d'agriculteurs bantu—les Hutu—par une minorite dominante de pasteurs — les Tutsi, les groupes de parenté ont subi un lent processus de changement sous divers aspects. L'expansion territoriale progressive sous une dynastie unique et l'intensification du contrôle exercé par l'autorité centrale sur le pays ont eu nécessairement une influence considérable sur l'autonomie, le fondement territorial et les fonctions sociales de ces groupes de parenté tant chez les Tutsi que chez les Hutu. C'est pourquoi il n'est pas étonnant qu'il y a une cinquantaine d'années, alors que cette évolution se poursuivait et au moment où l'influence de la culture et de la puissance d'Occident allait se faire de plus en plus envahissante et permanente, la situation des groupes de parenté n'était pas complètement stabilisée. Dans le présent article nous nous proposons d'indiquer les lignes principales de l'interprétation que nous croyons pouvoir dormer de ces trois institutions et de leurs relations.



2015 ◽  
Vol 43 (1-2) ◽  
pp. 39-54
Author(s):  
Marie-Lise Semblat

Le présent article porte sur le féminisme « territorial », un concept issu d’une analyse portant sur les nouveaux groupes de femmes rurales. Ce concept s’applique aux pratiques territorialisées de groupes qui, croisant les dimensions spatiale et sociale du développement, traduisent tout à la fois d’autres expressions du développement et l’émergence d’un nouveau féminisme que nous avons nommé « territorial ». Opérationnalisé par le réseau Aster-International, le concept est bien vivant, car, après avoir figuré parmi les thèmes du plaidoyer du Monde selon les femmes (Bruxelles) en mars 2008, il est devenu une hypothèse du programme de recherche du CRESS-Lessor de l’Université de Bretagne. Ce sont les actions de terrain et des démarches collectives en développement local, en coopération européenne et internationale menées par des femmes qui ont conduit l’auteure à analyser les pratiques repérées et à les théoriser dans le cadre d’une recherche pour le doctorat. À partir de constats issus du vécu et de l’observé, une démarche systématique de recherche (entretiens et groupes de discussion) a été mise en oeuvre en France, en Grèce et en Irlande, mais aussi au Canada francophone.



2018 ◽  
Vol 45 (3) ◽  
pp. 13-34
Author(s):  
Geneviève Sirois ◽  
Martial Dembélé ◽  
Olivier Labé

Un demi-siècle après les indépendances, les pénuries de personnel enseignant représentent toujours un obstacle majeur à la scolarisation primaire universelle dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, et plus particulièrement dans les anciennes colonies françaises, où la situation est jugée critique. Pour comprendre ce qui explique cette situation, nous proposons de remonter dans le temps et d’adopter une perspective comparative. Nous avons cherché à comprendre pourquoi les pénuries de personnel enseignant sont un phénomène persistant dans un échantillon de huit pays anciennement colonisés par la France. Il ressort de nos analyses que la décennie 1980-1990, marquée par la mise en oeuvre des programmes d’ajustement structurel, a connu un important ralentissement des progrès des pays pour assurer une offre suffisante d’enseignantes et enseignants pour scolariser un maximum d’enfants. Quant à la période 2000-2015, associée aux objectifs de l’Éducation pour tous, elle a été marquée par une diminution des pénuries d’enseignants. Il apparaît toutefois que les pénuries persisteront dans l’ensemble des pays à l’étude d’ici 2030, notamment en raison des taux de croissance élevés de la population d’âge scolaire et des besoins créés par l’attrition du personnel enseignant.



2018 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
Author(s):  
Maud Mediell ◽  
Eric Dionne

