scholarly journals Comptabilité générationnelle et vieillissement démographique : les enseignements d’un modèle d’équilibre général calculable calibré pour la Belgique

2009 ◽  
Vol 75 (1-2-3) ◽  
pp. 333-356 ◽  
Author(s):  
Frédéric Docquier ◽  
Philippe Liégeois ◽  
Jean-Philippe Stijns

RÉSUMÉ Dans la plupart des pays développés, un vieillissement démographique important s’annonce. À politique économique inchangée, ce vieillissement générera un accroissement important des charges supportées par les individus jeunes et actifs, présents et à venir, et donc une détérioration de la situation des générations futures. Dans ce débat, la comptabilité générationnelle d’Auerbach et al. (1991, 1994) et Kotlikoff (1992) occupe une place prépondérante. Elle permet, en effet, de comparer le bilan fiscal moyen des générations à venir avec la charge supportée par les générations actuelles. Nous proposons dans ce papier une extension immédiate de la comptabilité générationnelle d’Auerbach et al., qui consiste à estimer, de manière mécanique, la distribution de la charge léguée entre les générations futures. En supposant que la taxe sur les salaires équilibre le budget de l’État à chaque période, il ressort que ce sont les générations qui atteignent l’âge adulte entre 2020 et 2035 qui supportent la charge la plus forte. Les résultats sont établis sur base de données valables pour la Belgique. Puis nous comparons les enseignements de cette approche avec les résultats livrés par un modèle d’équilibre général dans lequel les agents ont une durée de vie incertaine. Ce type de modèle restitue un ensemble de grandeurs établies sur base d’hypothèses de comportement rationnel des individus et d’équilibre des marchés. Il nous montre que les écarts entre les charges supportées par les individus actuellement en vie et ceux à naître pourraient être beaucoup plus prononcés que ceux dégagés par une simple extrapolation mécanique. Cet effet est essentiellement dû à un rétrécissement des bases fiscales résultant d’une hausse du taux de taxation des salaires.


2020 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 39-51 ◽  
Author(s):  
Baptiste Motte ◽  
Grégory Aiguier ◽  
Dominique Van Pee ◽  
Jean Philippe Cobbaut

Contexte :  Mal gérée ou mal tolérée, l’incertitude en médecine a des conséquences néfastes pour le patient et/ou le praticien. Dans la littérature, il n’existe pas de modèle explicatif global des différentes dimensions de l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés dans le soin, sur lequel fonder une démarche pédagogique. But : L’objet de notre travail est d’élaborer un modèle pour penser l’incertitude en tant qu’objet d’apprentissage en médecine générale. Méthode : Nous effectuons une revue de la littérature des différentes définitions de l’incertitude dans la base de données PubMed, en présentons une synthèse chronologique et sélectionnons une taxonomie qui catégorise les multiples variétés de l’incertitude médicale. Nous confrontons ensuite cette taxonomie aux résultats d’une étude sociologique réalisée par Bloy qui décrit les différentes attitudes des médecins généralistes face à l’incertitude. À l’aide de cartes conceptuelles itératives, nous construisons un modèle explicatif de la gestion de l’incertitude médicale et en explorons les concepts clés. Résultats : Il ressort de notre analyse que la nature même de la médecine en tant que pratique soignante génère des incertitudes complexes. Gérer ces incertitudes requiert une meilleure compréhension du rapport des soignants aux savoirs et à leurs mises en œuvre dans la pratique. Former à la gestion de l’incertitude devrait favoriser l’exploration et l’enrichissement des épistémologies personnelles et pratiques. Conclusion : Nous discutons l’impact des concepts clés de notre modèle sur la pédagogie médicale et argumentons la pertinence de l’approche pragmatiste dans cette perspective. Nous proposons des pistes pour sa mise en œuvre.



