isolement social
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Author(s):  
Isabelle VEISSIER ◽  
Florence KLING-EVEILLARD ◽  
Marie-Madeleine MIALON ◽  
Mathieu SILBERBERG ◽  
Alice DE BOYER DES ROCHES ◽  
...  

Les techniques d'élevage de précision ont été développées essentiellement pour augmenter la rentabilité et réduire la charge de travail en appliquant des processus automatiques de surveillance des animaux et de leur environnement. Par exemple la détection de l'œstrus permet une insémination rapide, tandis que la détection des boiteries à un stade précoce ou d’un déséquilibre nutritionnel ou même des paramètres d'ambiance anormaux dans l'étable peuvent aider à prendre des mesures correctives rapidement. Les données générées par les capteurs pourraient également contribuer au bien-être des animaux. Un système détectant les problèmes de santé (par exemple, mammite ou cétose chez les vaches laitières) peut faire partie de la gestion du bien-être. En plus et surtout, certains dispositifs de l’élevage de précision sont basés sur la détection du comportement animal directement ou indirectement par la position des animaux : temps passé à se nourrir, ruminer, se reposer, marcher, etc. Des changements subtils de comportement peuvent indiquer l'état mental d'un animal : hyper-réactivité vs apathie, isolement social, modification du rythme quotidien d'activité, réduction du comportement de jeu ou du toilettage, hyper-agressivité. Ces changements peuvent être autant de signes de malaise dus à la maladie, au stress, à l'instabilité sociale, etc. Ainsi les techniques de l’élevage de précision offrent un large éventail de possibilités d'utiliser des signes de comportement animal pour aborder le bien-être dans des élevages modernes, qu’il s’agisse du bien-être lié à l'état de santé, aux relations sociales, aux relations homme-animal ou à un environnement quelconque stressant. À l'heure actuelle, ces possibilités sont peu explorées. Par ailleurs, l’élevage de précision modifie le travail des agriculteurs et potentiellement leurs interactions avec les animaux. Il est nécessaire que les animaux restent au centre de l'attention si l'on veut respecter leur bien-être et ce en harmonie avec celui de l’éleveur.



Author(s):  
Rachel Weldrick ◽  
Amanda Grenier

RÉSUMÉAvec le vieillissement de la population canadienne, l’isolement social des personnes âgées constitue une préoccupation croissante et une priorité d’action au niveau national. Bien que les risques individuels de l’isolement social des personnes âgées et les conséquences négatives sur leur santé soient relativement bien connus, les impacts des trajectoires de vie et des expériences collectives sont rarement considérés. Les définitions actuelles et les réponses à cet isolement social se basent sur des programmes qui tendent à privilégier les approches individuelles. Ici nous proposons que la discussion soit élargie afin de considérer les aspects sociaux et culturels de l’isolement social des personnes âgées. En particulier, nous suggérons que les définitions et les approches prennent en compte trois dimensions : les facteurs temporels, les facteurs spatiaux et les liens entre l’isolement social et l’exclusion. Ainsi, nous pensons qu’il serait possible d’élaborer une approche d’intervention plus inclusive face à l’isolement social des personnes âgées, et de développer les capacités en ce sens chez un plus grand nombre d’aînés, en vue de pouvoir répondre, en particulier, aux besoins des personnes âgées les plus vulnérables ou marginalisées.



2017 ◽  
Vol 63 (5) ◽  
pp. 314-321 ◽  
Author(s):  
Frédéric Coppola ◽  
Philippe Courtet ◽  
Emilie Olié

