Centres Urbains d'Afrique Equatoriale Française

Africa ◽  
1953 ◽  
Vol 23 (4) ◽  
pp. 285-297
Author(s):  
Jean-Paul Lebeuf

Opening ParagraphLa présente publication fait partie d'une étude d'ensemble des centres urbains de l'Afrique Equatoriale Française. Ces recherches dont nous avons été chargé par le Haut-Commissariat de la République en A.E.F, présentent l'originalite d'être les premières qui aient été poursuivies par des spécialistes des sciences humaines, non dans une intention purement érudite, mais afin que des mesures administratives puissent être prises dans le but de dormer une solution à certains problèmes posés par la colonisation.D'autre part, ces travaux ne sont qu'une introduction à des recherches plus approfondies. En effet, eu égard au temps dont nous disposions par rapport à l'importance du problème envisagé, nous avons dû nous en tenir, une fois le cadre tracé, à l'étude de points particulièrement importants dans l'évolution actuelle. Le rapport complet de ces recherches a fait l'objet de publications dont le présent article constitue le résumé.


Africa ◽  
1953 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 25-29
Author(s):  
Jacques J. Maquet

Opening ParagraphLes trois institutions qui s'appellent en kinyarwanda inzu, ubwoko et umulyango n'ont pas joui, à notre connaissance, d'un traitement définitif et pleinement satisfaisant dans la littérature ethnologique consacrée au Rwanda. D'autre part, les informateurs que nous avons interrogés sur ces institutions de parenté nous ont donné des réponses très divergentes, voire contradictoires. Il est aisé de découvrir la raison de cette confusion. Durant les trois ou quatre siècles d'occupation de ce pays d'agriculteurs bantu—les Hutu—par une minorite dominante de pasteurs — les Tutsi, les groupes de parenté ont subi un lent processus de changement sous divers aspects. L'expansion territoriale progressive sous une dynastie unique et l'intensification du contrôle exercé par l'autorité centrale sur le pays ont eu nécessairement une influence considérable sur l'autonomie, le fondement territorial et les fonctions sociales de ces groupes de parenté tant chez les Tutsi que chez les Hutu. C'est pourquoi il n'est pas étonnant qu'il y a une cinquantaine d'années, alors que cette évolution se poursuivait et au moment où l'influence de la culture et de la puissance d'Occident allait se faire de plus en plus envahissante et permanente, la situation des groupes de parenté n'était pas complètement stabilisée. Dans le présent article nous nous proposons d'indiquer les lignes principales de l'interprétation que nous croyons pouvoir dormer de ces trois institutions et de leurs relations.



1967 ◽  
Vol 22 (3) ◽  
pp. 590-608
Author(s):  
Alvaro Jara
Keyword(s):  

Récemment l'occasion nous a été donnée, dans quelques articles, de souligner l'importance extrême que nous attachons, pour notre part, à une étude « sectorielle » de l'économie minière, dans le vaste cadre de l'Empire espagnol. Nous avons donné nos raisons, esquissé des programmes de travail, la problématique générale d'ensemble et les méthodes à employer ; fourni aussi quelques résultats préliminaires d'une recherche encore limitée, pour le moment, à l'une des provinces de l'Amérique Latine, la vice-royauté du Pérou. Inutile donc d'y revenir dans le présent article.Nous voudrions seulement insister sur le bien fondé de l'étude sectorielle, en ce qui concerne les économies du passé, et par la même occasion, sur la nécessité physique — du point de vue méthodologique aussi bien que pratique — de travailler au niveau régional.



2020 ◽  
Vol 25 (2) ◽  
pp. 417-433
Author(s):  
Anna Joan Casademont

Cette recherche porte sur l’étude de différents types d’erreurs chez des francophones qui apprennent le catalan de niveau intermédiaire (seuil, B1) en production écrite. Le but de la présente étude est donc (a) de détecter des récurrences dans les productions, (b) de tester la classification d’erreurs proposée et (c) de contribuer à la réflexion sur l’élaboration de stratégies pédagogiques qui viseraient des aspects concrets de l’apprentissage du catalan de niveau B1 par des étudiantes et étudiants dont la langue première est le français. Pour ce faire, nous avons analysé un corpus de rédactions d’examens officiels de langue catalane de l’Institut Ramon Llull. Les erreurs ont été analysées et classifiées à partir de critères descriptifs et étiologiques. D’un point de vue descriptif, le présent article indique les résultats quantitatifs et qualitatifs et présente quelques tendances et généralisations, afin de proposer des pistes pédagogiques pour optimiser les pratiques en enseignement et en apprentissage du catalan.