2006 ◽  
Vol 35 (2) ◽  
pp. 247-270
Author(s):  
Mourad Sandi

L'évolution de l'influence des religions et des Églises dans les sphères politique, économique et sociale constitue l'une des caractéristiques sociales majeures de l'ère contemporaine. Bien que le syndicalisme soit un phénomène plus récent que la croyance, la religion et/ou les Églises ne sont pas restées extérieures à sa montée. Parfois même des syndicats ont une référence directe à une religion. Indépendamment de l'existence ou non de positions religieuses (explicites et/ou implicites) à l'égard du syndicalisme, les croyances peuvent ainsi influencer le choix d'adhésion individuelle au syndicat. Dans cet article nous nous servons de la théorie économique pour étudier l'impact des religions et des Églises sur le syndicalisme. Nous tenterons de mettre en relief cet impact à travers des estimations empiriques sur une base de données individuelles collectées en 2004 sur 23 pays industrialisés.



2016 ◽  
Vol 59 (168) ◽  
pp. 377-406
Author(s):  
Mohammed Bakour ◽  
Tahar Baouni

Devant les disparités spatiales auxquelles étaient confrontées les villes algériennes après l’indépendance, l’État a tenté de faire face à la situation en reconsidérant le maillage territorial par quatre découpages administratifs successifs (1963, 1974, 1984 et 1997). Nous proposons, dans cet article, d’analyser les conséquences spatiales de ces politiques publiques sur le processus de développement de l’agglomération algéroise. Une réflexion profonde sur l’évolution des agglomérations à Alger (changement de statut, émergence de nouvelles agglomérations, fusion entre les agglomérations chefs-lieux et les agglomérations secondaires, etc.) nous semble une approche très intéressante. Cela, d’un côté, pour avoir une vision claire du processus d’étalement urbain et, d’un autre côté, pour mieux apprécier l’évolution morphologique à laquelle est confrontée la ville d’Alger. Dans l’article, nous analysons la dynamique des agglomérations qui a accompagné le découpage administratif à Alger. Il s’agit de donner un éclairage nouveau sur le rôle qu’ont joué l’évolution et le changement de statut des agglomérations ainsi que la promotion administrative, 1  pour mieux apprécier l’évolution morphologique qu’a connue la ville d’Alger. À travers la mise en place d’une base de données sous SIG et par une approche historique et comparative, le résultat de ce travail nous a permis une meilleure lecture spatiotemporelle des mutations qu’ont subies les différentes agglomérations à Alger, de 1966 à ce jour. En effet, cette approche n’a jamais fait l’objet d’une analyse profonde dans le cadre des différentes recherches sur la ville d’Alger.



Author(s):  
Adrien Gressin ◽  
Clément Mallet ◽  
Nicolas Paparoditis ◽  
Nicole Vincent

La mise à jour de bases de données d'occupation du sol (BD OCS), comme la base OCS à grande échelle (OCS-GE) développée à l'IGN, est un enjeu important dans le contexte environnemental actuel et les politiques publiques associées. En effet, ces bases de données nouvellement créées doivent permettre le suivi d'indicateurs, et donc être en permanence d'actualité. D'autre part, les images satellites très haute résolution (Pléiades) permettent un suivi régulier du territoire. Bien que le sujet de la détection de changements ait déjà beaucoup été abordé dans la littérature, des améliorations doivent encore être apportées pour les rendre plus opérationnelles. Ainsi, nous proposons dans cet article, un certain nombre d'améliorations en terme de polyvalence et de passage à l'échelle d'une méthode de détection de changements existante (Gressin et al., 2013), afin de permettre le traitement de la BD d'OCS-GE de l'IGN à partir d'une image satellite monoscopique Pléiades. Enfin, différents résultats, dont la comparaison avec des méthodes de l'état de l'art et l'application à la BD OCS-GE, sont présentés dans ce papier.