Résumé : Dans le cadre de cet article, nous abordons l’importance de la commu-nication de la démarche d’évaluation (processus, méthodologie, résultats et limites de l’évaluation), et ce, dans le but de favoriser l’utilisation des résultats et la mise en œuvre des recommandations. Nous proposons un outil méta-évaluatif formatif à visée principalement pédagogique, centré sur les aspects méthodologiques du processus évaluatif afin d’accompagner les évaluateurs, et plus particulièrement les évaluateurs novices, dans la planification, la mise en œuvre et la communication rigoureuses de la méthodologie. Nous portons particulièrement notre attention sur la communication de la démarche d’évaluation de programme par l’intermédiaire de rapports d’évaluation (techniques et finaux) qui sont généralement le véhicule offrant le maximum d’informations concernant à la fois les résultats et le processus évaluatif. Bien que nous soyons conscients que d’autres moyens de communication existent (ex. : articles publiés dans des revues scientifiques), leur format ne permet pas tou-jours de fournir l’ensemble des informations inhérentes autant aux résultats qu’à la démarche mise de l’avant par le(s) évaluateur(s) puisqu’on y présente généralement les faits saillants sans s’attarder aux aspects méthodologiques. Puisque notre propos touche spécifiquement aux considérations méthodologiques, il nous apparaissait plus pertinent de nous appuyer sur les informations contenues dans les rapports. Ce choix n’est pas anodin, puisque la qualité d’une évaluation repose, entre autres, sur une méthodologie avérée permettant de fournir les données probantes nécessaires à l’exercice du jugement. Aussi, nous discuterons du rôle de la méta-évaluation (MEV) dans l’enrichissement de la pratique des évaluateurs et la promotion de la qualité d’une évaluation de programme; et nous présenterons un outil méta-évaluatif que nous avons conçu afin de favoriser l’opérationnalisation de méthodologies évalua-tives de qualité et la mise en œuvre de pratiques évaluatives efficaces.Abstracts: In this article, we discuss the importance of communicating the evalua-tion approach (process, methodology, results, and limits) to promote the use of results and the implementation of recommendations. We present an education-focused, meta-evaluative training tool based on the methodological aspects of the evaluation process, and designed to support evaluators, particularly novice evaluators, in the rigorous planning, implementation and communication of methodology. We are focusing on communicating the program evaluation approach though evaluation reports (technical and final) that are usually the means offering the most information on both results and the evaluation process. We realize that there are other means of communication (i.e., journal-published articles), but their format doesn’t always al-low the provision of all the information relevant to results and the approach chosen by evaluators, since they usually only present highlights and not methodological aspects. Since we zeroed in on methodological considerations, it seemed to us that it would be more relevant to base ourselves on the information included in reports. This is not an innocuous choice, as an evaluation’s quality depends, in part, on a recognized methodology that is able to provide the solid evidence needed to exercise judgment. Also, we discuss the role of meta-evaluation (MEV) in enriching evalua-tion practice and promoting program evaluation’s quality. Furthermore, we present a meta-evaluative tool we designed to encourage the operationalization of quality evaluative methodologies and the implementation of effective evaluative practices.



Author(s):  
Seloua Chouaf ◽  
Youcef Smara

Les données hyperspectrales se caractérisent par une importante dimension spectrale qui atteint quelques centaines de bandes étroites et contigües. Le volume occupé par ces images est non négligeable et fait que des taches usuelles telles que : le stockage, le traitement et l'analyse soient alourdies. Pour pallier ce problème et garantir une meilleure exploitation de ces données, nous proposons par le présent article, une méthode de réduction qui vise à créer un espace de représentation de dimension moindre, informatif et libéré des redondances tout en préservant la signification physique des bandes.Vu le pouvoir de séparation de l'analyse en composantes indépendantes «ACI», reconnu dans le cas des données multidimensionnelles à grand volume, nous l'exploitons pour extraire un ensemble de composantes statistiquement indépendantes obtenues par la minimisation de la gaussiannité. Différents degrés d'importance sont affectés aux bandes spectrales, permettant leur classement. Finalement, nous appliquons une sélection à l'ensemble des bandes classées et nous retenons les plus informatives afin de construire l'espace de représentation spectral réduit. Pour nos tests, nous avons appliqué l'ACI en considérant d'une part, une orthogonalisation à déflation (poursuite de projections, composantes ordonnées) et d'autre part, une orthogonalisation symétrique (estimation globale, composantes désordonnées). On suggère pour le cas symétrique, d'ajuster les données originales à un bruit additif afin d'obtenir des composantes indépendantes ordonnées (suivant le rapport signal à bruit). Les résultats recueillis montrent que la méthode proposée assure la réduction du cube hyperspectral avec d'acceptables rapports dimension-représentativité.



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