2020 ◽  
Vol 81 ◽  
pp. 03002
Author(s):  
Imene Meriem Oumessad

Au cours des dernières décennies, l’étude des émotions a connu un essor important dans plusieurs domaines en sciences humaines et sociales notamment en sciences du langage. En effet, le concept d'émotion a su gagner ses titres de noblesse ces dernières années, après avoir longtemps été considéré comme un phénomène subjectif, irrationnel et donc sans intérêt scientifique. Dans le présent article, nous nous intéresserons à la question de l'émotion dans le discours de presse. Nous allons dans un premier temps identifier et décrire la construction émotionnelle des discours journalistiques du Monde après l'attentat contre Charlie Hebdo. Pour ce faire, nous proposons de distinguer, au sein des procédés visant à susciter l’émotion, l’émotion dite, l’émotion montrée, l’émotion argumentée. A partir de cette tripartition, nous interrogerons dans un second temps nos données en termes de degré d'émotivité afin de voir si un discours sans émotion est possible lors d'un événement de ce type.



2005 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 15-47 ◽  
Author(s):  
Marc-André Lessard ◽  
Jean-Paul Montminy

Au mois de janvier 1965, la Conférence religieuse canadienne (C.R.C.), section féminine, lançait à travers tout le Canada une vaste enquête sociographique pour tenter de définir et de préciser la situation des religieuses de notre pays. Le travail, qui avait demandé une longue préparation, devait se poursuivre pendant six mois et permettre la publication d'un rapport préliminaire (été 1965) à l'usage exclusif de la C. R. C. Pour un public élargi, un rapport plus complet paraissait à l'automne 1966. Avant d'aller plus loin, il convient cependant d'indiquer en toute honnêteté les limites de notre travail. Nous le disions à l'instant, il s'agit d'une recherche sociographique visant à un recensement des religieuses du Canada. Un ensemble de questions fermées demandait aux supérieures des renseignements sur l'âge, les qualifications académiques, les origines familiales, l'endroit de résidence de leurs religieuses, etc. Le Père Fulgence Boisvert, o.f.m., du secrétariat permanent de la C. R. C. et ses assistants ont assumé la tâche de recueillir les informations et d'en faire une première interprétation. Ils ont pu repérer 197 instituts canadiens, membres ou non de la C. R. C , à qui ils ont fait parvenir le questionnaire. De ce nombre 183 instituts ont répondu fournissant des renseignements pour 65,248 religieuses. Comme les 14 institutions, qui n'ont pas répondu au questionnaire, auraient pu donner des informations pour environ 700 religieuses, on constate que 98.9% des religieuses sont concernées par notre rapport. Le lecteur notera que les statistiques d'ensemble ne sont pas toujours les mêmes. Cela tient au fait que les questions n'ont pas toujours été bien comprises par toutes les religieuses ou encore qu'on a omis la réponse à certaines questions. Nous indiquerons en temps et lieu les statistiques générales sur lesquelles nous nous appuierons. Il a paru très utile aux chercheurs de classifier les instituts selon trois grandes variables : l'ordre d'ancienneté, l'ordre de grandeur et la fonction principale qu'ils remplissent. Dans ce dernier cas, sept types de fonction ont été déterminés : contemplatives, missionnaires, hospitalières, éducatrices, éducatrices-hospitalières, œuvres sociales et auxiliaires du clergé (ménagères). Personne, croyons-nous, ne contestera le choix de ces sept types qui couvrent les principales fonctions des religieuses canadiennes. Mais une réelle difficulté survient quand on veut identifier chacun des instituts selon son appartenance à l'un ou l'autre des sept types de fonction. En effet, il est assez difficile de bien connaître chacun des 183 instituts et d'en préciser la fonction dominante. Certains instituts ont même adopté récemment de nouvelles orientations, s'adonnant aujourd'hui à des œuvres que n'avaient pas prévues les fondatrices. De toute évidence, la classification des instituts selon leur fonction principale demeure plus discutable que les deux autres classifications : l'ordre d'ancienneté et l'ordre de grandeur, qui sont plus mathématiques et plus objectives. Cependant, malgré les erreurs auxquelles elle expose et malgré les contestations qu'elle peut susciter, la classification des instituts par type de fonction principale s'est révélée particulièrement utile et révélatrice dans nos diverses analyses sur le monde des religieuses. Les différentes sections du rapport de l'enquête sont donc axées autour de trois variables principales : l'ordre d'ancienneté, l'ordre de grandeur, le type de fonction dominante. Le rapport se divise en deux grandes parties : les religieuses du Canada : état actuel ; les religieuses du Canada : changements récents. La première partie comprend sept sections portant successivement sur : le nombre et la taille des instituts, l'origine et l'ancienneté des instituts, les fonctions des instituts, les différences régionales, l'âge des religieuses, les origines familiales et les qualifications académiques, La seconde partie comprend deux sections : l'évolution numérique, le recrutement et la persévérance des religieuses. Pour le présent article, nous avons choisi deux sections de l'ensemble du rapport : l'âge des religieuses, leur recrutement et leur persévérance. Comme nous le verrons, ces deux sections couvrent les aspects les plus caractéristiques de la situation chez les religieuses canadiennes. Enfin, nous tenons à avertir le lecteur de ne pas chercher dans notre travail des conclusions définitives et sans appel. Pour y parvenir, il eût fallu posséder un matériel beaucoup plus complet. Il eût fallu également s'astreindre à de longues et patientes incursions dans l'histoire de chacun des instituts religieux et aussi dans l'histoire religieuse du Canada. On comprendra facilement que cela dépassait les limites d'une recherche sociographique.