2018 ◽  
Vol 46 ◽  
pp. 05002
Author(s):  
Dorota Sikora

L’article propose une réflexion à la fois linguistique et didactique sur les locutions et leur intégration dans l’enseignement de vocabulaire d’une langue étrangère. Les propriétés formelles, sémantiques et fonctionnelles de ces phrasèmes ont été largement décrites par la lexicologie, qui peut de ce fait apporter des indices précieux aux didacticiens. En nous appuyant sur la conceptualisation des locutions issue de la Lexicologie Explicative et Combinatoire, et en mettant à contribution leur modélisation en tant qu’unités lexicales dans la base de données Réseau Lexical du Français, nous nous interrogeons dans un premier temps sur les difficultés que les locutions présentent dans l’apprentissage de vocabulaire. Dans la seconde partie, nous proposons les grandes lignes d’une démarche pédagogique qui tient compte de ces propriétés linguistiques, tout en respectant le rythme de progression et d’acquisition de compétences défini par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).



Author(s):  
Fabio Mariani ◽  
Luca Pensieroso

Le contrôle de l'immigration clandestine est un sujet très controversé qui anime le débat public, en Belgique comme dans d’autres pays occidentaux. L’immigration clandestine vers les pays européens est un phénomène important, mais qui reste par sa nature difficile à mesurer. Selon les estimations de l’Union Européenne (Clandestino, 2009), en 2008, il y avait en Belgique 1,1 immigrés irréguliers pour 10 migrants réguliers, une situation comparable aux Pays-Bas (1,4 immigrés irréguliers pour 10 réguliers), à la France (0,8 immigrés irréguliers pour 10 réguliers), et à l’Italie (1 immigré irrégulier pour 10 réguliers). Dans ce numéro de Regards économiques, nous nous proposons de clarifier les termes du débat et d’en discuter les implications de politique économique. Nous montrons que la réduction de la pression fiscale et la lutte contre la fraude fiscale peuvent contribuer à contenir l’immigration clandestine, et sont donc une alternative possible aux politiques coercitives basées sur le contrôle des frontières et les rapatriements. Au contraire, la mise en œuvre de politiques commerciale protectionnistes (de nouveau à la mode ces derniers temps) pourrait conduire à une augmentation du nombre d'immigrants clandestins. Une partie de l’opinion publique semble aujourd'hui poursuivre des chimères dangereuses, et se réfugie dans l'espoir illusoire qu’un contrôle plus strict des frontières puisse résoudre tous les problèmes. Notre contribution est une mise en garde partielle contre cette illusion, et propose des solutions alternatives. Selon notre analyse, un gouvernement qui s'engage sérieusement dans la lutte contre l’économie souterraine et qui ne cède pas aux tentations protectionnistes, serait mieux placé pour relever les défis de l'immigration illégale.