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le trouble bipolaire fait partie des dix maladies les plus couteuses et invalidantes sur le plan mondial. La prise en charge habituelle de cette pathologie comprend un suivi psychiatrique dont la fréquence est adaptée à l’état thymique, et la mise en place d’un traitement thymorégulateur. Toutefois, le devenir des patients atteints de trouble bipolaire reste insatisfaisant. Les répercussions psychosociales, majorées par la présence fréquente de comorbidités somatiques et psychiatriques sont importantes (Bonnin et al., 2010) et peuvent être invalidantes: désinsertion socioprofessionnelle, isolement social, retentissement familial, bas niveau socio-économique, moindre qualité de vie. Une altération fonctionnelle est ainsi retrouvée lors des phases de décompensations aigues, mais également en période intercritique où différents facteurs peuvent être impliqués: symptomatologie résiduelle thymique ou cognitive, comme conséquences des épisodes, présence de comorbidités…En effet, 30% des patients bipolaires présentent pendant cette phase de la maladie des déficits cognitifs, objectivables par des tests neuropsychologiques (Gualtieri and Morgan, 2008). Près de deux tiers présentent des plaintes cognitives subjectives (Martinez-Aran et al., 2005) qui sont négativement corrélées avec la qualité de vie. Parmi ces déficits, l’atteinte de la mémoire de travail est rapportée par plusieurs études (Bora et al., 2009; Robinson et al., 2006), et semble jouer un rôle important dans le handicap fonctionnel. Prendre en charge les troubles cognitifs semble être un enjeu important afin d’améliorer le fonctionnement, la qualité de vie du patient ainsi que la stabilité du trouble. Cependant, les techniques de remédiation cognitive, largement développées pour les patients atteints de schizophrénie, restent limitées dans le trouble bipolaire, malgré l’impact majeur des déficits cognitifs dans ce trouble. L’objectif de cet article est de faire le point sur le profil neuropsychologique du patient bipolaire en période intercritique, en mettant en avant le rôle prépondérant de la mémoire de travail dans le handicap fonctionnel. Nous discuterons également des avancées thérapeutiques actuelles permettant de prendre en charge ces déficits et améliorer le fonctionnement du patient.



2016 ◽  
Vol vol. 38 / n° 149 (1) ◽  
pp. 125
Author(s):  
Yves Couturier ◽  
Emilie Audy
Keyword(s):  


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S142-S143
Author(s):  
C. Dallemagne ◽  
S. Delegue ◽  
C. Morin ◽  
S. Delime ◽  
S. Tran ◽  
...  

Les patients hospitalisés au long cours en psychiatrie soulèvent de nombreuses interrogations. Ces patients, qui représentent un pourcentage très marginal de la file active, occupent pourtant une proportion de lits qui peut dans certains cas s’avérer importante. Les raisons même de ces longues hospitalisations sont souvent mal connues. Une étude préliminaire dans notre établissement a permis d’identifier trois dimensions qui rendent compte de ces hospitalisations de longue durée : Sanitaire (avec la persistance de symptômes résistants aux thérapeutiques et très invalidants et/ou des problématiques médico-légales), Sociale et d’Autonomie. De tous les outils psychométriques que nous avons testé, la BPRS 42 s’est avérée être le plus pertinent pour évaluer la dimension « Sanitaire »; et l’IADL 1 et 2 pour l’évaluation du degré d’autonomie. Pour la composante sociale, nous avons répertorié les principales problématiques qui sont au nombre de 6 (Accès aux droits, Handicap/Dépendance, Prévention/Protection Personne vulnérable, Isolement social et familial, Finances, Logement/Hébergement). Nous avons donc identifié, dans notre établissement les patients les plus « consommateurs » de ressources (en termes de journées d’hospitalisation) depuis la mise en place du codage informatisé (RIMP) en 2008. Tous ces éléments nous ont permis de caractériser 92 patients pris en charge dans notre établissement, cumulant plus de 1800 jours d’hospitalisation sur 8 ans. Nous proposons de présenter les caractéristiques cliniques, sociales et d’autonomie de ces 92 patients.



2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S141-S141
Author(s):  
F. Fekih-Romdhane ◽  
M. Cheour ◽  
W. Cherif ◽  
L. Chennoufi