2005 ◽  
Vol 4 (3) ◽  
pp. 313-336
Author(s):  
Gérald Fortin ◽  
M.-Adélard Tremblay

Le besoin étant défini de façon subjective, l'univers des besoins de la famille constitue pour celle-ci un système normatif qui conditionnera ses conduites économiques. Cependant, la famille dans la définition de sa situation globale doit tenir compte non seulement de ses normes mais aussi du niveau réel de ses ressources, de son revenu. Nous avons pu déterminer que la définition de la situation était aussi influencée par l'histoire de la famille et par certaines dispositions psychologiques. La définition de la situation par la famille peut cependant porter sur deux objets différents. La famille peut extérioriser sa définition de la situation en exprimant son degré de satisfaction ou de privation par rapport aux différents postes du budget et par rapport à des conduites particulières. Elle peut aussi livrer sa définition en évaluant globalement la situation présente et passée. En général, il nous est apparu que la famille avait beaucoup de difficulté à subdiviser la situation en aspects particuliers et avait plutôt tendance à percevoir globalement ses chances de vie. C'est pourquoi nous voulons consacrer le présent article à l'analyse de la définition globale de la situation. À ce propos deux questions s'imposent à notre attention : a) comment les familles évaluent-elles leur revenu par rapport à leurs besoins ? et, b) de quelle façon les familles entrevoient-elles l'avenir ? Cette double interrogation nous permet de rejoindre l'univers des aspirations, c'est-à-dire ce qui est considéré comme souhaitable et réalisable dans un avenir plus ou moins rapproché. L'aspiration peut être analysée à travers les explications que fournit l'individu pour justifier un comportement et à travers les désirs que ces explications expriment. L'aspiration se révèle aussi dans les objectifs et les projets dont l'individu poursuit la réalisation. Mais tous ces différents indices qui manifestent à des degrés divers, à travers divers mécanismes, la présence d'aspirations n'apparaissent que lorsque le consommateur a atteint un certain niveau de vie. En effet, comme nous le verrons plus loin, la définition de la situation s'exprimera à travers des aspirations seulement si l'individu a réussi au préalable à satisfaire la plupart de ses besoins essentiels. Un individu qui est constamment aux prises avec les problèmes posés par l'incomplète satisfaction des besoins immédiats de sa famille peut difficilement élaborer des projets d'avenir et planifier à long terme l'amélioration de ses conditions de vie. Cependant, la possibilité de se projeter dans l'avenir par l'aspiration ne dépend pas uniquement de la situation objective (un certain niveau de vie), mais aussi de la définition de cette situation. Cette définition de la situation dépend aussi bien de la situation objective de la famille que de ses normes de consommation. C'est pourquoi, avant d'aborder l'étude des aspirations, il faut examiner la manière dont les familles jugent leur situation objective (les ressources disponibles) par rapport à leurs besoins. Cette première section s'intitulera : « La satisfaction des besoins quotidiens ». Dans une deuxième section, on définira « l'univers des aspirations » des travailleurs salariés, puis on analysera comment s'effectue le passage du besoin à l'aspiration et comment les aspirations deviennent des rêves.