Author(s):  
Frédéric Docquier ◽  
Abdeslam Marfouk

Contexte. Au cours des derniers mois, de plus en plus de personnes (politiciens, journalistes et syndicalistes par exemple) se sont émus des politiques d’immigration sélectives mises en place dans plusieurs pays industrialisés. En France, ce type de politique est notamment préconisé par Nicolas Sarkozy (politique d’immigration choisie). L’indignation suscitée par ces politiques tient au fait que l'exode des cerveaux est souvent perçu comme un facteur d'accroissement des inégalités entre pays riches et pauvres. Il convient toutefois de souligner que, dans certains cas, ces politiques sont simplement un moyen de faire face à l’exode de cerveaux, souvent très qualifiés, dans les pays industrialisés eux-mêmes. Ce problème se rencontre de manière sévère au Canada, au Royaume Uni et dans plusieurs pays de l'Union européenne. En règle générale, l'exode des cerveaux pose problème sur le plan économique car il engendre une réduction du niveau de capital humain moyen des travailleurs dans les pays sources. Le capital humain (mesuré souvent par la proportion de diplômés au sein de la population active ou par le nombre moyen d’années d’étude des travailleurs) étant considéré comme un facteur majeur d’innovation et/ou d’adoption technologique, l'émigration des talents constitue un frein potentiel à la croissance et à la compétitivité. Dans le numéro 43 de Regards économiques, nous mesurons l’ampleur du problème au niveau européen en dressant un bilan synthétique de la position de l’UE15 (Union européenne à 15 membres) dans ses échanges mondiaux de main-d’œuvre qualifiée. Nous discutons ensuite les enjeux de politique économique. Mesurer les pertes européennes. Malgré l’importance croissante qu’on lui reconnaît, peu d’études ont jusqu’à présent permis de cerner avec précision l’ampleur du phénomène de la fuite des cerveaux. S’appuyant sur une nouvelle base de données construite en partenariat avec la Banque Mondiale (Docquier et Marfouk, 2006), nous montrons qu’au total, la perte nette de l’UE15 s’élevait à 150.100 diplômes supérieurs en 2000, soit 0,1 % de la population de UE15 âgée 25 et plus. Ce bilan contraste avec l’important gain net observé dans les grandes nations d’immigration (5,4 % pour les Etats-Unis, 10,7 % pour le Canada et 11,3 % pour l'Australie). Dans ce processus, quelques pays européens sortent gagnants, tels la Suède, le Luxembourg, la France ou la Belgique. Les principaux perdants nets sont l'Irlande, la Grèce, le Portugal, le Royaume Uni et l’Italie. Ces chiffres appellent deux commentaires : Qualitativement, ce bilan européen faiblement déficitaire peut être considéré comme minimaliste. L’UE15 compense ses pertes vis-à-vis des autres nations industrialisées par des entrées en provenance de pays moins avancés (notamment les pays africains). Or, les études empiriques internationales récentes montrent que cette substitution n’est pas neutre : en moyenne (et sauf professions particulières), le niveau de compétence associé aux diplômes acquis dans les pays moins avancés est inférieur à celui des natifs. Enfin, si l’on restreint l’analyse au niveau des qualifications très élevées, génératrices d’innovation et de croissance (ex : les diplômés en sciences et technologies), le déficit européen devient béant. A long terme, cette émigration hautement qualifiée met en péril les performances européennes en matière de recherche et développement et risque de menacer la position européenne sur l’échiquier économique mondial. Quelle politique économique ? De manière générale, deux grands axes de politique économique sont envisageables pour atténuer ce déficit. Le premier consiste à sélectionner davantage les immigrants. Certains pays tels que l'Allemagne et l'Italie (politiques de green cards) et, plus récemment, la France (politique d'immigration choisie) s'engagent progressivement sur cette voie. Ceci revient à "faire payer" le déficit structurel européen par des nations plus pauvres, déjà victimes d’un lourd déficit de qualification. De plus, cette politique n’offre aucune garantie de réussite tant il est difficile d’infléchir les choix naturels de destination des migrants qualifiés, sensibles aux facteurs institutionnels, aux primes de qualification, à la langue et à la présence de réseaux de compatriotes installés. Le second axe consiste à définir une politique de recherche plus ambitieuse (notamment dans le secteur de la recherche fondamentale), offrant un environnement incitatif, des salaires et des perspectives de carrière intéressantes aux chercheurs. C’est d’ailleurs l’axe qu’a défendu Jack Lang dans une récente interview sur France Télévision. Loin de vouloir minimiser l'apport de travailleurs qualifiés sur les économies d'accueil, cette deuxième voie peut s'avérer plus efficace (absence de coût d'assimilation des migrants, information parfaite sur la valeur des diplômes, meilleure allocation des ressources humaines de la nation). Très vraisemblablement, elle s'avère plus équitable et plus en accord avec la politique générale de coopération et de développement : en minimisant les ponctions de capital humain sur les pays plus pauvres, elle évite un accroissement des inégalités entre nations.