IntroductionLes contagions psychiques induites par les liens, ou « folie à deux », a passionné des générations d’aliénistes. C’est une entité clinique considérée comme rare. Elle met en jeu, non pas un, mais deux ou plusieurs personnes qui ont une relation proche. Rarement tous les membres de la famille partagent les mêmes illusions et ceci est appelé folie à famille. Nous proposons à travers ce travail de présenter un cas de cette pathologie rare, et d’analyser le cas à travers une illustration des données de la littérature.ObservationLes frères S et Y ainsi que la sœur S sont de mêmes parents biologiques, tous célibataires, orphelins de mère depuis quatre ans et vivant ensemble avec le père depuis longtemps dans un isolement social relatif, en milieu rural au Nord-Ouest de la Tunisie. Le frère « inducteur » a été atteint de schizophrénie paranoïde avec délire de persécution qui a été imposé et plus tard partagé par les autres membres de la famille. En effet, Monsieur S. a clairement exprimé un délire interprétatif et hallucinatoire, à thématique persécutive prédominante, selon lequel il existerait un complot à grande échelle à son encontre. Puis, tous les membres de la famille devenaient aussi visés : ils seraient poursuivis par des personnes inconnues ayant un pouvoir politique, voulant nuire à monsieur S à travers sa fratrie. Au fil du temps, tous les proches, les voisins, ainsi que les agents de l’ordre sont devenus « persécuteurs ».ConclusionLe cas que nous rapportons illustre la complexité de la folie à famille, la gravité de ses conséquences comportementales, ainsi que le dysfonctionnement psychosocial qui en résulte. Les délires partagés, notamment la folie à famille, offrent l’opportunité unique d’examiner les rôles respectifs des facteurs de risque génétiques et environnementaux dans le développement des troubles psychotiques.



Author(s):  
Nonna Mayer

Les préoccupations sécuritaires sont une des principales motivations du vote pour le Front National. Elles s’expliquent moins par des facteurs objectifs (victimation, exposition accrue à la violence) que par des facteurs subjectifs, un sentiment d’insécurité personnelle qui déborde largement le domaine du crime et de la délinquance. Quel que soit le risque (sida, atteintes à l’environnement), le niveau de peur des électeurs du FN est systématiquement plus élevé que la moyenne. Ces peurs s’inscrivent dans une vision pessimiste du monde, en relation avec un isolement social et politique marqué : repli sur le milieu familial, faible potentiel associatif, niveau culturel bas, manque de confiance dans les institutions, etc. Elles sont volontairement entretenues et exploitées par les dirigeants du FN, comme en témoignent sa presse, ses tracts, ses conseils aux militants. Mais une proportion croissante de Français voient dans ce parti un danger pour la démocratie et la peur même qu’il inspire est un frein à sa progression électorale.



2014 ◽  
pp. 201-212
Author(s):  
Patrick Maggi ◽  
Sam Delye ◽  
Christiane Gosset ◽  
Bram Vermeulen ◽  
Anja Declercq


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 60-60
Author(s):  
B. Cyrulnik
Keyword(s):  

On sait repérer les causes immédiates qui déclenchent le passage à l’acte suicidaire d’un adolescent. Il s’agit principalement d’un isolement social ou affectif face à une épreuve alarmante pour cette personne. Mais dans une population qui doit affronter cette épreuve, seuls ceux qui auront acquis une vulnérabilité neuro-émotionnelle, auront des idées suicidaires. L’acquisition de cette vulnérabilité est attribuable à un appauvrissement de la niche sensorielle qui entourait le bébé au cours des premiers mois de son existence. Pendant la grossesse, un trauma maternel augmente le taux de cortisol amniotique dont le bébé déglutit 4 à 5 litres par jour, ce qui provoque une hyper-osmolarité rhinencéphalique et un éclatement des cellules. Après la naissance, l’appauvrissement de la niche est souvent provoqué par un malheur maternel, tel que l’abandon, une maladie, une dépression, un conflit conjugal ou une précarité sociale. L’appauvrissement sensoriel au cours de cette période sensible du bouillonnement synaptique explique que les lobes préfrontaux non circuités n’ont pas acquis leur capacité à inhiber l’amygdale qui quadruple de volume. Dès lors, les émotions déclenchées par les épreuves de l’existence ne sont plus neurologiquement gouvernables. Les impulsions agressives contre les autres et contre soi-même pourraient encore être contrôlées par l’effet émotionnel de la parole et la sécurisation des rituels sociaux. Mais l’enfant qui n’a pas pu apprendre à socialiser l’expression de ses émotions a été inscrit dans une spirale relationnelle rejettante. À l’adolescence, quand surviennent les deux engagements très émotionnels de la sexualité et de l’autonomie sociale, le jeune, submergé par une violente émotion ne sait pas la contrôler et, s’il est isolé, le passage à l’acte auto-agressif va s’imposer à sa conscience.



2012 ◽  
Vol 9 (49) ◽  
pp. 9
Author(s):  
Corine Cordon
Keyword(s):  


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