Africa ◽  
1971 ◽  
Vol 41 (3) ◽  
pp. 186-199 ◽  
Author(s):  
Robert Smith

Opening ParagraphExplanation, or the identification and assessment of the causes of events and situations, occupies the central place in nearly all historical writing in the present century. It is also the aspect of history which is most keenly debated by philosophers, and is the main issue today in the unending, wearisome, but seemingly inescapable controversy as to whether history belongs, or belongs more, with the sciences or with the humanities. The scientific or positivist school, numbering among its recent exponents Popper and Gardiner, emphasizes the extent to which historical explanation attains a regularity akin to, though not identical with, that found in the physical and other sciences, Hempel adding the contention that such explanation can always, and often should, be reduced to a ‘covering law’, or single universal statement subsuming the whole explanation. The idealists, among whom Croce, Collingwood, and most recently Oakeshott are prominent, stress conversely the uniqueness of history, and Dray has reinforced their position by his attack on the covering law thesis. The debate is one in which historians themselves have taken little part, and African historians none at all, despite its crucial importance for almost every aspect of their profession. Yet it is a debate which needs continuous illustration from the historiographical process, a need which historians are best able to meet. The aim of the present article is to contribute to the debate by examining as a problem in historical explanation the fall of Oyo, the powerful state of the northern Yoruba, in the early nineteenth century.



2007 ◽  
pp. 1-16 ◽  
Author(s):  
Chantal Collard ◽  
Carmen Lavallée ◽  
Françoise-Romaine Ouellette
Keyword(s):  

Dans une récente recherche comparative et interdisciplinaire (anthropologie et droit), menée en partenariat avec le Secrétariat à l’adoption internationale et l’Association des centres jeunesse du Québec, qui visait à réfléchir sur des ajustements du droit aux nouvelles réalités de l’adoption internationale, nous avons examiné les normes juridiques et les pratiques dans différents pays d’accueil et d’origine en dégageant les conceptions, les normes et les valeurs qu’elles véhiculent et en identifiant leurs principaux impacts. Le présent article expose les grandes lignes de cette problématique. Il soulève des questions pratiques qui subsistent au Québec, malgré de récents changements législatifs concernant la conciliation des différentes lois nationales et l'adoption intrafamiliale.



Africa ◽  
1951 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 13-23 ◽  
Author(s):  
D. Zahan

Opening ParagraphDans un article intitule ‘Un Gnomon soudanais’ nous avons relevé l'existence et l'emploi du gnomon chez les Bambara du Soudan Français. Il n'est pas sans intérêt de présenter également la notion que ce peuple a de l'écliptique. Des idées similaires se retrouvent à ce sujet chez les Dogon; sans essayer de faire du comparatisme qui peut être fallacieux, nous mettrons en regard, cependant, cette notion astronomique commune aux deux peuples qui, démographiquement et spirituellement, témoignent d'une même origine.



2013 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 64-96 ◽  
Author(s):  
Anderson Araújo-Oliveira

Ayant comme toile de fond le double contexte de réformes mises en oeuvre au cours des dix dernières années au Québec (curriculadu primaire et de la formation initiale des enseignants), cette recherche visait à caractériser les pratiques d’enseignement en sciences humaines chez de futurs enseignants du primaire en contexte de formation en milieu de pratique. Pour ce faire, nous avons réalisé une double lecture des pratiques: une première lecture à partir de l’analyse des données recueillies par observation de ce que les futurs enseignants font en classe, et une deuxième lecture à partir de l’analyse des données recueillies par entretiens, avant et après l’action en classe, en s’attardant au sens qu’ils donnent à leur action. Les résultats laissent entrevoir que la perspective actuelle centrée sur la fonction critique et réflexive se reflète encore peu dans les pratiques des futurs enseignants et dans leur discours sur celles-ci. Même si les futurs enseignants sont conscients des nouvelles orientations officielles, ils les interprètent et les adaptent en fonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels les pratiques de leur enseignant associé, les attentes d’autres formateurs, leurs expériences antérieures et leur degré d’aisance dans cette discipline.



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