2021 ◽  
pp. 15-24
Author(s):  
Gregor PERKO ◽  
Patrice Pognan

Nous proposons des traitements informatiques qui permettent de réaliser des dictionnaires doublement étiquetés (langue maternelle - langue étrangère) à partir d’une base de données lexicale langue étrangère avec traduction dans la langue maternelle ou même d’un dictionnaire langue étrangère - langue maternelle. Un tel dictionnaire à finalité d’apprentissage de la langue a déjà été proposé pour la méthode d’apprentissage du slovaque dans le cadre d’un contrat européen ALPCU. Nous présentons ici la réalisation en cours d’un dictionnaire français - slovène à partir du dictionnaire slovène - français de Gregor Perko.



2005 ◽  
Vol 48 (134) ◽  
pp. 155-172 ◽  
Author(s):  
Nathalie Gravel

Résumé Dans le cadre de la politique économique mexicaine d’ouverture des marchés, les habitants ruraux sont particulièrement touchés par le sous-emploi local, la diminution de leur pouvoir d’achat, de bas revenus, le retrait graduel de l’État de la vie sociale et un secteur agricole désorganisé. Dans ces conditions, il y aurait un retour des groupes domestiques ruraux aux activités génératrices de revenus (ou d’aliments) à l’intérieur des espaces domestiques pour pallier leur vulnérabilité économique croissante. Nous proposons d’analyser le rôle de l’espace domestique dans la remise en fonction « forcée » de stratégies traditionnelles de survie des habitants ruraux au Yucatán, État du sud-est mexicain. Malgré la présence de variables contextuelles et structurelles déstabilisantes, les populations métisses mayas mettent en oeuvre d’efficaces combinaisons de sources de revenus à l’intérieur d’une logique de gestion du budget commun à l’échelle des groupes domestiques. Parmi les stratégies de survie mises au point, une refonctionnalisation de l’unité domestique en tant qu’unité de production est observable : le lien entre la production domestique et le secteur informel de l’économie permet aux familles rurales de dégager une capacité économique appréciable à l’intérieur de la nouvelle économie rurale.



Ethnologies ◽  
2009 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 201-233 ◽  
Author(s):  
Laurier Turgeon ◽  
Louise Saint-Pierre

Cette étude présente les résultats d’un projet pilote destiné à mettre sur pied une méthodologie de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine immatériel religieux du Québec, aujourd’hui menacé par l’effondrement de la pratique religieuse, le vieillissement prononcé des communautés religieuses, la fermeture des paroisses et des églises, et la vente forcée d’objets sacrés. À partir de l’étude de huit communautés, nous proposons des méthodes virtuelles novatrices d’inventorisation qui, à l’aide des nouvelles technologies de l’information et de la communication, visent à la fois à conserver et à communiquer efficacement ce patrimoine. La cueillette et la saisie audiovisuelles des récits de lieux, d’objets, de pratiques et de vie permettent de capter les divers aspects de ce patrimoine, de le rendre plus visible et palpable, de bien contextualiser ses usages sociaux et d’intégrer ses dimensions matérielles et immatérielles. Grâce à la grille des pratiques culturelles de Jean Du Berger, nous avons élaboré un système de classement du patrimoine immatériel religieux qui est opératoire dans toutes les communautés religieuses étudiées (catholique, protestante, juive, orthodoxe et amérindienne). Cette première grille de classification pourrait être utilisée dans d’autres cultures et dans d’autres pays en raison de son caractère souple, polyvalent, efficace et universel. Le projet pilote nous a également permis de développer une approche participative pour mettre en valeur ce patrimoine directement sur le terrain en collaboration avec les communautés par des actions culturelles diverses : des sites Web, des expositions muséales, des productions multimédia de DVD, des modules pédagogiques et des publications d’articles et de livres. Une fois numérisé, le patrimoine immatériel religieux s’offre à des adaptations et à des applications diverses, à des appropriations et à des réappropriations par de nombreux acteurs sociaux. La base de données virtuelle devient elle-même un engin d’hybridation et de création sans limites.



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